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 BEN - I walk a lonely road

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☞ ÂGE : ça fait 29 ans que j'erre sur cette planète.
☞ STATUT : partisan de la liberté physique et rien n'a foutre de toutes ces conneries. Pourtant attaché corps et âme à une seule personne depuis trop d'année... l'incompréhension totale
☞ PROFESSION : glandeur professionnel, j'ai le luxe de me permettre de flaner toute la journée.
☞ HABITATION : dans la demeure familiale, y a d'la place, mais sinon j'aime bien être dans son lit.

☞ BAFOUILLES : 398 ☞ PSEUDO : TAZ.
☞ AVATAR : Dane Dehaan
☞ CREDITS : (c) avengedinchain & tumblr.
☞ MULTI-COMPTES : Un nounours frustré (Caleb, la propriété de Jasper), la baroudeuse (Charlie, l'obsédée amoureuse) puis un vieux gâteux (Sirius, l'idéal de Willy)
Le fils du diable

MessageSujet: BEN - I walk a lonely road   Jeu 8 Sep - 0:55


   
ben woodroof
NOM + Si tu ne connais pas mon nom de famille, c'est que je ne peux plus rien faire pour toi. Woodroof, oui comme le célèbre Timothy Woodroof. Et bien avant lui Harold, oui les hommes de la famille Woodroof sont connus et je n'échappe pas à la règle.  PRÉNOMS + Ben est le diminutif de Benjamin, qui est plus classe et plus élégant. Mon second et dernier prénom est Harold, en l'honneur de mon grand-père. Cet homme qui a toujours été génial avec moi. Paix à son âme. ÂGE + Je viens récemment de fêter mon vingt huitième anniversaire. Je n'ai pas encore eu ma fête, puisque j'étais dans une chambre blanche, surveillé par des infirmiers, pseudo gardien de prison. Un enfer cet endroit, mais bon ce n'était pas ma première fois. Du coup, il va falloir que je fête rapidement cela. LIEU DE NAISSANCE + D'après mon certificat de naissance, j'ai poussé mon premier crie à Leeds. Il faut dire que c'est le seul hôpital dans le coin. J'ai ensuite été ramené ici  Dewsbury. Ô joie !  NATIONALITÉS & ORIGINES + Je suis un pur produit de la société anglaise. Le thé et tout le tralala c'est dans mon sang. Rien de très extravagant, pourtant on m'a déjà donné des origines suédoises. Ça doit être le blond.  ORIENTATION SEXUELLE + J'ai une sainte horreur des étiquettes. Je n'ai pas de préférence, j'aime autant les hommes que les femmes. Je n'ai pas essayé les animaux car j'ai du respect pour ma personne. Je n'aime pas me définir par un genre ou une classe. Je suis ce que je suis. STATUT SOCIAL + Et j'ai encore moins l'envie d'un statut. Je n'ai besoin de personne, sauf Chuck mais ça c'est autre chose. Pas de chaîne, pas de boulet. Je suis libre de mes mouvements et ça depuis toujours. Honnêtement ce n'est pas prêt de changer. Tout ce qui rime avec "mono" ça n'a jamais été mon style. J'aime être ouvert à toutes possibilités. OCCUPATION + Je peux me payer le luxe de ne rien faire. Je suis un glandeur, qui écume les centres de désintox. J'ai été majeur de ma promo, faut pas se fier aux apparences. Seulement je préfère faire le commerce dans ma chambre plutôt qu'à l'extérieur. SITUATION FINANCIÈRE + J'ai assez d'argent pour vivre jusqu'à la fin de mes jours sans bouger le petit doigt. J'aime le luxe et il m'aime. Si je pouvais, je prendrais des bains de champagne. Quoique, non je l'ai déjà fait, c'est assez plaisant. AVATAR + dane sexy dehaan CRÉDIT + killer from a gang

   
A quelle team appartiens-tu ?

   
Pour remplir le test, il suffit de rajouter "checked" au code de la réponse de votre choix. Par exemple :  INPUT type="checkbox" name="choix1" value="1" checked

   
1. Quel est ton rapport à la bouffe ?

;
   
   
   
   
Tu n’y penses que quand elle est dans ton assiette. Mais une fois que c’est le cas, c’est limite si tu ne lui fais pas l’amour.
Avoir une bonne hygiène de vie est important pour toi, alors tu fais attention à ce que tu manges. Il t’arrive quand même de te faire plaisir.
La bouffe, c’est toute ta vie. Du moment que c’est bon, tu pourrais avaler n’importe quoi.
Il t’arrive parfois de sauter ou d’oublier un repas, ça ne change pas grand-chose à ta vie.
2. Tu es cloué(e) au lit à cause d'une grosse grippe.

;
   
   
   
   
A l’article de la mort, tu crois toujours que ta fin est proche. Alors tu te plains, t’en rajoutes toujours trois caisses sans avoir l’impression de rajouter. De toute façon, personne ne te comprends.
Même malade, on ne t’arrête pas. Ce n’est pas parce que tu es cloué(e) au lit que tu ne peux rien faire. Alors tu t’actives comme tu peux : mots-croisés, lecture, prise de notes…
Enroulé dans ta couette avec juste les yeux qui dépassent, tu profites du temps que tu as pour regarder les feuilletons débiles de l’après-midi.
Tu te laisses dorloter et profites de ces petits moments. Tu partages ta souffrance … et tes microbes avec ta moitié. De toute façon, à deux, tout est mieux.
3. Quel est ta grande qualité ?

;
   
   
   
   
Tu es fidèle aussi bien en amitié qu'en amour.
Tu as un look d’enfer.
Ton sens de la répartie est sans pareil.
Plus gentil(le) et drôle que toi, ça n’existe pas.
4. Quel est ton gros défaut ?

;
   
   
   
   
Tu as une peur maladive des enfants … enfin tous ceux qui ont moins de 18 ans.
Tu reprends toujours les gens sur leurs fautes de français.
Tu te mêles d’absolument tout, que ça te regarde ou pas.
Tu as tendance à changer brutalement de sujet de conversation quand tu ne te sens pas concerné(e) ou à ton avantage.
5.Ton humour est plutôt…

;
   
   
   
   
Cynique. Tes jeux de mots ont tendance à être tellement recherchés que tu es bien souvent le/la seul(e) à les comprendre.
Hystérique. Quand tu te laisses emporter, tu deviens vite incontrôlable, au point que plus personne ne voit où tu veux en venir.
Crétin. Au fond, tu n’as jamais décroché de l’humour pipi-caca, et les blagues débiles sur le sexe t’amusent toujours autant.
Enfantin. Tu es bon public, tu ris d’un rien avec tout le monde.
6. Au bar tu es plutôt…

;
   
   
   
   
Celui ou celle qui boit des trucs assez cher.
Celui ou celle qui boit sa pinte cul-sec pour gagner un concours.
Celui ou celle qui participe à toutes les conversations mais n’en lance jamais aucune.
Celui ou celle qui ne boit pas, eh oui il faut bien un Sam.
7. Quelles sont tes techniques de drague ?

;
   
   
   
   
Tu as toute une liste de techniques diverses et variées qui fonctionnent à tous les coups.
Tu subis toujours les plans foireux de ton copilote comme avec le fameux « salut, j’te présente mon/ma pote ? ».
Tu ne sais pas draguer, mais ce sont les gens qui viennent à toi, pas l’inverse.
Tu déballes tous tes atouts tout en abordant différents sujets. Il y en a forcément un qui va accrocher.
8. Quelle relation entretiens-tu avec ton apparence ?

;
   
   
   
   
Tu ne nies pas avoir quelques complexes, mais tu essaies de passer outre.
Tu sais exactement comment te mettre en valeur et tu es tellement obnubilé(e) par ton apparence c’en est devenue une obsession.
Tu sais ce que tu vaux et que tu sois sur ton 31 ou que tu sortes à l’arrache, tu te sens bien dans tes pompes.
Il y a des jours avec et puis des jours sans, c’est comme ça pour tout le monde, mais tu le vis bien. Tu es bien dans ta peau, c’est le principal.

   
   
taz
ÂGE + on n'aborde pas les choses qui fachent . PAYS/RÉGION + winter is coming ? Rolling Eyes . COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM ? + sous ma main TON PERSONNAGE EST UN INVENTÉ, UN SCÉNARIO OU UN PRÉ-LIEN ?  + inventé . FRÉQUENCE DE CONNEXION + aussi souvent que possible QUELQUE CHOSE A AJOUTER ?  + Chuck is mine

   
Code:
<span class="pris">dane dehaan</span> <span class ="bopseudo">» ben woodroof</span>

   

_________________
    I bet my life on you ◇ C'est vrai qu'il n'en savait foutrement rien et qu'en réalité il s'en foutait royalement car ce n'était qu'un môme éperdument amoureux de la débauche mais aussi de son égoïsme innocent qui lui collait l'âme comme la peste. ©endlesslove


Dernière édition par Ben Woodroof le Jeu 8 Sep - 1:50, édité 8 fois
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☞ PROFESSION : glandeur professionnel, j'ai le luxe de me permettre de flaner toute la journée.
☞ HABITATION : dans la demeure familiale, y a d'la place, mais sinon j'aime bien être dans son lit.

☞ BAFOUILLES : 398 ☞ PSEUDO : TAZ.
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Le fils du diable

MessageSujet: Re: BEN - I walk a lonely road   Jeu 8 Sep - 0:59


   
   
Bedtime stories...
»  Si vous lisez ceci, alors cet avertissement est pour vous. Chaque mot que vous lisez de ce texte inutile est une autre seconde perdue dans votre vie. N’avez-vous rien d’autre à faire ? Votre vie est-elle si vide que, honnêtement, vous ne puissiez penser à une meilleure manière de passer ces moments ? Ou êtes-vous si impressionné par l’autorité que vous donnez votre respect et vouez votre foi à tous ceux qui s’en réclament ? Lisez-vous tout ce que vous êtes supposés lire ? Pensez-vous tout ce que vous êtes supposés penser ? Achetez-vous ce que l’on vous dit d’acheter ? Sortez de votre appartement. Allez à la rencontre du sexe opposé. Arrêtez le shopping excessif et la masturbation. Quittez votre travail. Commencez à vous battre. Prouvez que vous êtes en vie. Si vous ne revendiquez pas votre humanité, vous deviendrez une statistique. Vous êtes prévenu...

   

Cinq heures du matin, une heure où la plupart des gens dorment encore ou sont sur le point de se lever pour entamer une longue journée de travail. Pourtant, c'est à cette heure que la porte de la demeure Woodroof s'ouvrit, le jeune homme ne rentrait pas du travail ou ne se préparait pas pour s'y rendre. Il titubait, se prit le porte-manteau au passage. Il avait dû mal à rester droit, il se colla au mur, se laissant glisser contre celui-ci. Il n'avait plus la force d'avancer, ses yeux se fermaient doucement, il ne savait pas comment il avait trouvé la force pour rentrer. Surement son ami qui avait appelé un taxi, ou son instinct de survie, toujours est-il qu'il était chez lui, complètement défoncé, il était sur sa planète. La lumière retentit, lui explosant la rétine, il mit ses mains sur ses yeux, attrapant le premier truc qui lui venait sous la main pour se protéger. Il se sentait comme un vampire, il cherchait par tous les moyens à se protéger du jour. "Benjamin c'est toi !" Cette voix retentit dans sa tête, pour simple réponse, il se mit à rire. "Esperenza !" Le jeune homme ne put cacher son sourire plus longtemps. "Arrête !" La voix était prêt de lui, il s'en foutait royalement, il était protégé, il était dans le noir. "Benjamin je t'ai dit d'arrêter." Il attrapa la veste, laissant Benjamin face à la lumière du jour. "Aah" Il mit ses mains sur ses yeux, mais une force l'en empêcha, le tirant vers l'avant, il n'était plus maître de son corps. Il luttait pour garder les yeux ouverts. "Esperenza, la douche tout de suite!!" Il balança le jeune homme dans les bras de la vieille femme. "Compris Espi ! Occupes-toi du déchet !" Il se retourna pour regarder son père. "C'est bien c'que j'suis pour toi ?" Se défiant du regard, les deux hommes se regardèrent. Benjamin ne baissa pas son regard. Il savait que son père le détestait, une haine mutuelle existait entre ces deux êtres. Le père et le fils étaient pareils, trop peut-être, ils n'arrivaient pas à se comprendre. Un mur existait entre eux. Timothy s'approcha de son fils, il l'attrapa par la nuque. "C'est la dernière fois !" Son regard était dur, mauvais, il se mordit la lèvre inférieure, contractant ses muscles, il en avait envie, mais il se retenait. Il ne voulait plus lever la main sur son fils, l'envie était pourtant là. "Te retiens pas !" Il le provoquait une fois de plus, c'était leur façon de communiquer, de la provocation, toujours un cran au-dessus. Voir qui des deux iraient plus loin. Qui du père ou du fils, dépasseraient les limites. "Emmenez-le !" Il regardait la femme de ménage, qui tira doucement le jeune homme. Elle avait toujours été au service de Timothy et de son fils. Elle savait ce qui se passait sous ce toit, elle tentait de calmer le jeu, mais c'était peine perdue. Le père et le fils se détestaient et cela depuis la naissance de Benjamin. Le jeune homme en est conscient, il l'a toujours ressenti, son père ne voulait pas de lui. S'il l'a gardé, c'est uniquement pour voir les yeux de l'amour de sa vie dans le reflet de Benjamin. Il pensait qu'en grandissant la peine serait moins douloureuse et se fut pire. Il ne supporte plus de voir son fils. Il lui rappelle trop celle pour qui il aurait fait n'importe quoi. Une trahison qui reste, une blessure bien trop profonde qui ne s'est pas estompée avec le temps. On dit que le temps guérit les blessures, là il a fait l'effet contraire. Une haine profonde a pris place entre ces deux hommes, tous deux blessés, tous deux abandonnés, tous deux rejetés, ne se comprenant pas et vivant en conflit continuellement. Timothy en avait marre, il ne supportait plus de voir son fils se détruire. Il voyait bien que son fils était complètement accro à ces substances, ces drogues que lui-même avait testées pendant sa jeunesse. Il avait su décrocher, ce dont son fils est incapable, Ben trouve sa consolation et son bonheur dans ces drogues. Il y trouve un certain équilibre, seulement il touche de plus en plus le fond et malgré tout Timothy ne souhaite pas sa mort. Il fallait qu'il réagisse et vite. Il souffla un bon coup et sortit la carte de sa poche. Il n'avait plus le choix, son fils le détesterait encore plus, mais si cela pouvait lui sauver la vie, qu'importe ! C'était son rôle de père d'agir ainsi, il se devait de le protéger, de l'empêcher de se tuer. Ce soir-là, Timothy comprit qu'il avait agi de travers durant toutes ces années, il savait qu'il ne pourrait pas se rattraper et il ne comptait pas le faire. S'il pouvait juste sauver la vie de son fils, il avait pris sa décision, Benjamin irait dans un centre dès demain. Et il ne comptait pas s'arrêter là, il comptait bien lui enlever ses addictions coûte que coûte. Le sauver !


Timothy Woodroof est un homme puissant et cela depuis sa tendre enfance. Fils de rentier, il a rapidement pris goût à l'argent. Le jeune homme ne suivit pas les traces de son père, il voulait se faire un nom, son nom, sa marque. Il se fit rapidement connaître, d'abord par ses frasques, ses aventures d'un soir, les conneries que l'on fait lorsqu'on est jeune, qu'on fait pour se faire remarquer. Il n'était pas désireux de reconnaissance paternelle ou maternelle, il a toujours eu tout ce qu'il voulait, rien ne lui échappait, il contrôlait son univers. Amateur de qualité, Timothy avait pour habitude de fréquenter la haute société, son père voulait qu'il se pose, qu'il commence à songer à son avenir. Son business fonctionnait, il avançait doucement, la bourse, c'était son monde, les chiffres lui parlaient, il en connaissait les moindres ficelles. C'était son univers. Et puis un soir tout bascula, elle pénétra dans son bureau, elle n'était rien, juste une femme de ménage. Il ne prit pas la peine de relever les yeux sur elle, elle n'était personne, pourquoi l'aurait-il fait ? Et puis elle renversa un vase, le bruit le sortit de son travail, il posa les yeux sur elle. A cet instant son monde changea, il ne pouvait pas croire qu'une telle beauté s’accommodait d'un tel travail. Timothy lui donna tout ce qu'elle voulait, son monde changea, il était transformé, sa famille ne le reconnaissait plus. Il était devenu un homme, un homme sur qui on pouvait compter. Il la demanda en mariage, elle dit oui. Il avait absolument tout pour être heureux, seulement elle lui annonça sa grossesse. Il ne dit rien. Sa famille lui disait que tout allait beaucoup trop vite, qu'il ne savait rien d'elle, que c'était un coup de folie. Il n'écouta pas sa famille et décida de garder l'enfant. Neuf mois. Puis deux semaines et elle s'envola. Il n'eut plus de nouvelles d'elle par la suite, il tenta de la retrouver, mais rien. Elle avait disparu. Il était dévasté. Il songea à faire adopter l'enfant, mais ne le fit pas. Il se ravisa en se disant qu'un jour elle reviendrait, au moins pour connaître son fils, ce qu'elle ne fit pas. Il se consola en disant qu'il pourrait la voir à travers cet enfant, ce qui causa sa perte. Timothy aurait absolument tout donné pour elle, elle l’a brisé. Il se replia sur son boulot, oubliant son rôle de père, il n'en avait pas voulu à la base, s'il avait dit oui, c'était juste pour lui faire plaisir. Il ne voulait pas de cet enfant, mais il ne pouvait pas l'abandonner pour autant. C'était son fils après tout et un jour cet être pourrait lui venir en aide. C'était ce qu'il s'était dit en voyant Benjamin sourire pour la première fois, il était dans son couffin et ne se doutait pas de ce qu'il l'attendait. Il n'était qu'un être innocent, demandant juste à être aimé...


"Woodroof tu devineras jamais... Ah pardon je tombe mal." Le jeune homme mit ses mains sur ses yeux, se retournant au passage. Il venait d’interrompre un moment spécial. Le jeune Benjamin était torse nu, embrassant un homme. Il se détacha de cet individu en voyant son compagnon de toujours. "Chuck je te présente..." Il leva les yeux un instant, il réfléchissait, un petit sourire narquois au coin des lèvres. "C'est quoi ton prénom déjà ?" L'individu se releva, attrapant sa chemise. Il paraissait choquer. Le dénommé Chuck se retourna, admirant la scène au passage. "Ma poule tu sais bien qu'ils sont fragile à cet âge." Il s'affala à côté de son ami. Tous deux admiraient l'autre jeune homme qui se rhabillait. "Tu aurais pu me prévenir, ou m'inviter." Ben tourna la tête vers son ami. "Tu me connais et puis je savais que tu étais pris." Il reporta son attention sur le jeune homme qui avait fini de se rhabiller, il n'attendit rien et se précipita vers la porte. "C'était pas le fils du ?" "Si." Le sourire de Ben s'agrandit rien qu'en y pensant. Il se leva, se dirigea vers sa table pour attraper son paquet de clopes. Son père allait bientôt recevoir une lettre du pensionnat, pas son relevé, non une lettre disant que Benjamin Woodroof avait une fois de plus dépasser les limites. Rien qu'en y songeant, Ben sourit, il était fier de lui. "Tu v'nais pour ?" Le son de son zippo fit sortir son ami de ses rêveries. Le dénommé Chuck contemplait son ami, Ben avait toujours sa chemise ouverte, son pantalon déboutonné. Il commença à se rhabiller, refermant son pantalon ainsi que sa ceinture. La clope au coin de ses lèvres, il attendait que son ami lui réponde. "T'es au courant pour Antoine ?" Le jeune Chuck paraissait assez fier de lui en disant cela. Il avait un petit sourire en coin et un regard machiavélique. Ben regarda son ami, il n'avait pas besoin de parler, Chuck s'approcha de lui, attrapa la clope qu'il avait au bec. "Viré !" Le sourire de Chuck se fit plus grand, il tira une taffe et remit la clope dans la bouche de son ami. "Je suis génial .. issime !" Chuck n'était pas du tout modeste, c'est ce qui faisait son charme, au pensionnat il était plutôt redouté. A dire vrai, les deux jeunes hommes étaient redoutés, Chuck était bien souvent la tête pensante. Tout le monde craignait Benjamin, son regard ne pouvait trahir ses ambitions, il était méchant, perfide et manipulateur. Tout le monde le savait, on pouvait le lire sur son visage. A l'inverse de Chuck, il paraissait gentil au premier regard, sa petite tête de saint lui permettait de faire ce qu'il voulait. Il obtenait toujours tout. C'était un duo qui fonctionnait à merveille, ils se connaissent depuis leur tendre enfance, ils n'avaient aucun secrets l'un pour l'autre. Ils n'avaient pas besoin de parler pour se comprendre, un simple regard suffisait entre eux. Une amitié unique. Une amitié démoniaque. Une amitié riche en couleurs. Ben s'installa à côté de son ami, son sourire n'avait pas bougé, il était fier de lui. Il souffla et tourna la tête vers son ami. "A nous la liberté !" Son sourire se fit plus grand. "Retour au bercail dans peu d'temps mon ami." Leur plan avait fonctionné à merveille. Ils seraient bientôt de retour chez eux et ils pourraient enfin reprendre leurs activités. Ils savaient parfaitement que le pensionnat ne pourrait pas les garder, ils avaient dépassé les limites. Il était temps de rentrer à la maison.


La cérémonie en l'honneur d'Harold Lee Senior Woodroof aura lieu le 12 janvier 2004 dans la petite église de Dewsbury. Un discours sera prononcé en son nom par son fils Timothy Woodroof. La famille et les amis proches seront conviés à venir partager un verre en son honneur dans la résidence Woodroof.

Du bruit se faisait entendre à l'étage, une jeune femme sortit dans le couloir en sous-vêtements, elle avait les cheveux mouillés et rigolait. Timothy souffla un bon coup et continua son chemin. Il serra ses poings, cette fois-ci il avait été trop loin. Une autre jeune fille sortit de la chambre, vêtue de la même façon que celle d'avant, elle semblait chercher son amie. Elles avaient l’air de s'amuser, de planer surtout, Timothy pouvait sentir la weed et pas que cette substance. Il ne prit pas la peine de toquer, il pénétra dans la chambre de son fils. Ce dernier était sur son lit, deux personnes sur lui, un homme lui léchait le ventre et une femme l'embrassait. La chambre était éclairée par les rayons du soleil. Timothy passa sa main devant son visage. "Benjamin." Sa voix était dure et sèche. Son fils releva sa tête, sans pour autant changer de position. Il avait une main sur le fessier de la jeune femme et avec l'autre il salua son paternel. "Tu as dépassé les bornes." On pouvait voir un sourire diabolique sur le visage de Benjamin, son sourire s'agrandit à la vue du regard de son père. "Tout le monde t'attend !" "Je suis occupé au cas où tu l'aurais pas remarqué." Ben tourna la tête et embrassa la demoiselle, tout en lui donnant une claque sur les fesses. Toujours plus de provocation. "Benjamin arrête c'est..." Le jeune homme tourna la tête, il s'avança, abandonnant sa place. "Oh mais c'est que tu es ému ?" Il s'avança en direction de son père. Ce dernier ne bougeait pas, il tentait de se contenir. "Benjamin ça suffit !" "Bouh j'en ai la chair de poule." Il fit celui qui tremblait, mais il continuait à provoquer son père, il voulait voir jusqu'où il irait. "Habilles-toi." Benjamin attrapa une clope au passage et prit une taffe, il envoya la fumé droit sur son père. "Pas envie." "Je t'ai pas demandé ton avis." Timothy serra une nouvelle ses poings, déviant son regard. Il savait parfaitement que son fils le provoquait, il ne voulait pas rentrer dans son jeu. "Habilles-toi fin de la discussion." "Quelle discussion ?" Ben se tenait face à son père, les deux se regardèrent. "Benjamin pas aujourd'hui !" Il avait dit cela doucement, entre ses lèvres, il tentait de contenir sa rage. "Sinon quoi ?" La main de Timothy se leva, mais il n'eut pas le volonté d'achever son geste. "Bah alors ? On se ramolie !" Timothy tourna le dos à son fils. "Je t'ai connu plus convaincant." Il voulait le faire réagir, mais aujourd'hui Timothy était différent, il venait d'enterrer son père et n'était donc pas d'humeur à se battre avec son fils. Il s'arrêta devant la porte. "Tu n'as peut-être aucun respect pour moi, mais lui en avait beaucoup pour toi. Tu étais son cowboy, tu t'en fiches peut-être, mais il t'aimait contrairement à ce que tu pourrais croire. Il serait triste de voir que tu ne viens même pas lui dire au revoir." Il ouvrit la porte et la referma aussitôt. Ben serra les poings et se laissa tomber dans le fauteuil. Une des jeunes filles se posa sur lui, commençant à l'embrasser dans le cou. "Bouges, je suis plus d'humeur." Il envoya valser la fille, qui se retrouva le cul par terre. Il se releva, souffla un bon coup, se dirigea vers son dressing et en ressortit cinq minutes plus tard vêtu d'un costume. Il se regarda dans le miroir, il remit ses cheveux en ordre et sortit de la chambre pour rejoindre son père. Pour une fois, son père avait raison, il devait dire au revoir de façon convenable et arrêter ses conneries. Du moins, le temps d'une journée...

   

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Dernière édition par Ben Woodroof le Jeu 8 Sep - 22:36, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: BEN - I walk a lonely road   Jeu 8 Sep - 0:59


   
   
Bedtime stories...
» L’oxygène, ça vous fait planer. Si une catastrophe survient on prend de grandes inspirations paniquées et on devient rapidement euphorique, docile, on accepte son destin.


   

"Benjamin tu as du courrier." Benjamin tourna sur sa chaise une nouvelle fois, déjà deux semaines qu'il était là. Il s'ennuyait à mourir. Il regarda Julia, l'infirmière chargé du courrier, il leva les épaules et refit un tour. Ses yeux fixaient le plafond, il était en quête de quelque chose, de nouveauté. "Tu as fait ta présentation ?" Il continuait de tourner, elle était là, mais lui s'en fichait. Son monde n'allait pas changer parce qu'il était enfermé entre quatre murs. Il avait déjà connu pire. "Je prends cela pour un oui." Ben stoppa la chaise à l'aide de son pied, il était vêtu d'un ensemble bleu ciel, pantalon et chemise purement médicale. C'était l'uniforme, tout le monde se devait d'être pareil, pas de rang ici. Il n'empêche que Ben ne changeait pas ses habitudes. On lui demandait de participer lors des réunions, ce qu'il ne faisait pas. On lui avait demandé de décorer sa chambre, ce qu'il ne fit pas. Toujours ce « on » qui revenait sans cesse. Ben n'était pas habitué aux ordres, il n'écoutait personne depuis sa plus tendre enfance, cela n'allait pas changer du jour au lendemain. Il souffla un bon coup et suivit l'infirmière. La tête baissée, les mains dans les poches, il se rendit dans la salle commune, ils étaient tous là, assis en rond autour d'une table invisible. Tout le monde l'attendait, il prit place, sans un mot, sans s'excuser. "Bien maintenant que tout le monde est là, nous pouvons commencer." Le jeune homme commença à jouer avec sa bouche, faisant un son agaçant. "Benjamin puisque tu as envie de te faire remarquer, aurais-tu envie de commencer." Tous les regards se posèrent sur Benjamin. Il ne prit pas la peine de les regarder, il continua ses bruits. "Cela fait déjà deux semaines que tu es avec nous, tu connais les règles, tout le monde s'est présenté sauf toi." Il leva les yeux au ciel, avant de poser son regard sur l'infirmière. "Je suis ce que je suis." Il n'avait pas baissé son regard. Il était toujours dans la provocation, pourtant ce n'était pas son père, elle n'était rien pour lui, juste une femme qui tentait de lui venir en aide. Il ne supportait pas cela, il n'avait pas besoin d'aide. Il allait parfaitement bien. "Bien et qui es-tu ?" Une fois de plus le jeune homme souffla. "Honnêtement qu'est-ce que ça peut bien vous faire ? Vous êtes payés pour poser ces putains de questions, vous en avez rien à faire de nous, vous faites semblant, vous rentrez chez vous le soir, vous parlez vite fait de nous, mais soyons franc plus pour se moquer ou pour vous plaindre de vos collègues. Nous on est rien. Et moi cela me convient parfaitement, je ne suis rien pour vous et vous êtes rien pour moi." Tout le monde regarda Ben, ils étaient tous sous le choc de ses propos. "Maintenant que les présentations sont faites, je peux reprendre mon activité ? Et toi le gros, si tu pouvais éviter de pleurer et toi la pisseuse arrête de me mater tu n'es pas du tout mon style." Benjamin et son franc parler, il tient ce défaut de son père, il n'a jamais eu sa langue dans sa poche et cela n'allait pas changer à présent. Pourquoi faire ? Il ne voulait pas être ici, il savait qu'ils ne pourraient rien pour eux, il était une fois de plus contraint d'obéir à son paternel.



Une sirène retentit, les quatre personnes se regardèrent, ils se mirent à rire. La sirène se fit plus forte, plus prononcée. La voiture de patrouille venait de se garer juste derrière la Mercedes. L'officier en sortit, enlevant ses lunettes, il s'avança vers la voiture. Il ne pouvait rien voir, les vitres étaient tintées. Il toqua contre la fenêtre côté conducteur, la vitre s'abaissa et un jeune homme apparût. Son sourire se fit plus grand en voyant l'officier. "On peut vous aider ?" Des rires se firent entendre à l'arrière. "Sortez du véhicule." "Et pourquoi donc ?" Ben ne comptait pas se laisser faire par un petit officier. Il ne connaissait que la provocation et surtout quand elle venait de plus haut. "Sortez." "J'aurais bien voulu, mais je ne peux pas." Ben abaissa la vitre un peu plus et l'officier se recula. "Je crois qu'on l'a choqué." Chuck donna une tape amicale sur l'épaule de son ami. L'officier souffla un bon coup et ouvrit la portière. "Mademoiselle relevez-vous et sortez tous du véhicule." La demoiselle obéit, elle regarda Ben pour savoir si elle devait sortir du véhicule. Le groupe n'avait pas l'air de vouloir coopérer. "Peut-on savoir pourquoi ?" "Détention de stupéfiant et prostitution sur la voie publique." Ben souffla un bon coup, il était d'une humeur festive, son regard croisa celui de Chuck. Ils prirent une décision sans même parler, ils ouvrirent leurs portières en même temps. Les demoiselles ne tardèrent pas à suivre. "Vous savez que vous venez de la blesser ? Mon amie ne tolère pas que je la paye pour les petits plaisirs qu'elle me donne, de plus elle est étudiante en médecine, elle me faisait juste une visite de routine." Tout en parlant Ben venait de mettre ses mains dans ses poches, il acceptait de coopérer, mais il ne fallait pas lui en demander plus. "On en reparlera au poste." "C'est qu'il ne rigole pas. Vous savez mon père ne va pas trop apprécier qu'on envoie son fils en détention." Ben regarda son ami. "Il est pas habitué depuis le temps ?" "Si, mais bon tu le connais, il dit que je tâche sa réputation. Moi faire ça ? Franchement c'est mal me connaître." Chuck fit un grand sourire à l'officier. Son père n'allait pas apprécier, cela était sûr, ce n'était pas la première fois qu'il se faisait arrêter et surement pas la dernière. Il aimait lui aussi dépasser les limites et puis c'était tellement jouissif à ses yeux de voir son procureur de père supplier les agents d'effacer les frasques de son fils. Quelque part son père était sa porte de secours, il ne voulait pas qu'on abime sa réputation, alors il passait à couverture ses aventures. Chuck savait qu'il ne risquait rien sur le plan juridique, physique, c'était autre chose. Il sentait déjà les coups de ceinturon sur sa peau, malgré tout il ne put s'empêcher de sourire. "Pouvons-nous faire un arrêt à la supérette avant ? J'aimerai bien me rafraichir le gosier." Ben rigola en entendant les paroles de son ami, c'était aussi ça qui faisait leur amitié, ils étaient pareils, Chuck adorait provoquer les gens lui aussi. Ils se comprenaient bien, ils adoraient faire chier leur entourage et par-dessus tout détruire les gens. Ils prenaient un plaisir dans le malheur des gens. "Vous nous conduisez à quel poste ? N'oubliez pas de nous lire nos droits et surtout nous avons le droit à un coup de fil." Chuck avait la situation bien en main, comme toujours, Ben s'écrasait toujours dans ce genre de situation. Pas parce qu'il n'avait rien à dire, bien au contraire, juste que Chuck maîtrisait parfaitement la situation. Il ne voyait pas l'intérêt de s'en mêler à son tour. Son père n'allait pas apprécier de venir le chercher à quatre heures du mat au poste de police, mais il s'en fichait royalement. Depuis son retour d’Écosse, Ben menait la vie dure à son père, Timothy cherchait par tous les moyens à le renvoyer loin d'ici, mais plus aucun bon pensionnat ne voulait de Ben. Le jeune Woodroof était fiché partout, au désespoir de Timothy, qui ne savait plus quoi faire pour se débarrasser de son fils. Ben s'enfonçait un peu plus dans la drogue, tout son entourage le savait, mais on ne disait rien. Chuck était son acolyte, il n'était guère mieux que Ben, il faisait la paire. Son père l'avait envoyé à plusieurs reprises en cure, mais rien ne changeait. Aucun des deux n’était prêt à arrêter ou à faire des concessions. La drogue était leur alliée depuis tellement d'année, elle faisait partie du duo.



"WOODROOF !!" Ben leva les yeux, il était cloitré depuis plus de douze heures dans cette cellule. Il n'avait pas envie de se lever, on venait le chercher, ou pas, il n'était pas sûr. Une jeune femme s'approcha des barreaux, Ben souffla et baissa les yeux. "Moi aussi je suis contente de te voir." Ben serra les poings. Il pensait plus que son père viendrait le chercher et non elle. Il ne voulait pas d'elle ici et encore moins dans sa vie. Une idée de son paternel, soit disant il avait besoin d'aide. Il n'avait besoin de personne et surtout pas d'elle. "J'ai pas b'soin d'toi." "Ah oui ? T'es sûr ? Non parce que ta carte "sortie de prison" je la vois pas vraiment ? Tu la caches dans ta manche ? J'ai pas vraiment l'impression, ce qui fait que je suis ton dernier espoir." Elle lui fit son plus beau sourire. Pour une fois, Ben avait trouvé un adversaire, quelqu'un à sa taille, elle n'avait pas sa langue dans sa poche et lui faisait vivre un enfer. Elle l'emmenait courir, lui faire du sport et puis quoi encore ? Il n'était pas sportif et le revendiquait, il n'en avait pas besoin. "Arrête de penser, jt'ai déjà dit que c'était à cause de ça, que tes neurones avaient cramé, en plus de la came bien sûr !" Ben releva les yeux, elle n'allait décidément pas se taire. Il se leva. "Alléluia ! Il sait marcher ! J'ai cru un instant que ton cul était collé à ce bout de matelas. Tu m'en vois ravi, on va pouvoir aller courir ce soir, les abdos t'attendent et tu m'en feras deux séries de plus." Ben souffla un bon coup et s'approcha des barreaux. "T'es sûr que tu prends rien ?" "Oh Benny c'est gentil de te soucier de moi, mais je vais bien, ce n'est pas moi la toxico dans cette pièce." Il détestait ce surnom, rien qu'en l'entendant ses dents grinçaient. Elle l'agaçait ! Elle se recula un instant. "Dis-moi, ils ont coincé ton dealer ou tu as fait un bon du futur ?" Ben arqua un sourcil, il ne comprenait rien. Elle le vit bien et lui désigna la personne au fond de la cellule. "Toi dans trente ans, voir moins si tu continues ainsi. Heureusement pour toi, je suis là à présent." Il n'en pouvait plus. "Bon tu m'fais sortir ?" "Ah tiens ! Tu vois que tu as besoin de moi ! Je sais pas si tu le mérites, tu ne devais plus y toucher et là on m'appelle pour me dire que tu es en confinement, tapage sur la voie publique/" "Alcool/" "C'est la même, tu avais signé un contrat ! Tu dois t'y tenir." Ben plaça ses mains sur les barreaux. "J'en ai rien à foutre de ton contrat, je t'ai pas appelée, encore moins réclamée, si tu es là c'est grâce à la tune de mon père. Rien d'plus ! T'es qu'une profiteuse, dans deux semaines t'auras plié bagage. Que dis-je d'ici la fin la semaine." Son sourire s'agrandit, il avait réussi à l'atteindre, enfin c'est ce qu'il croyait. Elle s'approcha à son tour des barreaux, fixant son regard dans celui de Ben. "Si tu penses me faire peur un seul instant, détrompes-toi, mais je suis bonne joueuse. Tu veux qu'on pari ? Tu en auras marre bien avant moi." Elle tendait sa main, il hésita  un instant puis tendit la sienne. Il savait qu'elle ne tiendrait pas. Elle lui serra la main et s'éloigna. "Et tu m'sors pas ?" "Dans deux heures Benny, t'as encore besoin de réfléchir. Profites de ton toi du futur." Elle se retourna et lui fit son plus beau sourire. Il tapa contre les barreaux, elle était impossible. Il se retourna serrant les poings. Il savait qu'il l'aurait, ce n'était qu'une question de temps et là elle lui laissait le temps pour élaborer un plan. Il n'allait en faire qu'une bouchée de cette Riley.

Can I give it to him? You wanna give him ice cream? Yeah. I wanna do something with him that’s his first time. I wanna look in his face when he tries ice cream. Every time he has ice cream for the rest of his life, he’s gonna see my fucking face.

Ben rentra en trombe dans le bureau de son paternel. Cela n'était pas la première fois qu'il le faisait, mais là c'était différent. Il ne voulait pas d'elle ici. Il comptait bien lui faire comprendre. Timothy était derrière son bureau, les papiers volèrent un peu à cause de la porte. Il leva les yeux vers son fils. "Que veux-tu cette fois ?" "Qu'elle dégage !" "Surement pas !" Timothy afficha un sourire satisfait, ce qui agaça Ben. "Je ne veux pas d'elle dans ma vie." "T'en as pourtant besoin." Timothy ne daigna pas regarder son fils. "Je veux pas d'elle." Ben posa ses poings sur le bureau, stoppant l'activité de son père. Timothy posa son stylo et souffla. "Riley est là pour t'aider, que tu le veuilles ou non. Fin de la discussion." "Depuis quand tu agis ainsi ?" "Je suis ton père Benjamin !" "Ah ouais ? Première nouvelle, il est pas un peu tard pour t'en rendre compte. Tu n'aurais pas, je sais pas moi vingt-huit ans de retard ?" Ben se recula, la réponse de son père le blessait, tout comme il venait de blesser Timothy. "Elle reste, elle est là pour te sauver la vie." Ben passa ses mains dans ses cheveux, commençant à bouger sur lui-même. "Ma vie ? MA VIE ! Putain, mais tu te fous de ma gueule ou quoi ? Qu'est-ce que tu sais de ma vie ?" "Assez pour voir que tu te tues à petit feu !" "Et alors ? C'est mon choix." "Je suis/" "Je t'interdis de dire que tu es mon père, t'as rien fait pour moi." Timothy se leva. "Je n'ai rien fait ?" "Absolument ! On le sait tous les deux, alors arrête de jouer au père qui s'inquiète. C'est ma vie que je fous en l'air et cela ne te concerne en rien !" "Benjamin quand vas-tu comprendre que je/" "T'aurais dû me faire adopter ou me laisser crever." Benjamin tourna le dos à son père et partit en direction de ses quartiers. Timothy resta stupéfait par la réponse de son fils. Pour la première fois Ben venait de lui parler à cœur ouvert, il n'était pas défoncé, il n'était pas bourré, il était lui-même. Ses mots avaient blessé Timothy, il savait qu'il n'était pas le père de l'année, mais il ne pensait pas que son fils ressentait ça. Il se laissa tomber dans son fauteuil. "Il reprendra ses esprits ne vous en faites pas." Timothy releva les yeux. Riley se tenait près de l'encadrement de la porte. "Je sais que vous n'avez pas de bonne relation avec lui, mais ce que vous faites est bien. J'aurai aimé que mes parents en fasse de même, il ouvrira les yeux, du moins je l'y aiderai." Riley fit un petit sourire à Timothy, elle avait tout entendu, elle en savait assez à présent sur les Woodroof pour faire la part des choses. Elle savait que les deux hommes ne s'entendaient pas, qu'il n'y avait pas de communication entre eux et qu'à la place ils se déchiraient. Elle pensait que ce navire pouvait être sauver, elle y croyait. Il y avait toujours de l'espoir. "Merci" Timothy lui était reconnaissant d'être là. Elle avait une influence sur son fils, la preuve il venait de le confronter en étant saint. Il savait qu'elle l'aiderait d'une façon ou d'une autre, elle le remettrait sur le bon chemin.

   

_________________
    I bet my life on you ◇ C'est vrai qu'il n'en savait foutrement rien et qu'en réalité il s'en foutait royalement car ce n'était qu'un môme éperdument amoureux de la débauche mais aussi de son égoïsme innocent qui lui collait l'âme comme la peste. ©endlesslove


Dernière édition par Ben Woodroof le Jeu 8 Sep - 22:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: BEN - I walk a lonely road   Jeu 8 Sep - 15:40


   

   
Tu es validé
» Bienvenue dans la team Barney

 
   Alors ça y est? Tu fais partie de la grande famille de Walk Like You? Mais toutes mes félicitations jeune brocoli.  You made it! Et j'ai l'horreur honneur de t'annoncer que Barney et ses costards t'accueillent à bras ouverts dans leur team ! Eh bien maintenant, tu n'as plus qu'à t'installer convenablement.  Pour commencer, je te conseille d'aller te chercher un logement - parce qu'avoir un toit sur sa tête, c'est quand même mieux - et un métier - parce que faut bien payer le loyer. Ensuite, va faire un tour par , tu te feras surement pleins d'amis!  Et si tu veux rester connecté avec le monde, c'est par ici que ça se passe.  Si jamais tu te sens un peu seul - j'ai entendu dire que ça peut arriver, parfois - n'hésite pas à te créer un scénario ou un pré-lien. Enfin, AMUSE-TOI! C'est le plus important. Et si jamais tu as le moindre souci, n'hésite pas à mpotter les admins, faut bien qu'elles bossent un peu.  

   
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☞ PROFESSION : diplômé en droit et maître de la glande.
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☞ MULTI-COMPTES : jasper, la propriété de caleb & bastian, l'instit perdu.
L'avocat du diable

MessageSujet: Re: BEN - I walk a lonely road   Ven 9 Sep - 17:56


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La jalousie, passion éminemment crédule, soupçonneuse, est celle où la fantaisie a le plus d'action ; mais elle ne donne pas d'esprit ; elle en ôte.  — BALZAC
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BEN - I walk a lonely road

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