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 faut qu’on s’rattrape, qu’on enlève nos fringues et ensuite on avise. ✎ (charles)

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☞ ÂGE : je vais sur mes vingt-neuf ans, la trentaine se rapproche et je n'aime pas trop ça...
☞ STATUT : on n'va pas s'mentir, depuis quelques mois, je ne batifole plus à gauche à droite... j'peux dire ce que je veux, dans l'fond, je sais pourquoi.
☞ PROFESSION : diplômé en droit et maître de la glande.
☞ HABITATION : raventhorpe (137).

☞ BAFOUILLES : 671 ☞ PSEUDO : edoxe (marine).
☞ AVATAR : sam claflin.
☞ CREDITS : avengedinchains (avatar).
☞ MULTI-COMPTES : jasper, la propriété de caleb & bastian, l'instit perdu.
L'avocat du diable

MessageSujet: faut qu’on s’rattrape, qu’on enlève nos fringues et ensuite on avise. ✎ (charles)   Mer 7 Sep - 23:49


   
charles dwight
NOM + J’ai l’honneur - ou pas - de porter le nom du fameux, du grand, de l’unique, Maître Dwight. Non, attendez une minute… il n’est plus si unique que ça puisqu’il s’est démerdé pour que j’intègre son cabinet. Youpi ! PRÉNOMS + Charles, et ne vous avisez pas de m’appeler autrement. Seules deux personnes se le permettent et c’est déjà trop. Un deuxième prénom ? Ça s’pourrait. Winston. En hommage à Churchill, une petite attention de ma mère. ÂGE + Ça fait vingt-huit ans que je foule la terre de mes ancêtres. LIEU DE NAISSANCE + Je suis né à Dewsbury et j’y ai grandi. Enfin, quand mon père m’envoyait pas en pensionnat à l’autre bout du pays. NATIONALITÉS & ORIGINES + Je suis anglais. J’ai aussi des origines écossaises, irlandaises et galloises qui remontent à perpette. C’est qu’on aime se marier et faire des gosses avec nos ennemis dans la famille apparemment. ORIENTATION SEXUELLE + Ah ouais, on rentre dans le vif du sujet comme ça ? Bon, okay. J’aime les femmes et j’aime les hommes. Pas de préférences de ce côté-là. STATUT SOCIAL + Célibataire et je n’suis pas prêt de me poser. Je n’crois pas en l’amour, comme ça, ça va plus vite. OCCUPATION + Avocat ? Ça m’fait encore bizarre de sortir un truc pareil. Quand j’pense que je me suis démerdé pendant dans années pour ne pas avoir à utiliser mon fichu diplôme… Nicely played dad. SITUATION FINANCIÈRE + Vous voyez ces gens qui ne roulent pas sur l’or, mais qui s’en sortent tout de même ? Ouais, bah j’suis tout le contraire de ces gens-là. J’suis né avec une cuillère en or dans la bouche et j’compte bien l’emporter avec moi dans ma tombe. AVATAR + Sam Claflin. CRÉDIT + ISHTAR (bazzart).

   
A quelle team appartiens-tu ?


   
1. Quel est ton rapport à la bouffe ?

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Tu n’y penses que quand elle est dans ton assiette. Mais une fois que c’est le cas, c’est limite si tu ne lui fais pas l’amour.
Avoir une bonne hygiène de vie est important pour toi, alors tu fais attention à ce que tu manges. Il t’arrive quand même de te faire plaisir.
La bouffe, c’est toute ta vie. Du moment que c’est bon, tu pourrais avaler n’importe quoi.
Il t’arrive parfois de sauter ou d’oublier un repas, ça ne change pas grand-chose à ta vie.
2. Tu es cloué(e) au lit à cause d'une grosse grippe.

;
   
   
   
   
A l’article de la mort, tu crois toujours que ta fin est proche. Alors tu te plains, t’en rajoutes toujours trois caisses sans avoir l’impression de rajouter. De toute façon, personne ne te comprends.
Même malade, on ne t’arrête pas. Ce n’est pas parce que tu es cloué(e) au lit que tu ne peux rien faire. Alors tu t’actives comme tu peux : mots-croisés, lecture, prise de notes…
Enroulé dans ta couette avec juste les yeux qui dépassent, tu profites du temps que tu as pour regarder les feuilletons débiles de l’après-midi.
Tu te laisses dorloter et profites de ces petits moments. Tu partages ta souffrance … et tes microbes avec ta moitié. De toute façon, à deux, tout est mieux.
3. Quel est ta grande qualité ?

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Tu es fidèle aussi bien en amitié qu'en amour.
Tu as un look d’enfer.
Ton sens de la répartie est sans pareil.
Plus gentil(le) et drôle que toi, ça n’existe pas.
4. Quel est ton gros défaut ?

;
   
   
   
   
Tu as une peur maladive des enfants … enfin tous ceux qui ont moins de 18 ans.
Tu reprends toujours les gens sur leurs fautes de français.
Tu te mêles d’absolument tout, que ça te regarde ou pas.
Tu as tendance à changer brutalement de sujet de conversation quand tu ne te sens pas concerné(e) ou à ton avantage.
5.Ton humour est plutôt…

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Cynique. Tes jeux de mots ont tendance à être tellement recherchés que tu es bien souvent le/la seul(e) à les comprendre.
Hystérique. Quand tu te laisses emporter, tu deviens vite incontrôlable, au point que plus personne ne voit où tu veux en venir.
Crétin. Au fond, tu n’as jamais décroché de l’humour pipi-caca, et les blagues débiles sur le sexe t’amusent toujours autant.
Enfantin. Tu es bon public, tu ris d’un rien avec tout le monde.
6. Au bar tu es plutôt…

;
   
   
   
   
Celui ou celle qui boit des trucs assez cher.
Celui ou celle qui boit sa pinte cul-sec pour gagner un concours.
Celui ou celle qui participe à toutes les conversations mais n’en lance jamais aucune.
Celui ou celle qui ne boit pas, eh oui il faut bien un Sam.
7. Quelles sont tes techniques de drague ?

;
   
   
   
   
Tu as toute une liste de techniques diverses et variées qui fonctionnent à tous les coups.
Tu subis toujours les plans foireux de ton copilote comme avec le fameux « salut, j’te présente mon/ma pote ? ».
Tu ne sais pas draguer, mais ce sont les gens qui viennent à toi, pas l’inverse.
Tu déballes tous tes atouts tout en abordant différents sujets. Il y en a forcément un qui va accrocher.
8. Quelle relation entretiens-tu avec ton apparence ?

;
   
   
   
   
Tu ne nies pas avoir quelques complexes, mais tu essaies de passer outre.
Tu sais exactement comment te mettre en valeur et tu es tellement obnubilé(e) par ton apparence c’en est devenue une obsession.
Tu sais ce que tu vaux et que tu sois sur ton 31 ou que tu sortes à l’arrache, tu te sens bien dans tes pompes.
Il y a des jours avec et puis des jours sans, c’est comme ça pour tout le monde, mais tu le vis bien. Tu es bien dans ta peau, c’est le principal.

   
   
marine aka edoxe
ÂGE + vingt-et-un étés.   PAYS/RÉGION + paris, toujours. COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM ? +    TON PERSONNAGE EST UN INVENTÉ, UN SCÉNARIO OU UN PRÉ-LIEN ?  + tout droit sorti de ma caboche de brocoli!    FRÉQUENCE DE CONNEXION + tout le temps!   nah c'est pas vrai, mais quasiment tous les jours!    QUELQUE CHOSE A AJOUTER ?  +  you guys, stay away from ben...  
   
Code:
<span class="pris">sam claflin</span> <span class ="bopseudo">» charles dwight</span>

   

_________________
La jalousie, passion éminemment crédule, soupçonneuse, est celle où la fantaisie a le plus d'action ; mais elle ne donne pas d'esprit ; elle en ôte.  — BALZAC


Dernière édition par Charles Dwight le Ven 9 Sep - 17:54, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: faut qu’on s’rattrape, qu’on enlève nos fringues et ensuite on avise. ✎ (charles)   Mer 7 Sep - 23:50


   
   
Bedtime stories...
» Nous sommes intelligents, avons hérité d’une beauté classique, portons des vêtements fabuleux et savons faire la fête. Notre merde pue malgré tout, mais on ne sent rien car, toutes les heures, la bonne désodorise les toilettes avec une fragrance que des parfumeurs français ont conçue spécialement pour nous.

» FEVRIER 1997
Les yeux rivés sur le piano, tu écoutes Ali jouer. Tu as l’impression de ressentir chaque note. C’est une sensation étrange, pourtant, elle est loin de t’être étrangère. A chaque fois qu’elle vient à la maison et qu’elle monopolise le piano pendant des heures, ça te fait le même effet. Comme si elle te transportait vers je ne sais quelle contrée lointaine. Tu adores ces moments-là. Et tu sais qu’elle les aime tout autant que toi. Et pas uniquement parce qu’elle n’a pas la possibilité de jouer chez elle. Non, elle aime vraiment jouer pour les autres. C’est un peu comme si elle était née pour ça. Un bruit à l’entrée de la pièce attire ton attention. C’est ta mère qui apporte le goûter en essayant de ne pas déranger Alicia. Seulement Ali, elle a neuf ans, tout comme toi, et l’odeur de brioche grillée, elle ne peut pas y résister. Alors elle s’arrête de jouer et, avec un immense sourire sur le visage, elle vient s’assoir sur le tapis, à côté de toi. « C’était très joli Alicia, comme toujours. » Du coin de l’œil, tu la vois rougir et ça te fait sourire. « Merci Mrs Dwight. Ça sent drôlement bon ! » s’exclame-t-elle en louchant sur les tranches de brioches. Tu en prends une tartinée de confiture de fraise et mords dedans comme si ta vie en dépendait. Ali t’imite. « C’est dommage que Ben ne soit pas venu avec nous, on se serait bien amusés. » dit-elle la bouche pleine. Tu hausses les épaules. C’est vrai que si Ben avait été là, vous auriez passé un encore meilleur moment. Seulement voilà, Ben n’aime pas Ali. Tu ne sais pas comment tu le sais puisqu’il ne t’en a jamais parlé, mais tu le sais. Ça t’attriste un peu parce que ce sont tes deux meilleurs amis. Mais bon, tu te dis que ça pourrait être pire. Il pourrait la détester, et dans ce cas-là, ce serait plus compliqué. « On le verra demain à l’école. » réponds-tu simplement. Ce qui est vrai. Enfin, pour elle. Parce que tu sais qu’à la minute où Alicia rentrera chez elle, Ben viendra sonner à la porte. « Je peux te poser une question ? » Tu tournes la tête un peu surpris. En général, Ali, quand elle a quelque chose à dire ou à demander, bah elle ne se gêne pas. La bouche pleine, tel un hamster, tu acquiesces d’un signe de tête. « Tu crois qu’on se verra toujours quand tu partiras au pensionnat ? » Elle baisse les yeux, concentrée sur le tapis. Tu as l’impression qu’elle est triste. « Bah oui, bien sûr ! Le weekend et pendant les vacances ! » Tu ne comprends pas trop pourquoi elle s’inquiète. Tu n’as pas l’intention de la perdre de vue, loin de là. Ta vie serait bien triste sans elle. Elle t’embrasse sur la joue et, surpris, tu restes immobile quelques secondes, avant de te reprendre et de te servir une dernière tranche de brioche.

» OCTOBRE 1999
« Chère famille, chers amis, nous sommes ici réunis pour remettre à Dieu notre sœur, Johanna Dwight, qui nous... » Le regard planté sur le cercueil qui te fait fasse, tu perds conscience de ce qu’il se passe autour de toi. Une main se pose sur ton épaule, mais tu ne la sens pas. Tu as l’impression de voir ton monde s’écrouler. C’est ta mère dans cette boîte. C’était ta mère. Tu n’as plus de mère. C’est ainsi que tu vois les choses. Elle a choisi de t’abandonner, elle que tu aimais tellement. Tu reviens soudainement à la réalité lorsque ton père force une rose dans ta main. Tu sens les épines percer la peau de tes doigts. Tu lèves la tête vers lui. Il te fait signe d’avancer vers le cercueil. Tu ne peux pas. Tu refuses. Tu fais volteface et te mets à courir. Droit devant toi. Le plus rapidement possible. Courir. Loin. Tu peux entendre qu’on crie ton nom, mais ça t’est égal. Tu ne te retourneras pas. Toi aussi, tu as fait ton choix. Le choix de la haïr pour ce qu’elle a fait.
« Je savais que je te trouverai là. » Assis dans l’herbe, ta tête posée contre l’arbre derrière toi, tu ouvres les yeux. Ben est là, devant toi, mais ça t’est égal, tu refermes les yeux et déconnectes tes sens.
Lorsque tu rouvres les yeux, quelques heures plus tard, il est toujours là. Ça ne te surprend même pas. « Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ? » Ce que tu apprécies le plus chez Ben, c’est qu’il ne tourne jamais autour du pot. Il va directement là où il a envie d’aller. Il ne perd pas de temps inutilement. Tu hausses les épaules pour toute réponse. Tu n’en sais trop rien. Il quitte sa place pour venir s’assoir à côté de toi dans l’herbe humide. « Plus rien ne va être pareil. » Et en prononçant ces quelques mots, tu ne te doutes pas à quel point tu as raison. Comme ta mère ne pouvait s’imaginer, qu’en s’ôtant la vie, elle allait créer un monstre. Et qu'en plus de ça, tu allais entrainer Ben dans tes conneries.

» JUIN 2012
« Je ne comprends pas Mr Dwight. » « Charles. » Ses yeux de merlan fris bougent dans leurs orbites et il pose son regard sur toi, un sourire sur les lèvres. Ce mec est aussi malsain que toi. « Charles. Je ne comprends pas. Vous êtes intelligent, vous êtes sorti major de votre promotion en fac de droit … mais vous semblez prendre un malin plaisir à vous détruire. Pourquoi ? » Il pense sérieusement que tu vas lui répondre ? Ses questions sont inutiles. Il est inutile. Prendre plaisir à te détruire, toi ? N’importe quoi. Tu aimes simplement t’amuser et prendre ton pied, tu n’vois pas où est le mal ! Surtout que jusqu'à présent, il ne s'est jamais montré réticent à un tel comportement ... Tu soupires, levant les yeux aux ciels. Il sait très bien que tu ne vas pas lui répondre. Ce n’est pas votre première séance … mais vu l’agacement qui semble l’envahir au fil des minutes, tu dirais que c’est votre dernière. « Vous êtes un mystère Charles. Vous êtes un drogué. Vous ne pouvez le nier, vous êtes dépendant, mais vous avez cette détermination … C’est quoi, votre troisième fois dans notre clinique ? Vos résultats sont parfaits, comme à chaque fois et pourtant, votre père ne cesse de vous renvoyer entre nos murs. Je suppose qu’une fois dehors, votre première préoccupation sera de vous fumer une clope ou de vous faire un rail de coke… » Tu ne peux t’empêcher d’afficher un large sourire plein de fierté sur tes lèvres. Oh oui, tu es fier. Il a raison, tu peux arrêter la drogue n’importe quand, tu as assez de volonté pour ça. D’ailleurs, tu as assez de volonté pour réaliser absolument tout ce qui te passe par la tête, alors pourquoi est-ce que tu devrais apprendre à te contrôler et devenir responsable ? Ça sert à quoi de toute façon ? A rien. Rien du tout. Ta mère était contrôlée et responsable, ça ne l’a pas empêchée de crever. Mais ce qu’il faut quand même retenir de ce que vient de dire notre bon vieux psychologue, c’est qu’il ne sait rien. Stupide, c’est le mot. Non, sérieusement, il croit vraiment que la première chose que tu vas faire en sortant de cette prison, c’est de te foutre en l’air ? Naaaaan. Enfin, te foutre en l’air, je ne sais pas. Mais une chose est sûre, si ça doit arriver, ce sera avec Ben. Ton Ben. Tu te redresses sur le fauteuil et te penches en avant, croises tes doigts entre eux, puis prends appui sur le bout de tes cuisses. « J’ai une nouvelle pour vous doc’. Je connais ce refrain par cœur. Ceci est notre dernière séance, ce qui signifie que j’vais bientôt avoir la chance de quitter ce délicieux endroit. Et j’vous assure que nos petits moments privilégiés vont me manquer. Mais voyez-vous, je suis attendu ailleurs, et vous ne parviendrez pas à obtenir des aveux de ma part. » Tu te lèves, un sourire en coin, puis t’approches de ton très cher docteur, tu sors l’enregistreur de sa poche et prononces ces quelques mots très distinctement tout en fixant le trentenaire droit dans les yeux. « Vous avez tort, ma première préoccupation sera de confesser mes péchés. Je suis un homme nouveau, vous m’avez changé doc’. » Tu replaces l’enregistreur là où tu l’as trouvé, puis jettes un coup d’œil à l’horloge accrochée au mur. La séance est terminée. Tu t’appuies sur les accoudoirs et te penches en avant pour murmurer un petit quelque chose à l’oreille de ton … sauveur. « Nos séances privées vont vraiment me manquer, tu sais. » Tu lui chopes l’oreille avec les dents et la mordille une dernière fois. Tu te redresses, fais demi-tour et te diriges vers la porte. « Ciao, doc’ ! » Tu vas enfin pouvoir te casser d’ici !

» AOUT 2016
« Woooh, tu fous quoi là ?! » t’exclames-tu en te redressant sur tes coudes alors qu’Ali se permet d’ouvrir les volets. Tes volets. De ton appartement. Dans ces moments-là, tu te dis que tu n’aurais jamais dû lui passer le double des clés. « J’te bouge, ça se voit pas ? » Non, sans blague. Elle se retourne et se retrouve face à toi … et l’inconnue du bar d’hier soir. Elle grogne. Bah oui, tu m’étonnes. Se faire réveiller par une petite brune en délire, y’a mieux. Néanmoins, cette nana-là, t’en as absolument rien à secouer, alors qu’Alicia… bah c’est Ali. « J’crois qu’il est temps que tu rentres chez toi. » murmures-tu à l’oreille de la jeune femme au corps de rêve. Elle laisse échapper un nouveau grognement et enfouie sa tête dans l’oreiller. « C’est qu’elle n’a pas l’air de comprendre… » soupires-tu à l’intention d’Ali. Tu ouvres le tiroir de ta table de chevet et en sors un objet très particulier. Tu l’approches de l’oreille de la grognasse et appuies dessus brutalement. Le bruit sourd qui sort du klaxon à air comprimé la fait bondir hors du lit. Ali a l’air choquée, mais ne peut s’empêcher de rire. « Allez, c’est bien. Maintenant on dégage ! Zouuh! » Violent, mais efficace. Tu ranges ton joujou à sa place, puis attrapes un caleçon propre dans ta commode. « J’crois qu’on peut officiellement affirmer qu’il n’y a plus rien de moi que tu n’aies pas déjà vu. » Surprise, Ali réalise que, depuis tout ce temps, son regard ne t’a pas quitté une seule seconde. Tu souris. « Sérieusement, t’as un klaxon à portée de main ? Mais pourquoi ? » Elle change de sujet, ça t’amuse. « Bah regarde, c’est vachement pratique pour se débarrasser de la récolte de la veille. » Dans son regard, tu peux voir qu’elle n’approuve pas ta façon d’agir. Tu hausses les épaules. Tant pis. De toute façon, même si son opinion a vachement d’importance pour toi, y’a quand même des choses sur lesquelles elle n’a pas son mot à dire. Soit la drogue, tes conquêtes et Ben. « A quoi me vaut cette visite matinale ? » lui demandes-tu alors que tu mets la cafetière en marche. Elle fait comme chez elle et sort deux tasses du placard avant de s’assoir sur l’un des tabourets. « Ton père est venu me voir hier soir, m’a demandé de te passer un message. Comme tu refuses de le voir. » Tu arques un sourcil. Ton père, rendre une visite à Ali ? Ta Ali ? Tu as du mal à l’imaginer. Ce doit être un sacré un message pour qu’il ait pris la peine de se déplacer. « Ouais, donc il t’offre une place dans son cabinet. Et avant qu’tu répondes quoi que ce soit, il veut aussi que tu saches qu’à partir de maintenant, il te filera plus de tunes. Il en a marre de payer pour tes conneries. Ses mots, pas les miens, même si j’pense comme lui. M’enfin, tu sais déjà c’que j’pense. » Tu lèves les yeux au ciel. Fantastique. D’un autre côté, ça te surprend qu’il n’ait pas eu recours à ça plutôt. T’as quand même vingt-huit ans. Il était temps qu’il se bouge un peu. Non, parce que, quand tu habitais encore à la demeure Dwight, te punir de tes conneries à coups de ceinturon, ça il savait faire. Mais maintenant que tu ne vis plus là-bas, il semblerait que ça soit plus compliqué. Et après, on se demande pourquoi t’as mal tourné ? Entre le suicide de ta mère et les violences de ton père, j’pense que c’est assez clair pourtant. « Aurais-tu autre chose à m’dire ? » demandes-tu à la jolie brune en versant du café dans les deux tasses qu’elle a sorties. Tu sens qu’elle a besoin de vider son sac, alors autant qu’elle le fasse. Ses doigts entremêlés, le regard baissé, elle a l’air d’hésiter. Il ne faut pas. Après tout, vous avez beau avoir changé au cours des années, elle reste ta meilleure amie. Elle plante finalement son regard dans le tien. « C’est juste qu’il y a un truc que je pige pas. Y’a trois différents Charlie… » Ah oui, c’est vrai qu’elle t’appelle Charlie. C’est bien la seule d’ailleurs. Ben t’appelle Chuck. Quant aux autres, c’est Charles. Un prénom bien pompeux qui, prononcé de la bonne façon, peut sonner très condescendant. Autant dire que t’adores. « Quand t’es avec moi, t’es le même que quand on était gosses… enfin, en peut-être un peu plus imbu de ta personne. » Tu laisses échapper un petit rire amusé. Même elle ne peut pas le nier, t’es devenu con. « Avec Ben - excuse-moi d’avance - mais t’es clairement son petit chien. Tu le suis partout, tu l’écoutes, tu l’admires. Il te demanderait de sauter par la fenêtre que tu le ferais ! Et c’est avec lui que t’es le plus con. Non mais sérieusement, regarde… Ça fait quoi, cinq mois qu’il est en désintox ? Et depuis quand tu t’es pas fait un rail ? Aller quatre mois, à tout péter ! Et fais pas genre, j’fais attention, j’te connais. Je sais c’que j’dis. T’es pas stone là. » Ah, ça y est, elle s’attaque aux sujets qui fâchent. Ben et la drogue. Elle abuse. Tu soupires, mais tu ne dis rien. Elle avait parlé de trois différents Charlie et là, elle n’en a mentionné que deux. Le prochain, ça va être quoi… Charlie et ses drôles de dames ? Tu portes ta tasse à tes lèvres et bois quelques gorgées de café. Ali te regarde fixement, comme si elle attendait une réaction. Mais rien ne vient. Tu entends bien tout ce qu’elle te dit et jusque-là, elle a raison. Seulement, elle ne peut pas comprendre ta relation avec Ben. Tu n’es pas sûr de la comprendre toi-même. Tout ce que tu sais, c’est que tu ne veux pas que ça change. Tu ne veux pas le perdre. Elle soupire à son tour. « Et avec les gens … t’affiches ta gueule d’ange, tu les charmes et ensuite, tu les utilises avant de les jeter comme de la merde. C’est ta carapace, ça j’comprends. C’que je pige pas, c’est pourquoi t’as aussi peur de t’ouvrir aux autres. Parce que c’est que ça au final, rien d’autre. » C’est simple pourtant. Ta mère s’est suicidée et tu es persuadé d’en être la raison. Un mois au pensionnat et pouf, maman au fond d’un lac. Elle ne voulait plus de cette famille. Elle ne t’aimait plus. Pour toi, c’est clair comme de l’eau de roche. Quant à ton père, parlons-en. Jamais là avant la mort de sa femme, mais toujours présent pour te faire payer tes conneries. Il te reste même une ou deux marques dans le dos… Si tes propres parents sont incapables de t’aimer, pourquoi est-ce que quelqu’un d’autre le serait ? Utilise-les avant d’être utilisé, c’est ta devise. Ali a le regard rivé sur son café, comme si elle avait peur des représailles. Seulement, c’est Ali, il n’y en aura pas. Tu respectes ce qu’elle pense même si rien de ce qu’elle t’a dit ne t’enchante vraiment. Au moins, tu sais ce qu’elle pense de toi, c’est déjà pas mal. « Ça t’a fait du bien ? » lui demandes-tu doucement en prenant l’une de ses mains dans la tienne. Elle lève les yeux au ciel en reprenant sa main. « Tu t’en fous en fait. T’es une enflure et t’en es fier. » Elle se lève et se dirige vers l’entrée. C’est plus fort que toi, tu la rattrapes et bloques la porte avant qu’elle ne puisse l’ouvrir. « Qu’est-ce que t’attends de moi ? » Elle plaque son dos contre la porte et lève la tête pour te regarder. Elle te parait si vulnérable, c’est rare de la voir comme ça. « Que tu te réveilles. » Et ce sont ses derniers mots. Elle te pousse, tourne la poignée et disparait dans le couloir. Tu ne bouges pas. Tu ne comprends pas ce qu’elle veut dire par là. Que tu te réveilles, mais par rapport à quoi ?

   

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Dernière édition par Charles Dwight le Mar 1 Nov - 13:19, édité 6 fois
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☞ ÂGE : ça fait 29 ans que j'erre sur cette planète.
☞ STATUT : partisan de la liberté physique et rien n'a foutre de toutes ces conneries. Pourtant attaché corps et âme à une seule personne depuis trop d'année... l'incompréhension totale
☞ PROFESSION : glandeur professionnel, j'ai le luxe de me permettre de flaner toute la journée.
☞ HABITATION : dans la demeure familiale, y a d'la place, mais sinon j'aime bien être dans son lit.

☞ BAFOUILLES : 386 ☞ PSEUDO : TAZ.
☞ AVATAR : Dane Dehaan
☞ CREDITS : (c) avengedinchain & tumblr.
☞ MULTI-COMPTES : Un nounours frustré (Caleb, la propriété de Jasper), la baroudeuse (Charlie, l'obsédée amoureuse) puis un vieux gâteux (Sirius, l'idéal de Willy)
Le fils du diable

MessageSujet: Re: faut qu’on s’rattrape, qu’on enlève nos fringues et ensuite on avise. ✎ (charles)   Jeu 8 Sep - 22:22

pour les fringues c'est quand tu veux, où tu veux

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    I bet my life on you ◇ C'est vrai qu'il n'en savait foutrement rien et qu'en réalité il s'en foutait royalement car ce n'était qu'un môme éperdument amoureux de la débauche mais aussi de son égoïsme innocent qui lui collait l'âme comme la peste. ©endlesslove
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MessageSujet: Re: faut qu’on s’rattrape, qu’on enlève nos fringues et ensuite on avise. ✎ (charles)   Ven 9 Sep - 0:06


   

Tu es validé
» Bienvenue dans la team Barney


   Alors ça y est? Tu fais partie de la grande famille de Walk Like You? Mais toutes mes félicitations jeune brocoli.  You made it! Et j'ai l'horreur honneur de t'annoncer que Barney et ses costards t'accueillent à bras ouverts dans leur team ! Eh bien maintenant, tu n'as plus qu'à t'installer convenablement.  Pour commencer, je te conseille d'aller te chercher un logement - parce qu'avoir un toit sur sa tête, c'est quand même mieux - et un métier - parce que faut bien payer le loyer. Ensuite, va faire un tour par , tu te feras surement pleins d'amis!  Et si tu veux rester connecté avec le monde, c'est par ici que ça se passe.  Si jamais tu te sens un peu seul - j'ai entendu dire que ça peut arriver, parfois - n'hésite pas à te créer un scénario ou un pré-lien. Enfin, AMUSE-TOI! C'est le plus important. Et si jamais tu as le moindre souci, n'hésite pas à mpotter les admins, faut bien qu'elles bossent un peu.  

   
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faut qu’on s’rattrape, qu’on enlève nos fringues et ensuite on avise. ✎ (charles)

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