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 Premier jour de travail... enfin de colocation je veux dire ▬ Juddie

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☞ ÂGE : 31 ans
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☞ PROFESSION : Policier en année sabbatique, aide à domicile
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MessageSujet: Premier jour de travail... enfin de colocation je veux dire ▬ Juddie   Lun 31 Oct - 16:51


Mattie & Judd

Premier jour de travail... enfin de colocation je veux dire
Cela fait quelques jours à peine que Judd est venu en ville ou plutôt est revenu. Il n’a jamais vécu ici, étant surtout dans les parages pendant des vacances mais aujourd’hui c’est différent. Il ne compte pas poser ses valises dans le coin bien longtemps, un an tout au plus mais il ne compte pas non plus repartir avant d’avoir obtenu ce qu’il désire. C’est peut-être trop demandé, peut-être qu’il espère trop en venant ici et que même en apprenant plus sur les derniers instants de vie de sa sœur ou encore pouvoir s’entretenir avec l’enfoiré qui lui a ôté la vie. C’est surement trop demander, sans doute est-ce qu’il en attend trop justement mais c’est comme ça, au fond de lui il en a besoin. Judd a toujours souffert de ne pas avoir été présent lors de la mort de sa sœur. Même s’il avait eu un mauvais pressentiment, il avait eu une journée normale, même banale pendant que sa sœur se faisait tuer dans le pays voisin. Autant dire qu’il aurait être là. Il aurait pu faire quelque chose, il l’aurait en tout cas tenté au risque d’y laisser sa peau.  En tout cas il ne peut pas revenir en arrière alors même y réfléchir, ça semble être une perte de temps. C’est pourtant plus fort que lui. Aujourd’hui il en a marre d’y réfléchir sans tout connaitre. Il a essayé de jouer de ses relations professionnels pour parler à son assassin, sans succès, il a aussi profité de son statut de flic pour avoir quelques informations mais non, rien à faire, il reste encore quelques pièces du puzzle qu’il aimerait bien trouver et c’est en se coupant de sa vie actuelle qu’il compte le faire. Il a demandé un congé, un an tout au plus même s’il est possible qu’il revienne avant, il ne veut rien prévoir de bien glorieux car il le sait, dans tous les cas il sera déçu. Judd en demande souvent trop et c’est pour cette raison qu’il est souvent déçu. En tout cas il a placé la barre haute mais il ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Il a obtenu du travail qui pourrait l’aider et aujourd’hui il faut qu’il se prépare car c’est son premier jour. En venant ici il n’avait pas en tête de se trouver quelque chose. Il ne croule pas sous l’or avec le salaire qu’il a avec son métier de flic mais il aurait pu passer un temps sans chercher une source de revenu. Mais ce n’est pas cela qu’il cherche, pas l’argent mais plutôt l’opportunité de pouvoir se rapprocher de l’une des meilleures amies de sa sœur de son vivant à savoir une certaine Mattie qu’il n’a vu que de visuel et avec qui il n’a jamais eu la moindre discussion. Il ignore même si elle connait son existence ou non.  Même s’il espère bien que sa sœur lu ia parlé de lui assez pour qu’elle s’en souvienne, d’un autre coté ça lui arrangerait qu’elle ignore qui il est, ça lui évitera de devoir trouver des excuses sur sa présence ici car évidement qu’il ne compte pas lui balancer la vérité. S’il veut des réponses il va devoir se la jouer malin. Pour cela il faudrait déjà qu’elle accepte qu’il vienne vivre chez elle, ce n’est pas gagné. Ceux qui l’ont engagé pour prendre soin d’elle et l’aider dans les tâches ménagère et culinaire lui ont bien prévenu qu’elle ne risquait pas d’accepter la moindre aide et ce, malgré sa cécité. Judd va donc devoir faire avec et il n’a pas encore de plan d’attaque. Mais bon, avec son métier de policier il a l’habitude même si lorsqu’il fouille pour trouver la moindre preuve il est toujours dans l’illégalité, là ce n’est pas vraiment le cas. Il l’a même observé sans qu’elle ne le sache donc dans le genre flippant il atteint les sommets. Mais bon, il ne semble pas l’être ou du moins pas le montrer au point où il a été pris, par un policier en plus donc il doit montrer une bonne image de lui. Quoi qu’il advienne, Judd fini donc ses bagages pour les descendre de sa chambre d’hôtel qu’il est sur le point de quitter. Pour le travail il doit se faire passer pour le nouveau colocataire alors plus besoin de cette chambre d’hôtel loin d’être minable mais pas donné non plus. Il va être logé, avoir de l’argent et pouvoir fouiller à son aide même si ça de toute évidence ça ne fait pas parti du contrat de travail. Pour cela il va devoir faire bonne impression face à Mattie et ce n’est pas encore gagné alors il croise les doigts. Une fois les bagages dans le sac et le badge rendu à l’accueil de l’hôtel, Judd pris la route pour se rendre chez elle à l’heure qu’ils avaient convenu avec son cousin pour au final toquer à la porte. Judd n’a jamais eu à faire à une personne aveugle mais il va devoir faire son possible pour se comporter normalement et faire son travail car il en a véritablement besoin. Il n’a pas pris une année de sa vie loin de chez lui pour faire du tourisme, non il est là pour un but bien précis et ce n’est certainement pas en restant loin qu’il va y arriver. En tout cas, peu de temps après, il la voit à travers des carreaux et voit qu'elle est devant la porte. Cette jeune femme il l’a déjà vu via des photos et lorsqu’il l’observait de loin pendant ses dernières vacances, à cette époque elle n’avait pas encore son handicap. « Bonjour je suis Judd votre nouveau colocataire ! » Finit-il par se présenter, jouant parfaitement le jeu, espérant que Mattie tombe dans le panneau. « On m’a dit que vous étiez au courant ! » Au courant oui, d’accord, c’est une autre histoire et c’est cela qui semble poser problème. Il espère bien qu'elle va finir par lui ouvrir la porte mais c'est pas gagné.

LUCKYRED
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☞ PROFESSION : Ancienne ambulancière incapable de faire son travail depuis un accident qui m'a laissé atteinte de cécité totale.
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MessageSujet: Re: Premier jour de travail... enfin de colocation je veux dire ▬ Juddie   Mer 9 Nov - 23:06

Judd & Mattie  

  Premier jour de travail ... enfin de colocation je veux dire ...  

Seule et dans le noir. Assise sur le canapé je pensais, sans cesse, ne parvenant pas à faire taire ses questions qui piétinaient ma conscience. Seule ? Je ne l’étais pas réellement à ce moment précis. Après tout, j’avais deux être humain en train de grandir dans mon utérus et rien que cette pensée venait de me rendre mal, de me rendre complétement nostalgique de ma vie en Irak. J’aurais sans doute mieux fait d’être là-bas à aider les soldats ? Des amis, des proches ici j’avais tout, des personnes tentant de me cajoler. L’idée qu’on tente de m’aider, de me soutenir me rendait mal et mal à l’aise. M’aider ? Mais, j’avais jusqu’à présent toujours voulu évoluer par moi-même, comme une grande tenter d’avancer quelques soient les ressentis à mon égard. Il était rare que je sois encore associé sans le vouloir à cet homme qui m’avait élevé, qui avait nourrit pour moi une passion, une rage qui l’avait poussé à tuer toutes ces petites filles. Je tentais de comprendre, je pourrais le faire en allant le voir, en lisant ces lettres qu’il m’envoyait, mais tout ça n’était pas l’une de mes possibilités. Je voulais connaître ma mère, comment avait-elle pu choisir de me donner cet homme comme père ? Alors que mon véritable père était tout bonnement un homme formidable qui était mort dans un accident de voiture une nuit de grand froid ? Je ne comprenais pas, j’avais beau remué tout mon cerveau pour tenter de trouver une réponse assez jouissive pour me plaire, mais rien à faire. Je restais dans mon néant, un trou immense qui commençait à manger mes souvenirs.  Mason, Carlson et leurs mimiques. J’oubliais petit à petit des choses, je me forçais à retrouver les détails de leur visage, les traits de chacun, mais je n’y parvenais pas et chaque soir ces derniers temps c’était la même chose. Je m’effondrais en pleur en tentant de me rappeler de l’éclat dans leurs yeux ou encore la forme de leur lèvre comme ils se mettaient à rire. C’était une sensation horrible que d’avoir l’impression que ma vie m’échappait sans même que je puisse faire quoi que ce soit. Là de suite, je ne voulais pas penser à tout cela, je me devais ne pas y penser si je ne voulais pas m’écrouler mentalement, être forte était  une chose qu’il fallait faire avec douceur et obstination, pour le moment, je donnais tout dans l’entêtement, histoire de ne pas trop flancher.   La soif commençait à faire de l’appétence dans  mon être, me levant et en tentant de ne pas me casser la figure, je laissais mes pieds nus caresser la moquette de mon sol, les laissant glisser pour avoir moins de chance de me prendre quoi que ce soit et de m’écrouler comme une crêpe. Prenant garde, je comptais les pas que je faisais, ayant tout calculé plus d’une fois, pour savoir à peu près quand tourner à gauche ou à droite. Tournant justement sur la droite, je pouvais mettre mes mains en avant pour toucher le bar qui se trouvait devant la cuisine, le contournant avec douceur pour laisser glisser mes mains sur ce plan de travail froid qui me donnait des frissons. Je ne me débrouillais pas trop mal, pour le moment. J’étais toujours assez fière de moi, enfin, il fallait dire que là de suite tout était simple, mais avec des enfants, des nourrissons de surcroît cela n’allait clairement pas simple. J’allais m’effondrer obligatoirement. Je me sentais de taille à lutter dans cette nouvelle vie avec la cécité, mais certainement pas avec des enfants. Je ne voulais pas, mais je ne pouvais pas non plus avorter, alors j’étais comme coincée. Les faire adopter ? Je n’avais pas osé y penser, si jamais ils tombaient sur un père aussi barré que celui que j’avais eu je m’en serais voulu.  Atteignant le frigo, je tentais de trouver la bouteille de lait, vérifiant l’odeur de cette dernière, ne sachant pas la date de cette dernière, l’odeur me paraissait plutôt bonne. Alors, que je caressais le rebord de  ma tasse pour savoir où verser exactement le liquide sans en foutre partout. En vrai, c’était tout un système, je n’avais pas encore toute les techniques pour parfaitement m’en sortir de moi-même, mais je gardais bon espoir. J’étais pas du style à baisser les bras, en espérant que cette fois ci ne soit pas l’unique fois où je préfère ma la jouer poule mouiller à vouloir abandonner.  La tasse dans le micro-onde, j’’attendais quand j’entendis toquer à la ma porte. J’avais comme réaction de froncer les sourcils, commençant à me demander qui cela pouvait bien être. Un piège ? Ma cousine ainsi que Mason avait fini par me rendre très parano. J’ouvrais souvent la porte sans même demander c’était qui, alors pas possible que je tombe dans un piège émis par l’un d’eux. J’allais tranquillement jusqu’à la  porte de l’entrée, évitant de justesse mon chat, lui était cet inconnu dans mes équations de déplacement, il adorait se mettre dans mes jambes, avant ce n’était pas un problème et encore, j’avais déjà trébuché par sa faute, mais là, je ne pouvais même pas prévoir la chute. Derrière la porte, j’écoutais les dire de cet homme, une voix d’homme s’était faite entendre, mais qui me disait pas que ce n’était pas la cousine qui se la jouait vipère ? J’en savais rien, mais si c’était réellement ce fameux colocataire, il pourrait faire les milles pas dehors, oui car les cent pas ne seront pas assez suffisant pour le tenir au chaud. Je n’étais pas prête à lui ouvrir ma porte. «   Ouai, je suis au courant, mais qui me dit que c’est vous ?  » De toute façon, même si c’était lui, l’envie d’avoir un parfait inconnu chez moi, ne me tentait pas surtout, que je me doutais que ce n’était pas un simple colocataire, mais une personne allant m’aider dans mon quotidien. Têtue ça devait émaner du côté de la famille de mon père à en croire les petites manigances de mes cousins ! Maudit soient-ils.  Je soufflais l’écoutant et me mettant à rire. «   Vous avez apporté votre tente j’espère !  » Que je lançais avec une légère once de moquerie dans mon ton. «   Dites-moi vous êtes là pourquoi réellement ?  » Que je finissais par demander.

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MessageSujet: Re: Premier jour de travail... enfin de colocation je veux dire ▬ Juddie   Jeu 10 Nov - 15:02


Mattie & Judd

Premier jour de travail... enfin de colocation je veux dire
Aujourd’hui c’est le grand jour ou du moins c’est le commencement. En effet, aujourd’hui il va rencontrer Mattie, lui parler et même s’il ne lui dira pas qui il est vraiment, ça marque le début de réponses qu’il compte avoir. Il veut des réponses, des entrevues avec le bâtard qui a ôté la vie de sa sœur ainsi que la vie d’autres jeunes filles si ce qu’on lui a expliqué lors de la mort de Noemie est vrai. Beaucoup de personne dans sa situation n’agiraient pas de la même manière, feraient tout pour ne pas faire face à ce monstre, à tenter d’oublier ce qu’il s’est passé plutôt que de chercher des réponses. Pourtant, on ne peut pas demander cela à Judd. Il ne pourra pas aller de l’avant tant qu’il n’aura pas fait son deuil et son deuil est assez compliqué à obtenir. Après tout, il n’arrive pas à penser à autre chose, prenant toute cette histoire trop à cœur alors qu’il se sent responsable d’une certaine manière. Il aurait pu mieux se renseigner après avoir eu un pressentiment, il aurait pu trouver une excuse pour qu’elle fasse sa scolarité en France, encore mieux en Corse, mais loin de l’Angleterre comme ça a été le cas en réalité. Il prend quelques responsabilités sur ses épaules même s’il le seul à le voir ainsi. Sa mère le vit mal aussi, mais elle semble vouloir tout faire pour oublier, pour oublier le chagrin qui a rongé et ronge encore toute la famille. Son père, il n’a pas la moindre nouvelle mais même s’il a pas mal de chose sur quoi il lui en veut, il ne peut pas oublier que c’est son père alors il imagine que lui non plus ne vit pas bien cette perte que personne ne mériterait de connaitre. Mourir de cause naturel est triste, mourir dans de telles situations l’est d’autant plus. En tout cas aujourd’hui c’est un pas en avant énorme mais les choses ne sont pas pour autant gagné. Il va devoir s’armer de patience pour avoir ce qu’il souhaite, d’autant plus que là il a été engagé. Une histoire bien compliquée. Aider quelqu’un qui non seulement ne sait pas qu’on est là pour ça mais en prime, qui ne veut pas être aidé. Judd sait que ça ne va pas être de tout repos mais bon, il est prêt à relever le challenge si ça l’aide à se rapprocher de la jeune femme et avoir ce qu’il veut. Il a l’impression d’être horrible, de profiter de la faiblesse d’une femme pour avoir ce qu’il veut mais bon, il n’est pas venu en Angleterre pour des prunes. De toute façon, il ne veut aucun mal à Mattie, même si c’est son père qui a tué sa sœur. D’après les dires de Noemie avant qu’elle ne quitte ce monde, Mattie était proche d’elle et Judd fait assez confiance aux jugements de sa sœur pour se dire que si elles ont pu être amies alors c’est que Mattie doit être quelqu’un de bien. Il le jugera pas lui-même mais de toute façon il ne compte pas faire quelque chose de mal par rapport à elle. Il est un flic et même s’il a quitté le temps d’une année son poste, ce n’est pas pour autant qu’il oublie pourquoi il s’est engagé, pourquoi il est entré dans la police. Au moins elle est en sécurité avec lui c’est certain, c’est sans aucun doute cela qui l’a fait embaucher d’ailleurs. Devant la porte de là où il vivra pendant un temps, il ne sait même pas s’il arrivera un jour à entrer à l’intérieur. Après tout, Mattie est derrière la porte mais ce n’est pas pour autant qu’elle l’a ouverte. Ça va être long, très long. « Je ne pense pas que votre cousin ait parlé de cette histoire de colocation sur tous les toits alors comment je l’aurais su ? » Comment faire comprendre à une personne qu’on est vraiment la personne qu’on est. Il peut bien sortir sa carte d’identité mais elle ne peut pas lire. Et de toute manière il ne veut pas qu’elle sache son nom de famille sinon elle risque de se poser des questions car il ne doute pas du fait qu’elle connaissait le nom de famille de son amie. Il aurait dû demander à Mason de les présenter mais ça aurait plus fait employé que coloc alors forcément, sa fausse couverture serait découverte par la jeune femme. « Ma tente ? » Il n’est pas certain d’avoir compris. L’anglais n’est pas sa langue natale et même s’il la maitrise assez grâce à ses origines anglophones, ce n’est pas pour autant qu’il connait tout le vocabulaire, encore plus s’il s’agit de quelque chose qu’il n’utilise pas dans le quotidien. Enfin il pense savoir de quoi elle parle mais pourquoi elle ne veut pas lui ouvrir. Il commence à faire froid. « Il fait froid, vous ne voulez pas m’ouvrir que je passe au moins à l’entrée, on discutera là ! » Heureusement qu’il est quelqu’un de patient car il ne sait pas comment il ferait sinon puisque là il va en avoir besoin dans les mois à venir. « Je suis là pour la colocation, vous avez une chambre de libre et je cherchais un appartement » Ce n’est pas tout à fait tort, il en a marre de l’hôtel alors avoir un vrai toit au-dessus de la tête lui parait être une bonne chose. Puis bon, au moins il pourra cuisiner et non pas se contenter de repas froid, à mettre au micro-onde ou encore chers s’il se décide à aller prendre à emporter dans un restaurant pas loin. Sans réelle cuisine, les choses sont assez limitées. Donc c’est vrai, il a besoin d’un appartement mais bon en général quand on emménage quelque part une paye un loyer, on n’est pas, au contraire payé pour le faire mais bon, Mattie ne peut pas connaitre les transferts d’argent, c’est entre sa famille et lui seulement. « Donc je suis Judd, je suis policier ! » S’il est présenté ainsi, avec un peu de chance elle ne se doutera pas qu’il a pris une année sabbatique et donc, qu’il a un autre boulot qui est de s’occuper d’elle. Ça peut peut-être marché, à moins que sa famille ne l’ait pas présenté ainsi, ça serait encore plus compliqué pour le coup.

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MessageSujet: Re: Premier jour de travail... enfin de colocation je veux dire ▬ Juddie   Jeu 17 Nov - 15:20

Judd & Mattie  

  Premier jour de travail ... enfin de colocation je veux dire ...  

Faiblir. J’en connaissais des choses sur ce mot. Se montrer faible, c’était ce qui m’arrivait de faire. Je tentais encore de parcourir les décombres de ma vie à la recherche de maudite réponse. Des éclaircissements dans ma vie. J’avais besoin d’y voir plus clair, un drôle d’euphémisme en sachant que depuis quelques mois, je me retrouvais totalement aveugle. J’étais démuni de mon sens le plus précieux à mon humble avis, et encore ce n’était pas la pire des choses pour le coup. Non, j’aurais pu subir pire, comme cette grossesse ou même la mort. Une grossesse en étant atteinte de cécité et plus encore j’attendais deux êtres humains pour courant Mars/Avril. Comment j’allais faire. J’étais dans le brouillard rien qu’en m’imaginant avec des enfants. Je ne me sentais pas prête et avorter n’était pas une possibilité dans ma tête. Alors, il fallait que je fasse tel le bambin, que j’apprenne à vivre, à grandir avec ces nouveautés dans ma vie. Mais, j’étais mortifiée à l’idée de le faire, traumatisée et je n’étais pas sûre d’avoir le courage d’avancer. Entres les personnes changeant en ma présence, comparé à avant voulant absolument m’aider. Mais, je voulais tout faire par moi-même. Même si en faisant cela je pouvais risque nos vies. C’était mon choix, ce besoin d’être responsable et autonome. Facile ? Non, c’était loin de l’être, entre la sensation d’être invisible aux yeux du monde ou encore commencer à oublier les couleurs, les traits de visage, ce n’était pas facile. Tout me rendait anxieuse. Du canapé à la cuisine, désireuse de me faire un chocolat chaud, je tentais de me débrouiller par moi-même. Ce n’était pas simple, mais je commençais à m’habituer à certaines choses à faire par moi-même. Comme me faire une boisson, me promener convenablement dans mon appartement et le petite jardin le jonchant ou encore m’occuper du chat, Dragibus ou encore mon chien d’aide nommé : Combo. J’étais plus lente qu’avant, mais c’était pour ne pas faire tout et n’importe quoi. Comme prouver, que j’étais capable de le faire de moi-même. Je ne pouvais pas me dépêcher et tout, mais ce n’était pas grave dans le fond. La tasse dans le micro-onde, à peine avais-je eu le temps de le lancer qu’on sonnait à la porte. Manquant de tomber tout en me déplaçant vers cette dernière, à cause de monsieur Dragibus. Je me retrouvais devant la porte, me demandant si ce n’était pas juste un maudit piège de ma famille. Parano ? Il faut dire qu’ils avaient tout fait pour me faire ressentir cela. Me dire de me méfier quand j’ouvrais la porte comme ça, sans même demander c’était qui. Une question de confiance en l’humanité ? Peut-être que je devrais clairement me méfier plus que quiconque au vu d’avec qui j’avais grandi. Le colocataire. J’en voulais pas. Oui, j’avais largement de la place pour avoir deux colocataires, mais l’une des chambres étaient à présent pour mes enfants et l’autre se tenait mon bureau. Il allait dormir où exactement ? Oui, j’avais clairement refusé cette idée d’avoir une aide à la maison, en plus un mec ? Non, mais après c’était moi qui était complétement inconsciente ? Je préférerais faire confiance à une femme qu’à un homme. « Aucune idée. Mais, je ne vais clairement pas vous laisser entrer chez moi ! » Me convaincre, cela sera encore plus compliqué que de gravi le Mont Blanc. Fallait tout bonnement que je ne flanche pas face à ce mec. Je n’en savais rien si ce dernier était plutôt doué pour parler, pour convaincre les gens, j’espérais que non. Fronçant les sourcils et réfléchissant, je tentais de trouver quoi dire dans le fond, j’étais dans le vague et dans le noir, rien de très approprié pour marchander ou faire partir quelqu’un. Enfin de compte cette chaîne pour maintenir un minimum de sécurité était une bonne chose. Il ne pouvait pas rentrer comme il le voulait. « Oui votre tente ! » Que je rétorquais, alors que je déposais ma main sur ma porte, caressant du pouce le bois lisse et normalement coloré en rouge de cette dernière. « Vous allez camper, tant que je n’ai pas de preuve de votre identité ! » Lançais-je. J’allais passer pour la mauvaise et tout, mais peut être que ça le ferait partir ? Une bonne idée. Oui, enfin je l’espérais pour le coup. « Vous laissez rentrer, laissez-moi réfléchir. » Il ne pouvait pas me voir, il était comme moi pour le moment aveugle des mimiques que je pouvais lui offrir de derrière ma porte, mais je faisais bel et bien mine de réfléchir tout en bruitant le tout avec ma bouche. « Non, impossible de vous laisser rentrer, si vous êtes un tueur ou encore un violeur … que sais-je. » Répondais-je finalement au jeune homme à propos de cette envie de rentrer pour ne pas avoir froid. Je l’écoutais, alors que j’entendais au loin sonner la minuterie du micro-onde. Mon chocolat chaud me donnait bel et bien envie pour le coup, me déplacer jusqu’à là-bas tout en parlant à ce mec pour lui donner envie de détaler en courant ? Pourquoi pas. Je me lançais dans cette idée, manquant à nouveau de tomber. «Dragibus ! » [/COLOR] Que je criais tout en arrivant à ouvrir mon micro onde devant lequel j’étais arrivée pour finalement sortir en manquant de me brûler en chopant la tasse. Sans doute, que dans le fond, je n’étais pas encore douée dans le réglage de cette machine, mais rien de trop grave, pas de feu ou autre. Juste un peu trop chaud. J’ouvrais la porte du jardin pour que le chat sorte et me foute la paix, pour ne plus avoir cet élément indésirable dans les jambes le temps que je retourne à la porte répondant enfin à cet homme qui était devant ma porte à en croire sa respiration assez agacé qui venait s’excéder à mes oreilles. « Mais moi, je ne cherche pas de colocataire. » Vous avez dit chiante ? Légèrement, avouons. Puis, je l’entendais se présenter, grimaçant un peu en entendant son travail. « Un flic … non mais … je vous jure … Mason ! » Je soufflais, exaspéré par ce que j’entendais. « Il est obligé de m’envoyer un de ses collègues. La confiance régne. » J’étais énervée. L’envie de juste fermer la porte était vraiment très forte, mais je n’en fis rien. Restant juste inerte et énervée durant quelques secondes. « Désolée … mais ce n’est pas ici que vous allez trouver refuge. » Il n’avait qu’à aller vivre avec mon cousin après tout. Je pouvais au moins me réjouir du fait qu’il ne m’avait pas fichu une infirmière ou autre dans les jambes enfin tenté, vu que je n’allais pas le laisser entrer. J’allais rester blottit dans cette position, histoire de faire comprendre que je n’étais pas non plus conne pour ne pas savoir faire attention à moi.

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MessageSujet: Re: Premier jour de travail... enfin de colocation je veux dire ▬ Juddie   Jeu 24 Nov - 12:41


Mattie & Judd

Premier jour de travail... enfin de colocation je veux dire
Judd a beau s’être préparé à l’éventualité où les choses ne se passerait pas bien avec Mattie, il ne pensait quand même pas qu’elle lui mettrait le bâton dans les roues aussi rapidement. Le jeune homme va devoir s’armer de patience pour pouvoir parvenir à ses fins et ce n’est pas vraiment ce qu’il voulait. Il voulait que les choses se passent bien, il ne lui veut pas de mal, juste pouvoir avoir des réponses pour pouvoir avancer. Si tout commence ainsi alors il n’ose pas imaginer ce que ça va être au quotidien ? Son employeur, un certain Mason aurait pu le prévenir de son caractère mais bon, certaines personnes ne sont pas pareil selon avec qui il se trouve. C’est peut-être le cas de Mattie pour qui Judd est un parfait inconnu. Peut-être que sa sœur lui parlait de lui autrefois, que ce soit en bien ou en mal pour râler de son côté surprotecteur. Il ne le sait pas. En tout cas peut-être qu’autrefois elle avait vu des photos de lui mais au vu de la situation, ça ne change pas au fait qu’il reste un inconnu. Hors de question qu’il ne lui dise quoi que ce soit sinon il peut directement repartir en France. Il s’est monté tout un plan dans sa tête, il espère bien que ce dernier ne tombera pas à l’eau car il n’a pas besoin de cela, il a besoin que ça aille dans son sens ou du moins un minimum puisque n’étant pas dupe, il se doute bien que les choses ne peuvent pas aller dans le sens qu’il imaginait sinon ça serait trop simple. Que ce soit par son métier ou par les épreuves qu’il a dû traverser, Judd sait parfaitement que la vie n’est pas simple, loin de la vie des bisounours qu’on veut bien faire croire aux enfants. En attendant il compte rester ici au maximum un an, ce qu’il a bien su omis de le dire à ceux qui le paye, peut-être qu’il espère qu’il sera une aide sur le long terme. Mais pour qu’il soit une aide tout court il va devoir être assez convaincant pour qu’elle le laisse entrer car ce n’est pas gagné. Judd est un homme de défis alors il ne va pas se laisser abattre et abandonner, ce n’est clairement pas son style d’agir de la sorte. Ca va devoir prendre du temps, de la force mental mais il y a arrivera, du moins c’est ce que le jeune policier en année sabbatique essaye de se convaincre. « Ecoutez, je me doute que ce n’est pas facile pour vous de faire confiance aux inconnus… » Il n’appuya pas sur le fait qu’elle doit le faire sans même les voir, mieux vaut ne pas énerver la jeune femme de caractère. « Mais je suis juste là pour la colocation, rien de plus vous n’avez rien à craindre ! » C’est facile de dire cela, plus difficile d’y croire mais Judd ne voit pas vraiment ce qu’il pourra dire ou faire de plus pour que la jeune femme ait assez de confiance pour le laisser entrer chez elle, dans sa bulle. Surtout que dans le fond, elle a quand même raison de se méfier étant donné qu’il est vrai qu’il n’est pas là par hasard. Il n’est pas là pour une simple colocation ou un travail d’aide à la personne. Mais ça, il compte bien le garder pour lui uniquement. Judd ne doit absolument pas laisser passer d’indice sinon tout est foutu. « Qu’est-ce que je peux faire pour que vous me croyiez ? » Il ne trouve pas de recette miracle, peut-être que Mattie en a les ingrédients. Parfois il est inutile de se prendre la tête, c’est plus rapidement de demander clairement les choses aux gens comme c’est le cas là tout de suite. Elle ne peut pas avoir de certitude, il appellerait bien Mason mais bon, même s’il lui dit que c’est bien le coloc qu’il lui a trouvé, ça ne veut pas dire pour autant qu’il n’est pas dangereux. Certaines personnes cachent bien son jeu et Judd pense que ça devait être le cas pour le père de Mattie, à moins qu’elle ait toujours su de quel monstre elle a été élevée ? « Non je n’ai pas de quoi camper et j’ai lâché mon appartement pour venir ici ! » Faut, il a seulement lâché sa chambre d’hôtel qu’il pourra surement reprendre au besoin mais bon, il ose jouer de la carte de l’empathie, sait-on jamais, ça pourrait marcher. Il ne sait pas, il ignore comment est la jeune femme derrière la porte dans la vie de tous les jours. Judd se mit à souffler alors qu’elle lui parlait encore du fait qu’il pouvait être un tueur ou autre, il failli dire qu’il n’est pas son père mais autant dire que ça ne serait clairement pas marcher sur des œufs et il prendrait directement un avion direction la Corse. « Je ne ferais pas de mal à une mouche » C’est vrai ou alors pour des vengeances ou pour le boulot mais ce n’est pas son but ici. Très vite il comprit qu’il parlait dans le vent alors qu’il l’entendait pester plus loin. Ça sera encore plus long que prévu, chouette. Mais bon, elle revint donc c’est déjà ça, elle aurait pu décider de l’ignorer pendant un moment. « Le fait que je sois flic ne change rien mis à part me présenter. Je ne travaille pas avec votre cousin, il a juste entendu de bouche à oreille que j’avais besoin d’un toit ! » Les choses ne se sont pas passées de la sorte mais ça, il n’est pas forcé de le préciser. Judd a appris la recherche d’aide parce qu’il faisait des recherches sur la jeune aveugle, ni plus ni moins mais ça s’il le dit il passe plus pour un psychopathe qu’autre chose. « Je ne vous veux rien de mal, juste une colocation, on n’a pas besoin d’être dans les pattes l’un de l’autre ! » enfin s’il pour qu’il l’aide l’air de rien dans son quotidien mais elle a l’air décidé à tout faire par elle-même comme Mason l’a prévenu alors ce n’est pas la meilleure des choses à dire. Il faut juste qu’elle arrête d’être sur ses gardes. « Je peux attendre encore longtemps je ne partirai pas tant que vous n’aurez pas compris que vous pouvez me faire confiance ! » Faut espérer que ça ne dure pas dix plombes non plus et qu’il ne pleuve pas car il est mal barré. Cette journée s’annonce longue, très longue.  

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MessageSujet: Re: Premier jour de travail... enfin de colocation je veux dire ▬ Juddie   Lun 9 Jan - 20:57

Judd & Mattie  

  Premier jour de travail ... enfin de colocation je veux dire ...  

Ma famille, enfin ça dépend de qui on parle, en tout cas pas mon père, ce tueur en série, mais bel et bien de Mason ou encore ma cousine. Autant dire que ces derniers font tout pour me rendre la vie plus agréable et sans doute gérable ? Mais ce sont des choses que je ne parviens pas à accepter. Je veux vivre ma vie, pas ressemblé à une personne incapable de se débrouiller par soi-même. Certes, les erreurs j’en avais fait, avant même d’être aveugle, j’en avais conscience, j’étais loin d’être une jolie petite poupée parfaite, n’ayant jamais fait de dégât dans sa propre vie ou celle des autres. Alors oui ma vie était plus compliquée en n’ayant plus aucune lumière sur cette dernière ainsi qu’avec cette grossesse, mais je ne désirais pas la lune ? Non, je voulais agir et me démerder par moi-même, rien d’exceptionnel. Pourtant, j’avais l’impression de demander la lune, de quémander telle une princesse des choses impossibles. J’avais comme le sentiment qu’on ne me faisait pas confiance pour ma propre sécurité ou même celle des autres. J’étais déjà comme enfermée dans une pièce noire, à ne pouvoir que palper ce qui m’entoure sans pouvoir prétendre à y voir la couleur et la beauté des choses. J’étais perdue, tout bêtement et baisser ma garde et les laisser gérer ma vie. Alors, ce Judd venant soit disant pour une collocation contre laquelle j’étais certainement, n’aura aucune chance avec moi, clairement, il pouvait aller voir un hôtel pas loin, s’il voulait vraiment trouver de quoi se loger, pourquoi ici forcément ? Les hôtels devaient être largement moins chers que le loyer que mon cousin avait dit demander. Alors, je ne pouvais y croire et je ne me laisserais clairement pas duper. « Pourquoi ? Car je suis aveugle et sans défense ? » Oui je me faisais reine de ses mots, comme si j’étais capable d’imaginer ce que ce mec était forcément en train de penser. J’étais forte à ce point ? Pas vraiment, mais autant estimer ses pensées qu’attendre qu’il ne me les déclare car il ne le fera clairement pas. La peur de me vexer, ou autre ? Chose assez bête en sachant qu’au final ce cher monsieur était là pour m’aider, alors que je n’avais demandais aucune aide. Je n’étais pas bête, mais pour le coup, autant dire que je n’allais pas le laisser faire, il n’avait qu’à s’en prendre à mon cousin Mason pour trouver un autre travail ou endroit pour dormir après tout ! Moi, je n’avais rien demandé, donc je n’avais rien à faire de ses prochaines heures. « Sinon, à force de me dire que je n’ai rien à craindre, me fait penser que j’ai énormément à risquer en vous laissant passer la porte ! » Que je lui disais tout en souriant. J’aurais presque envie de sortir et lui jeter quelques choses à la figure, mais ça je ne pouvais pas le faire, non je ne pouvais pas, car en étant aveugle, c’était compliqué de bien viser pour le moment pour moi. J’en avais entendu des choses sur des personnes atteintes de cécité parvenant à faire des choses dingues sans ce sens si pratique parfois. « Faire pour que je vous crois … partir ? Oui partir. Car ce n’est pas possible que je puisse commencer à vous croire. » Que je disais en restant toujours calé derrière la porte, mais il faudrait peut-être que je cesse de rester si près de la porte. Après tout, moi j’avais proposé une solution. Le camping, certes pas dans les bois, mais devant ma porte, car je n’allais pas céder, je n’allais pas employer le mot jamais, car ça pourrait porter préjudice à tout ça. Bref, je pinçais ma lèvre, un peu exténuer au final que de rester là à faire le pied de grue en espérant que monsieur se casse de devant ma porte. « Pas de chance pour vous … y a peut-être une personne dans la rue qui voudra bien vous aider pour vous prêter un carton, vous devriez aller voir ! » Que je lui lançais, alors que je finissais par me remettre en direction de la cuisine pour prendre ma tasse de chocolat chaud. Je l’entendais encore parlementer avec ma porte, vu que j’étais partie, si cela pouvait soulager son agacement, que je pouvais parfaitement comprendre à vrai dire. Oui, cela me mettrait vraiment de mauvaise humeur, mais peu importe, c’était sa faute. Revenant à la porte, je déposais ma tasse sur le meuble d’â côté, pour continuer ce dialogue de sourd que je devais me taper avec le jeune homme. « Pas de mal à une mouche ? Dommage, j’ai besoin d’un colocataire capable de tuer les mouches et araignées. » Surtout les araignées à vrai dire, mais là, ça ne passait pas pour le coup. Enfin, quoi qu’il allait trouver à dire, rien ne m’’irait, mon cousin ne l’avait-il pas prévenu que j’étais assez chiante ? Je me trouvais pourtant assez gentille de continuer de l’écouter, j’aurais pu retourner sur le canapé mettre des écouteurs pour ne plus l’entendre, en espérant qu’il s’en aille. « Vous avez l’air désespérer, c’est incroyable … c’est dommage pour vous ! » Que je lançais finalement avant de prendre ma tasse posé près de moi pour en ingurgité quelques gorgées, tout en réfléchissant un peu, je me sentais coupable dans le fond, car le temps dehors n’était pas forcément alléchant à vouloir y rester un long moment, mais bon. « Pourquoi mentir ! Hein Judd ? Je ne suis pas une de vos missions …enfin si, mais vous ne savez même pas que je le sais, c’est bête pour vous ! » Autant dire que j’allais peut être baissé la garde, mais que mon cousin allait devoir rappliquer rapidement, s’il ne voulait pas que ce soit moi qui décolle de mon propre appartement. « Je le sais que vous êtes là pour faire style d’être mon colocataire, mais surtout là pour m’aider … l’honnêteté aurait été apprécié … dommage ! » Que je continuais de lancer en soufflant en buvant une nouvelle gorgée de mon chocolat chaud. « Pourquoi ne pas dire la vérité, franchement, cela vous éviterez beaucoup de tracas. » Que je disais finissant pas ajouter … « alors autre chose à ajouter ? » Que je finissais par dire calmement.

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MessageSujet: Re: Premier jour de travail... enfin de colocation je veux dire ▬ Juddie   Ven 10 Fév - 1:06


Mattie & Judd

Premier jour de travail... enfin de colocation je veux dire
C’est le grand jour, le moment de rentrer en scène enfin en théorie car rentrer dans la maison n’est clairement pas gagné. Il n’a pourtant pas dit son dernier mot et est prêt à négocier pas mal de choses pour qu’il puisse au moins faire quelques pas chez elle car une fois qu’il aura franchi le pas de la porte alors ça signifiera qu’il a gagné et qu’il sera prêt à s’installer. « A vous entendre vous me paraissait loin d’être sans défense ! » Quand on a un tempérament de feu, Judd est persuadé qu’on peut faire de grandes choses sans pour autant avoir toutes les cartes en main. C’est ainsi qu’il pense même si elle ne voit rien, elle pourra se défendre. Bon, elle n’est pas un super héros, il ne la connait même pas pour affirmer ce genre de chose mais Judd croit en la force mentale et vu comment elle l’envoie bouler de la sorte, il pense qu’elle en est doté. Judd ne cherche pas toujours à analyser les gens avant même de les connaitre mais là, c’est exactement ce qu’il a fait. Le jeune policier en année sabbatique se mit à souffler. Elle n’est clairement pas facile. Avec son travail il en a vu des cas dur mais là, c’est limite mission impossible pour le coup mais bon, il ne va pas se laisser abattre. Il en est hors de question. Il ne la laissera pas faire et trouvera de quoi l’amadouer. Enfin, il n’en est pas si sûr, elle a l’air d’avoir son caractère. Vivre avec elle, travailler à ses côtés ne sera pas tâche facile mais la difficulté ne lui fait pas peur. Il ne serait pas ici sinon, puisqu’il veut des réponses et sans approcher de la jeune femme aveugle, ça sera mission impossible. Judd pour le coup ne sait pas quoi lui dire. Le silence parfois est la meilleure des choses et là, c’est ce qui lui parait le plus logique. Inutile de lui répéter encore et toujours les mêmes choses, elle a très bien compris. Mason ne lui a pas dit que ça serait aussi difficile mais peut-être qu’avec son travail initial, il pensait que ça serait plus facile pour lui. De toute évidence il a eu tort mais Judd ne lui dira surement pas tout cela. En même temps ça ne lui ressemble clairement pas de montrer ses faiblesses et être toujours dans le jardin, pour lui c’en est une. « Vous savez, je sais être patient donc je saurai gagner votre confiance et vous montrer que je ne vous veut aucun mal ! » Bon en réalité, la patience est loin d’être sa qualité principale, loin de là mais bon, il n’a pas le choix. Il n’aurait pas des idées en tête comme fouiller ses affaires et fouiller dans son passé, il serait sans doute déjà parti. Ce n’est pas avec le salaire qu’il va gagner que cela l’aurait dérangé de fuir. Il  pourtant trop à perdre comme le fait de pouvoir découvrir des choses, ces choses si importantes pour lui. Tout comme tout ce qui touche sa sœur. Le jeune homme commence à perdre son sang-froid mais pour le coup, il ne veut pas le montrer. Ce n’est pas facile, il va finir par abandonner et revenir à la charger à un autre moment, quand elle aura baissé sa garde mais il veut se persuader qu’il va réussir à la faire changer d’avis. Même s’il veut fouiller dans son passé, il ne lui veut aucun mal au contraire. Mattie est une victime des crimes de son père, il ne remet pas la faute sur elle. Judd fut bouche bés en l’entendant lui dire très clairement pourquoi il est là. Et merde, c’était plus facile à dire qu’à faire mais il ne se laisse pas démonter. « Mission ? Je ne sais même pas de quoi vous êtes en train de me parler » Il le sait très bien, mais ce n’est qu’un détail. Mentir c’est mal mais il a été embauché  pour ça alors il ne va pas rater cette partie-là de son travail dès le premier jour. Si elle l’a si bien deviné alors elle ne lui en voudra pas en ayant la confirmation plus tard. Enfin sans doute que si vu le caractère mais bon. On ne peut pas tout avoir. A l’écouter, il se rend bien compte qu’il est dans la merde. Il n’aime pas mentir, il l’a déjà fait mais lui dire encore et encore qu’elle a tort alors que c’est parfaitement le cas, c’est un peu trop lui demander. Il essaye toutefois même s’il ne parait pas trop convaincant, ni convaincu de bien lui parler. « Je ne sais même pas pourquoi je vous aiderai. Je ferais le ménage comme tout colocataire digne de ce nom, je ne suis pas un porc mais c’est tout ! » Un colocataire qui sera bien trop collant mais ce genre de mec existe sans qu’on les embauche pur aider la personne. Bon, en général ce genre de mec fait flipper mais ce n’est qu’un détail. « Ecoutez, vous savez ce qu’on va faire ? Vous allez contacter Mason, vous assurer que je suis bien le colocataire qu’il vous envoie. Je trouverai une chambre pour la nuit et demain je reviendrai pour le déménagement ! » Enfin pour un déménagement, il n’a pas beaucoup d’affaire puisqu’il a seulement quelques valises, rien de plus puisqu’il ne compte pas passer sa vie entière ici. Sa vie en Corse l’attend mais bon, ça risque d’être long par ici avant cela vu la manière dont ça commence. Judd qui se disant patient, là c’était trop lui demander. Parlementer pour rien pendant des heureux, ce n’est pas son style alors il ne compte pas le faire. En plus, lui mentir encore et encore, ce n’est pas son délire alors vaut sans doute mieux qu’elle prenne le temps de réfléchir et parler avec Mason, peut-être qu’aujourd’hui ce n’est pas son jour et qu’elle sera plus d’humeur à négocier demain. Vaut mieux car il n’a plus beaucoup de sous alors il ne risque pas de rester à l’hôtel encore longtemps.

FIN

LUCKYRED
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Premier jour de travail... enfin de colocation je veux dire ▬ Juddie

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