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 Oh I'm going to mess this up {Buck + Jules }

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MessageSujet: Oh I'm going to mess this up {Buck + Jules }    Lun 3 Oct - 23:07


I am out of luck I am waiting to break. When I keep saying that I'm looking for a way to escape. Oh I m wishing I had what I'd taken for granted. I can't help you when I'm only gonna do you wrong. Oh I'm going to mess this up. Oh this is just my luck over and over and over again


Une musique résonne au fond de tes oreilles. Ce n'est pas ton genre de t'enfermer dans une bulle musicale. En temps normal, tu aurais mis la musique à fond, histoire d'agacer ton père. Là non. Il n'est plus le seul que tu peux agacer, il y a cerbère. Tu ne sais pas pourquoi tu ne mets pas cette musique à fond, au lieu de l'écouter dans ces écouteurs. L'idée est parvenue à ton cerveau, mais elle est vite revenue. Ce soir, t'as pas envie de voir sa tête, tu l'évites pas plus que d'habitude. T'as juste pas envie. Alors tu te contentes de fermer les yeux et d'écouter paisiblement cette musique. Repensant aux derniers jours. A tes dernières actions. Une semaine que tu es sorti de ta prison dorée et il s'en est passé des choses en une semaine. Tu commences à reprendre du poil de la bête, il était temps. Il était temps que tout revienne à la normal. Tu as besoin de sentir que ta vie n'est pas dirigée par ce vigile ou cette homme qui se proclame père. Il va bientôt se proclamer père de l'année si on l'écoute. Pacotille. Tu n'en penses pas moins. A tes yeux, il ne sera jamais ton père, il n'a pas cette fonction et il ne l'aura jamais. Plutôt crever que de reconnaître qu'il puisse un jour l'être. En ce moment, il mène peut-être les directives, mais tu contournes son système. Et puis quoi encore ? Tu n'as jamais été fait pour être emprisonné, du moins pas en étant clean. Cette semaine tu as remis ta vie sur les railles, les railles de la débauche et de la perversité. Ce n'est pas tes mots, mais les siens, ce qui t'as bien fait sourire. Elle ne sait pas de quoi elle parle. Elle parle, encore et toujours, elle ne fait que ça. Ce qui t'agaces le plus, t'aimerais bien avoir une télécommande et appuyer sur le bouton « muet » histoire que tes oreilles puissent se reposer. Hors c'est impossible, voilà pourquoi ce soir t'as pas envie de voir sa tête de babouin. Un babouin sexy, mais un babouin tout de même. Appelons un chat, un chat. Tes doigts arrivent sur tes lèvres, t'amenant à des souvenirs pas si lointain. Des retrouvailles, des envies qui ne s'étaient jamais montrées jusqu'à là. Tu n'arrives pas à comprendre ce qui se passe dans ta tête. Ce n'est que lui,  non ce n'est pas que lui. Chuck ce n'est pas n'importe qui. Tu te tuerais pour lui, t'as bien failli à plusieurs reprises, mais non. Tu restes en vie pour lui, à cause de lui. Il est ta constance et ça n'est pas prêt de changer. Seulement tu n'arrives pas à expliquer tous ces désirs. Des envies t'en as toujours eu, mais pas comme ça, pas avec lui. Quoique ? Tu t'es jamais vraiment penché sur la question. Et là t'as pas non plus envie de laisser tes pensées divaguer. Penser, tu as horreur de ça. Surtout en étant « sobre ». Tout ce que tu sais, c'est que tu as envie de le voir et rien ne va t'y arrêter. Surtout pas elle, oh que non ! Depuis ta virée nocturne, elle te surveille encore, mais qu'importe ! Entre ton réveil ou plutôt ton retour imbibé d'alcool et le réveil avec Chuck, elle en a eu des surprises en une semaine la cerbère. Tu l'avais prévenu. Tu lui avais bien dit que rien, ni personne ne te retiendrait bien longtemps loin de lui. Ce n'est pas juste une personne, t'as besoin de lui, de sa présence, de sa chaleur, de ses regards, de son être. Tu ne veux pas qu'une partie de Chuck, tu le veux en entier. Ça a toujours été ainsi et ça n'est pas prêt de changer. Elle va devoir s'y faire et puis elle pense faire quoi ? Camper dans ta chambre et puis quoi encore ? Ce n'est pas la fête à la vieille Hogkin ! Elle s'invite peut-être dans ta maison, mais sûrement pas dans ta chambre. Chacun son intimité et les poules seront bien gardées ! Attrapant ce qui te sert de téléphone, ton seul moyen de contacter ta moitié. Petit message pour le prévenir de ton arrivée. En temps normal, t'en as pas besoin, mais là si, t'as pas envie de revoir ce que tu as vu la dernière fois. Lui et cette gourdasse. En soit, ce n'est rien, tu l'as déjà vu avec un mec ou une meuf, mais là non, c'était la goutte de trop, la sensation imprévisible. Le truc qui ne collait pas. Message subliminal, lui indiquant qu'il a intérêt d'être seul car tu ramènes tes fesses. Chacun votre tour, vous gravissez cette fenêtre. L'impression qu'il est plus doué que toi, plus habile dans ses gestes pour monter et descendre cette fenêtre. Un jour, elle causera votre mort, mais pour l'heure, c'est ta porte de sortie. Si elle croit qu'elle peut t'empêcher de sortir avec ce malheur truc. Tu en fais qu'une bouchée. Hop il n'y a plus de cadenas. La sensation de savoir que dans quelques minutes tu seras dans votre petite bulle, te donne le courage de descendre de ta tour d’ivoire. Tel un cliché de vieux romans épistolaire, tu pars à sa conquête.

Farfouillant dans tes poches, ton zippo s'y trouve, mais pas le paquet de clope. Shit. Tu as dû le faire tomber en cours de route ou bien… non elle n'aurait pas osé te faire les poches ? Quoique venant d'elle, tu as l'impression que plus rien ne te surprend. Elle est capable de tout pour te pourrir la vie. Telle une vipère, elle s'engouffre là où tu ne l'y attends pas, comme par exemple tes poches. « Salope » dis-tu tout haut. A la bonheur, il n'y a personne dans les rues, il faut dire qu'à cette heure, la ville dort. Ils ne sont pas tous noctambule comme toi. Le fait de ne pas avoir ton paquet te chagrine un brin, bien sûr que Chuck pourra t'en refiler un, mais ça sera différent. Là c'était un paquet. Ouais, bon tu pars dans tes débats intérieurs et ce n'est pas bon. On va se contenter de marcher et advienne que pourra. Le truc qui te ronge, c'est que tu n'as pas envie d'arriver les mains vides. Il t'a déjà procuré des clopes, de l'alcool, oui bon pour ta défense, tu ne peux rien faire. Lui n'a pas un cerbère sur le dos, juste un costume que tu as terriblement envie de lui enlever… tes pas se finissent par te mener dans une rue, remarquant que tu n'es pas sur la bonne route. Étrange. Tu n'es pas du genre à te tromper dans tes pas, même l'esprit ailleurs. Bien que la vision de Chuck torse nu au dessus de toi, à le don de te faire perdre un peu les pédales. Ou tu es peut-être juste en manque. Ceci expliquerait bien des choses. Soucis à nouveau, tu n'as pas le temps de trouver le coup d'une nuit et pas spécialement l'envie. Ce qui est de nouveau étrange. Cela ne te ressemble pas, prendre quelqu'un au hasard et prendre ton pieds, ça a toujours été ton moment favoris de la semaine et du week-end. Là non. Tu as juste envie de le retrouver. Repensant au fait, que tu lui as presque avouer avoir envie de lui, rien que de lui. La drogue a été en ta faveur, même si ce soir là, tu n'étais pas en train de plané. C'est d'ailleurs le soir où il t'a rejoint. T'étais juste dans un trip ou tu avais envie de dire ce qui te plaisait. Une envie de dire ce que tu avais dans la tête. Ce n'était pas à prendre au sérieux, quoique ? T'en sais rien. Et ce n'est pas le quart d'heure pour y réfléchir. Une silhouette s'avance vers toi. Cette silhouette te dit vaguement quelque chose, mais t'es pas vraiment sûr. Sûrement un délire de ton imagination. Dans ce genre de moment, t'as envie de planer plutôt que d'être sobre. T'as l'impression que la terre entière se moque de toi. Sensation des plus dérangeantes. La silhouette te dépasse, une odeur de déjà vu. Ta cadence finit par se stopper, te retournant un instant. Il en a fait de même. Plissant les yeux, sortant la tête de ton manteau. « Pincez-moi je rêve ! » dis-tu à ton interlocuteur. Si tu t'attendais à le trouver ici, en pleine nuit, sûrement pas. Le voilà ton signe !
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MessageSujet: Re: Oh I'm going to mess this up {Buck + Jules }    Mar 4 Oct - 23:00


I am out of luck I am waiting to break. When I keep saying that I'm looking for a way to escape. Oh I m wishing I had what I'd taken for granted. I can't help you when I'm only gonna do you wrong. Oh I'm going to mess this up. Oh this is just my luck over and over and over again


« C'est comme ça que je me suis retrouvée à travailler avec mon cousin. C'est pas vraiment ce que j'aime le plus mais si ça peux me permettre d'avoir un travail et puis ... » et voilà qu'il avait à nouveau décrocher de ce qu'elle était entrain de dire. Ça faisait combien de temps qu'il était là déjà ? Jules scruta l'heure qu'indiquait sa montre et c'est avec effrois qu'il remarqua qu'écouter la blonde écervelée lui avait coûté deux heures de son temps. Il commanda un nouveau verre, son dixième en deux heures et pourtant il ne ressentait aucun des effets de l'alcool. Peut-être qu'à force d'écouter cette blonde, il pouvait se rendre compte à quel point il n'était pas si con sobre. Il le vida cul sec, se leva du tabouret qui lui écrasait le fessier depuis presque deux heures et lâcha un soupir bruyant. « Bon écoute, ça fait deux heures que j't'écoute parler et j't'avoue que j'en ai rien à foutre. Soit j'me barre d'ici soit tu m'fais une pipe dans les chiottes d'à côté. » il avait toujours été un peu plus délicat avec ses conquêtes, mais faut avouer que la fatigue en plus de la voix niaise de sa camarade de soirée lui avait grillé les neurones. Et adieu le délicat, il voulait parler avec gras et nonchalance, de quoi la faire fuir et il pourrait rentrer chez lui et se réconforter avec une bonne nuit de sommeil. Contre attente, aucune claque ne vient à l'encontre de sa joue. Un de ses sourcils se releva tout comme la blonde qui, avec un de ces sourires salaces et perfides le traîna jusqu'aux toilettes d'à côté. Et merde, moi qui pensait m'en débarrasser comme ça ; et plusieurs minutes plus tard, Jules pu enfin ressortir des toilettes les joues rouges et boutonnant son jean. Il se demandait si le fait de parler autant avait donné un petit plus à la blonde, ou c'était un don naturel. Elle sortit à son tour, venant embrasser le coin de ses lèvres et repartit saouler un autre mec avec ses histoires de merde. Un autre allait faire l'erreur de l'écouter sans rien dire, paix à son âme.

Après un autre verre qu'il s'accorda comme récompense, il planqua ses mains dans les poches de sa veste et quitta le bar pour se dégourdir les jambes. Il n'était visiblement pas pressé de rentrer, l'idée d'une bonne sieste avait quitté sa cervelle et puis il n'y avait personne. C'était vide, comme d'habitude. À part son clébard, personne d'autre ne l'attendait. Et encore, son chien l'attendait seulement parce qu'il voyait en Jules une source de nourriture : croquettes et tout le bordel. Une clope aux coins des lèvres, il fit un arrêt chez une de ses connaissances pour se réapprovisionner niveau crack. Bien qu'il ai déjà le maximum chez lui, ça lui permettait de croiser quelques connaissances, se faire une ou deux lignes avant de repartir une bière offerte à la main. Clope aux bouts des lèvres, bière à la main droite et l'autre fourré dans sa poche ainsi que son nez lui piquant légèrement dû aux deux lignes qu'il venait de se faire, Jules remontait l'allée quelques peu perdu dans ses pensées. Chaque visage de ses connaissances passait en clair devant ses yeux : Caleb, Pam, son père, Izzy, sa mère et Caitlin. Beaucoup trop de chose remontait à la surface. Beaucoup trop de problème, peu de consolation et des discutions qui lui donnait envie de gerber. Pourquoi être revenu alors qu'il se sentait si bien là-bas ? Qu'est-ce qu'il pouvait être con quand même. Il jeta sa bière à moitié vide sur le chemin, tourna à l'intersection pour retrouver son chemin et rentrer chez lui mais une silhouette apparu au bout de ce même chemin. Une vague impression de connaître cette silhouette le perturba ; ça doit être la coc Jules, panique pas. Il tira une bouffée sur sa cigarette. Ça ce rapprochait. Il fixa l'ombre. Ou le corps. Homme ou femme ? Un homme. Jules écrasa sa cigarette, continuant de remonter la rue. Il essayait de poser son attention ailleurs mais cette sensation de reconnaître ce gamin l'énervait de plus en plus. Trois pas succédèrent la rencontre du blond. Il s'arrêta, se retourna et il remercia intérieurement le lampadaire à la lumière orange qui éclairait à sa façon leur deux visages. Le gamin s'exclama. Pas de doute, c'était bien lui. « Merde alors, Ben ! Ça fait un bail qu'on s'est pas vue ! T'étais passé où, t'sais qu'j'ai cru tu t'étais fait une overdose ou j'sais pas quoi ? » il finit par se rapprocher, donnant un coup de poing amical sur l'épaule du blondinet. Un lointain client qui avait cessé de venir du jour au lendemain, ce qui l'avait inquiet jusqu'à ce qu'il l'oublie. On oublie vite ses clients histoire d'avoir encore une conscience le lendemain matin. Sans conscience, t'es le meilleur dealer. Avec une conscience, t'es rien d'autre qu'un gars qui fait partie du centre d'aide pour les drogués tout en leur refilant leur crack. Il se sortit une nouvelle cigarette le stress partit et pu enfin se détendre correctement. Faut pas croire ce qu'on dit, quand t'es droguée tu vois pas la vie en rose et tout est beau, tout est jolie. Tu vois comme un albinos dans un monde où il peux voir les couleurs, tu te sens un peu différent et invincible, ailleurs de tout stress et emmerdement. T'es dans ton monde, mais pas comme un autiste non plus. Tu planes, voilà le mot qu'il cherchait depuis tout à l'heure. « T'en veux une ? » il tendit vers lui son paquet de cigarette qu'il n'aurait jamais partagé pour rien au monde. Ses cigarettes c'était sacré pour lui, alors en donner gentiment aux autres c'est qu'il n'était vraiment pas dans son état normal.
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MessageSujet: Re: Oh I'm going to mess this up {Buck + Jules }    Dim 9 Oct - 20:30


I am out of luck I am waiting to break. When I keep saying that I'm looking for a way to escape. Oh I m wishing I had what I'd taken for granted. I can't help you when I'm only gonna do you wrong. Oh I'm going to mess this up. Oh this is just my luck over and over and over again


Un pas à gauche, puis à droite. Tu ne sais vraiment pas pourquoi tu es dans le coin, ça n'a rien du quartier de Chuck. Tu en es même très loin. Trop loin à ton goût. Il faut que tu arrêtes de te disperser dans tes pensées. Il faut qu'il sorte de ta tête, lui et son corps. Ces envies qui te prennent de plus en plus en ce moment, ce n'est pas possible. Et puis pourquoi tu as parlé à voix haute ? T'en sais rien et ça te va très bien. Mettant ton cerveau en pause, enfonçant ta tête un peu plus dans ton colle, tu avances. L'heure passe et tu n'es pas toujours pas à ses côtés. N'ayant toujours rien trouvé à lui amener. En même temps, ce n'est pas l'heure qui va t'aider. La plupart des gens normalement constitués dorment à cette heure. Les bars se ferment et ne parlons pas du tabac, qui a dû fermer depuis bien trop longtemps. Trop pour que tu dises l'heure exacte. Soufflant un bon coup, tout ça te soûle. Il y a d'abord ce confinement, enfin ce que tu subis la journée car en ce moment tu l'envoies valser. C'est à se demander pourquoi tu ne l'as pas fait plutôt, l'envie qui te manquait ? Ou alors le sevrage ou le fait qu'elle soit plus chiante et accaparante. Elle a tout de même lâcher du lest, ou comprendre que tu n'étais plus fort qu'elle ? Allez savoir, pour l'heure, tu es bien content d'être dehors, malgré ce froid. Les mains dans tes poches, tu avances à la lueur du lampadaire. Dans quelques minutes tu seras au chaud, dans votre petite bulle. L'idée te plaît et t'aide à avancer plus vite. Depuis que vous vous êtes retrouvés, tu as envie que d'être avec lui. Vous avez toujours été comme ça et puis là tu as cinq mois à rattraper ce qui n'est pas rien. T'as envie de faire naître toute lueur obscur au fond de toi. A commencé par celle qui a vu le jour lorsqu'il t'a dit pour son emploi. Celle qui a légèrement grandi en rentrant chez lui. Celle que tu as laissé aller lors des sms. Cette jalousie qui s'engouffre en toi, une étrange sensation. Quelque chose qui te paraît étranger, du moins jusqu'ici tu n'as pas ressenti ça, surtout pas envers Chuck. Est-ce que cette absence qui a crée tout ça ? Où le fait qu'il ait avancé sans toi ? La question se pose ou du moins les questions se posent et se succèdent, sans jamais vraiment trouver de réponse. Pourtant dans son regard, tu vois bien que tu as toujours ta place. Il t'a fait le résumé de sa vie sans toi, ces deux mots t'arrachent une grimace. Rien qu'en y songeant, alors en vrai ça doit être pire. Bougeant un peu le nez, tu finis par sortir de ton confort, c'est à ce moment que la silhouette apparaît sous tes yeux. Une silhouette qui te dit vaguement quelque chose. Un déjà vu que tu connais. Le noir qu’obscurcis peut-être la raison, mais tu es persuadé de connaître cette silhouette qui se dessine à l'horizon. Tu le sens au fond de tes tripes. Tu n'arrives juste pas à savoir qui est cette personne. Tu vas bientôt le savoir. Vous vous croisez et là tu fronces les sourcils, croyant avoir apperçu un fantôme. Te retournant sur toi même un instant. Est-ce vraiment lui ? « Merde alors, Ben ! Ça fait un bail qu'on s'est pas vue ! T'étais passé où, t'sais qu'j'ai cru tu t'étais fait une overdose ou j'sais pas quoi ? »   Apparemment faut croire que tu l'as bien reconnu. Et bien si tu t'attendais à le voir ce soir, enfin cette nuit, absolument pas. T'y vois ici un signe du destin. Toi qui cherchais un moyen de ramener quelque chose à Chuck, tu as peut-être trouvé. Dire qu'en plus, tu as songé à lui quelques jours plutôt. Jules et ses substances. Lui seul connaît tes véritables besoins, comme n'importe quel dealer. Seulement, il te fournit toujours quelque chose de plaisant, encore heureux. Ses pupilles sont dilatées. Tu l'envies. L'enfoiré plane, à l'inverse de toi. Cette jalousie grandit un peu plus. Pourquoi l'univers se moque de toi ? Injustice. Ou alors elle tente de t'envoyer un message ou plutôt quelqu'un. Elle veut que tu reprennes tes bonnes habitudes. C'est ça que tu vois dans ta rencontre avec Jules et non une coïncidence. S'il faut songer, autant le faire dans un but plaisant ! Là tu as clairement envie de croire que tu dois foncer tête baisser dans ce mur. T'as envie d'être tout aussi arraché que lui. Ce manque, tu le ressens, encore plus en le voyant. Cette sensation, t'en as besoin. Il te tend une clope, c'est définitif : il plane. Et pas qu'un peu. Jules qui te propose une clope ? En temps normal, il le fait jamais, sauf au pix de quelque chose. On ne passe pas une clope à n'importe qui, même si c'est un bon client. C'est ce qu'il t'avait dit une fois. Tu sais même pas pourquoi cette phrase t'est restée en tête. Tu te fais pas prier pour en prendre une. Baissant la tête pour partager son feu. Sentant la nicotine s'infiltrer dans chacune de tes parties. Dam it que ça fait du bien. Tu revis un cours instant et pourtant ce n'est rien comparer au bonheur que Jules vit en ce moment. Ce que tu l'envies … « Hélas non, le vieux m'a envoyé en désintox ! » finis-tu par lâcher, tout en remettant une main dans l'une de tes poches. C'est qu'il ne fait pas chaud en vrai. Gardant l'autre à l'extérieur, s'alignant parfaitement avec les courbes de cette cigarette. « Alors qu'est-ce qui t'amènes dans l'coin ? Aux dernières nouvelles, tu vivais loin d'ici ? » La mettant délicatement entre tes lèvres, tu en extrais une petite taffe. Tu la savoures. En ce moment tu redécouvres les joies de la cigarette. Tu savoures chaque instant, comme ci c'était le dernier. Et ça te fait du bien, mais t'as besoin de plus et ça tu l'sais, tu l'sens au fond de toi. La nicotine ça va cinq minutes.  
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MessageSujet: Re: Oh I'm going to mess this up {Buck + Jules }    Jeu 13 Oct - 0:52


I am out of luck I am waiting to break. When I keep saying that I'm looking for a way to escape. Oh I m wishing I had what I'd taken for granted. I can't help you when I'm only gonna do you wrong. Oh I'm going to mess this up. Oh this is just my luck over and over and over again


Le froid l'importait peu, il ne voyait plus que des formes flous et ressentait une vague de chaleur intense. L'un des mauvais effets de la drogue, ce voile flou qui se posait de temps à autre sur ses yeux pour lui rappeler qu'il n'était pas dans un état propice à prendre des décisions. Dans un état propice à rien du tout, même. C'est comme si, grâce à ces particules blanches, il envoyait tout valser et décidait de partir sur son monde en gardant les pieds sur terre. Jules pouvait toujours avoir de banale conversation avec les autres : la preuve en direct avec Ben. Il pouvait presque réfléchir pour sortir les mots correctes et ne pas passer pour un pauvre taré défoncé. Un frisson le parcouru, il ne savait si c'était le froid, une faible brise ou un mélange de son imagination qui le faisait délirer. Il enfonça une main dans sa poche, tandis que l'autre s'activait à faire cramer ce bout de nicotine qu'il changerait bientôt pour aucune raison valable. Sans réfléchir, il venait de proposer une cigarette à son ancien client comme si lui en passer une était une chose tout à fait normal et habituel de sa part. Sa conscience, toujours en vie mais endormit au fond de sa cervelle, se jetait contre les parois de son crâne pour le réveiller et reprendre sa cigarette. Trop tard. Ben l'avait déjà dans la main, il lui avait passé du feu et Jules vient ranger son paquet dans sa poche arrière. C'était qu'une cigarette de perdu, pas de quoi en faire tout un drame.

À voir la façon dont Ben appréciait cette cigarette, Jules se maudit de ne pas en faire de même. Prend ton temps, apprécie la fumée et ses biens faits, t'en grillera une autre plus tard ; pensa t-il avant de jeter sa cigarette au sol, l'écraser sous sa semelle et s'en ressortir une autre. Pas le temps pour ce genre de connerie, il avait besoin d'un paquet entier pour se calmer. Ses yeux rencontrèrent les pépites bleus clairs de son interlocuteur qui venait de lui expliquer que son père l'avait foutu en désintox. Le jeune homme resta pendant quelques secondes sans bouger, sous le coup du choc avant de reprendre ses gestes pour mener à bien sa quête ''s'allumer une cigarette''. « C'est pire que d'faire une overdose. J'aurai crevé à ta place. » un sifflement admiratif fila entre ses lèvres, avant d'enfoncer ses deux mains dans ses poches et laisser sa cigarette se consumer seule au bout de ses lèvres. Plusieurs de ses clients avaient filé en désintox et avaient pointé leur nez quelques jours après leurs sorties chez lui, ou chez Pam. Ils avaient tous l'air blafard et tremblaient comme des cons, à se demander si on leurs avaient pas retirer une partie de leur cervelle et muscle au passage. Jules ne s'était jamais, Ô grand jamais, rentrer dans un centre de désintox. Autant crever tout de suite. Il savait que s'il aurait continué à habiter chez son père, il y aurait eu le droit aussi. Cet endroit qui paraissait pire qu'une prison, où on te force à oublier ce qui t'a rendu accro, où l'on te force à te souvenir que respirer est la seule solution qui te tient encore debout à l'heure qu'il est. Où la drogue n'est rien d'autre qu'un traquenard au sens de la vie. Il aurait bien craché sur ces principes, mais il aurait eu l'air bien con à cracher dans le vide. Il aurait pu dire que ce n'est pas de sa faute, qu'il est totalement dans un monde à part mais tout de même. Même drogué, il a des principes à la con. La voix du jeune blondinet le ramena à la vie, comme un nouveau souffle, comme son premier cri, sa première vision. Drôle de sensation. Il exquise un sourire incompréhensible avant de se pencher sur les mots brouillons de Ben. « J'ai décroché un job dans un cabinet d'avocat, à Leeds. Rien d'bien suprême mais ça paye plutôt bien pour un mec comme moi. 'Pis, c'est l'moment de retourner à ses sources. Fallait bien qu'je le fasse un jour ou l'autre. » il omit de parler de son frangin, il aurait duré des heures à raconter ses motivations quant à son retour. Hors, il n'avait pas des heures devant lui pour papoter comme la petite vieille du coin. Il cracha stupidement sa cigarette au sol, l'écrasa près du mégot à moitié fumé et s'en sortit une nouvelle. « Comme t'es partit en désintox, t'as tout arrêté ? » un de ses sourcils se haussa, plantant ses yeux dans ceux de son camarade. Ça ferait beaucoup trop bizarre de se dire que Ben a tout arrêté. À fait une croix entière sur toute les substances pourtant si délicates et de qualités qu'il lui offrait -parce qu'en plus de ça, puisque Ben était tout de même un assez bon client, Jules lui faisait des remises sur tout ce qu'il lui vendait. C'était son petit chouchou, rien de plus. Puisque Pam n'était plus là pour lui refiler ses bijoux, Jules devait se servir lui-même. Et faut dire qu'ici, à Drewsbury, ils ne vendent pas tout et n'importe quoi. De la qualité comme il n'en avait pratiquement pas vue. Assez rare pour un bled paumé comme ici. « J'voudrais pas être celui qui t'renfonces, t'sais. T'as p't'être vraiment envie de passer à autre chose et j'comprendrais parfaitement, Ben. » ce n'était pas faire preuve de bonne conscience en disant cela. Il ne voulait vraiment pas le forcer à recommencer, surtout si Ben avait envie de passer à autre chose. Mais, les affaires sont les affaires. Si Ben ne disait pas non de lui-même, Jules ne le fera pas. Cruel mais juste pour un vendeur.
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MessageSujet: Re: Oh I'm going to mess this up {Buck + Jules }    Mer 19 Oct - 23:12


I am out of luck I am waiting to break. When I keep saying that I'm looking for a way to escape. Oh I m wishing I had what I'd taken for granted. I can't help you when I'm only gonna do you wrong. Oh I'm going to mess this up. Oh this is just my luck over and over and over again


L'envie. Tu la ressens, elle s’incruste en toi, tel une idée. Fixant ses lèvres, puis ses mains. Elle parcourt ton corps, se créant un passage dans le creux de ton cerveau. Tu frisonnes rien qu'à l'idée d'être transportée par cette envie. T'en as besoin. Tu vis pour ça, ou presque. Il paraît qu'on a besoin d'oxygène pour vivre, toi t'as surtout besoin de ça et de lui. L'un n'étant pas là, l'autre pouvant se montrer à toi. Cela serait étrange de refuser, surtout venant de ta part. La réflexion, tu l'envoies valser. Les idées préconçues aussi. A quoi bon ? Tu sais ce que tu es et ça te fait rien. Cette envie, tu as besoin de la ressentir. T'as besoin qu'elle te pénètre, qu'elle s’imprègne en toi. Tu veux la ressentir. Tu veux sentir chaque millimètre. Tu sais que t'en as besoin. T'es rien qu'un addict et tu le vis bien. Très bien. Contrairement aux autres, tu n'as jamais caché tes envies ou tes besoins. Tu as besoin de lui, comme tu as besoin de planer. De prendre ton pieds. D'être en exacte. La vie ce n'est pas un bisounours qui cavale de gauche à droite. Oh que non. La vie n'est rien qu'une pourriture qui sert à gâcher une existence triste et morne. Oui, tu as une vision bien triste de la vie, mais ça t'es égale. Dans le fond, la mort nous attend tous, alors pourquoi ne pas la précipiter. Jouer avec le feu, les dangers que ça encourt. Tout cela t'excites et t'animes. Tu sais que tu as un problème et si au final c'était les autres le problème ? Juste parce que tu ne réponds pas aux critères, que tu es à part. Ou tout simplement parce que tu vis ta vie comme bon te semble, on te juge et te range dans une case. La case du mec qui ne sait pas vivre dans drogue. La case du mec qui sert à rien. Récemment, on t'a même mis dans la case du mec qui faut sauver. Ils t'ont pris pour Willy ? Tu n'as rien d'une baleine, enfin pas aux dernières nouvelles. T'es encore moins le soldat Ryan, alors leur aide, t'en as pas besoin. T'en as jamais eu besoin, pourquoi ça changerait aujourd'hui ? Ce qu'il te faut, c'est ce qui se trouve sûrement dans ses poches. Pourquoi es-tu si sûr de toi ? Parce qu'il s'agit de Jules, ce n'est pas n'importe qui. Pendant des années, il a été ton meilleur dealer. Le seul qui connaisse des tes envies, tes attentes. Il a su te faire planer à dix milles lieux d'ici. Alors oui, tu sais qu'il doit avoir un truc dans ses poches. Le destin ou autre connerie du genre ne l'aurait pas mis sur ta route sinon. Il est là devant toi, tremblant, voguant, tel un zombie. Un zombie qui t’attire et que tu envies. Bon sang que tu as besoin de ressentir ses vibres. Clairement tu t'en fous des répercutions, tu t'en es jamais soucié, ça ne va pas changer aujourd'hui. Ce n'est pas parce que tu sors du centre, d'une cure qui n'a servi à rien, que tu es calmé. Tes veines s'activent en toi. Tout est hors contrôle. Tu trépignes à l'idée de pouvoir renifler ce quelque chose. Ce besoin qui grandit au fond de toi. Ce gouffre qui ne demande qu'à être agrandit. Oh oui tu en as besoin. Tu ne demandes que ça. Les formalités sont justes bonnes à amener la conversation là où elle doit arriver : tu veux ou tu veux pas. Bien sûr que tu veux. Lui. Ses substances. Tu prends tout. Là maintenant, tu n'es pas difficile. Qu'on t'injecte un truc. N'importe quoi, du moment que tu puisses à ton tour planer. Ressentir ses effets. Vibrer en fonction de ce qui t'entoures. Alors oui à ce moment précis, tu oublies son existence, tu oublies que tu dois le retrouver. Qu'il va sûrement se demander où tu es. A ce moment précis, tu penses qu'à une chose : « T'as quoi d'bon ? » Ton regard dans le sien. Il comprend ton message, il ne faut pas sortir de saint cire pour ne pas comprendre. Combien de fois lui as-tu dit ces mots ? Trop et pas assez à la fois. Parce que dans le fond, tu t'en fous royal de sa motivation pour revenir. Personnel ou professionnel à quoi bon ? Du moment qu'il est là. Tu te fous de tout, sauf de ce que peux contenir ses moches. Reniflant tu attends. Patiemment si on veut. Tu sais que ta patience sera récompensée. Le besoin prime avant le reste. Tête baisser tu fonces, l'idée a émergé en toi. L'envie a pris possession de ton corps. Ce manque présent constamment. Tes yeux ne le quittent pas, il sort un petit sachet. L'agitant sous tes yeux. Tel un chien, tu suis ce qu'il te montre, tel une balle. Fixant, prenant à nouveau une taffe. Sentant ton bonheur se rapprocher. Le manque te consume de plus en plus. Tu ne penses à rien d'autre que ce qui se trouve dans ce petit sache. Ces quelques grains de poussières qui vont être balayés en trente secondes à peine. Ce rien qui te fait du bien. Ce tout qui te remplit en même temps. Oh oui t'en as besoin. Ton cerveau est off. Plus rien ne compte. Pas même le vibrement dans ta poche te fait sortir de cette transe. Jules est presque invisible à tes yeux. Il n'y a juste que ce petit sachet et toi. Il te dit des choses, à peine tu l'écoutes. Tu es bien trop concentré sur ce qui se présente à toi. Il l'agite, comme on agite un os ou un jouet au chien. Stoïque tu es. L'attente se fait grandir. Plus quelques secondes, qui se transforment en minutes, mais qui ne toucheront pas l'heure. Oh que non. Son prix ? Tu t'en fous, tu n'as rien sur toi, mais tu t'en fous. T'en as besoin. Ta main entre en contact avec ce petit truc. Il cause toujours, mais t'écoutes rien. De le sentir entre tes doigts, c'est une chaleur qui grandit en toi. Parce qu'à ce moment précis, t'as l'impression d'être Gollum avec son anneaux, en plus sexy certes, mais l'obsession reste la même. Est-ce que tu veux goûter ? Tu te fais pas prier. Il n'a pas besoin de t'aider. Tes narines connaissent la manœuvre et le chemin vers le paradis. Qu'importe ce qu'il te dit, toute façon il plane et tu ne vas pas tarder à le rejoindre … cinq .. quatre … trois .. deux … un …
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MessageSujet: Re: Oh I'm going to mess this up {Buck + Jules }    Ven 28 Oct - 1:03


I am out of luck I am waiting to break. When I keep saying that I'm looking for a way to escape. Oh I m wishing I had what I'd taken for granted. I can't help you when I'm only gonna do you wrong. Oh I'm going to mess this up. Oh this is just my luck over and over and over again


La nuit épaisse faisait dormir les trois quart de la population de Drewsbury. Le reste était composé de fêtard, d’adolescent en quête d’un peu d’aventure et de boisson alcoolisé qui traînait dans les bars à la recherche d’une bouteille, de vieux mecs en manque de compagnie ou d’alcool, des pères de famille qui noient leurs chagrins dans un verre de whisky, puis il y avait eux. Des âmes vagabondes qui allaient d’un point à un autre sans même savoir pourquoi. Ils étaient dans un autre monde, une autre planète, une autre terre, une autre Angleterre, une autre ville, un autre quartier. Ils étaient partout, sauf ici. La conscience de Jules planaient au dessus de l’atmosphère, se perdant dans l’infinité de l’univers tandis que ses pieds quittaient peu à peu le sol, volant au dessus des immeubles et s’imbibant du paysage qu’on lui offrait. Sa vue semblait décupler, ses sens partait puis revenait, la parole lui manquait puis semblait réapparaître à nouveau. L’état d’euphorie ne se sentait pas encore, pas encore présent dans son corps. En voyant les yeux de Ben, voûté par l’envie de planer, ça lui donnait envie d’en reprendre encore une petite dose. Rien qu’une petite dose et ça sera la dernière pour ce soir.

Son client trancha court la discussion. Finit les paroles de midinettes, voilà qu’ils rentraient dans son sujet de prédilection. Il pris un instant pour finir sa cigarette avant de sortir d’une des poches de sa veste, un petit sachet composé de l’eau bénite des droguées. Un sachet contenant des micros particules qui vous bouffaient le cerveau, qui savait vous enivrer, vous accompagner lentement jusqu’à la débauche et la mort en vous faisant croire que le monde est gentil et joli à regarder de son fauteuil et à travers ses yeux vitreux. Une belle salope réconfortante.  Il renifla un peu, et au vue du regard totalement perdu de Ben, Jules ne pu que s’en amuser. Il fit un test, balançant son sachet à droite à gauche devant son regard pour vérifier s’il le suivait. Et Ben était devenu un ridicule clébard. Un clébard qui dans quelques secondes tomberaient dans une débauche et un plane impeccable. Il aurait voulu le traiter de con prétentieux et stupide, mais se retient. Insulter un client, c’est pas bon pour les affaires. « J’viens tout juste de l’acheter. Elle est miraculeuse, mais l’une des pires. Quand tu rechutes, deux heures après t’accours pour en redemander. » un rire s’échappa de ses lèvres, face à cette triste réalité. La plupart des drogués se drôle pour fuir le système capitaliste et rêve d’un monde libre mais se retrouve attaché à cette poudre blanche qui fait pourtant tourner le monde. Que vous êtes tous cons. Ben attrapa le sachet, sans délicatesse mais ça n’était pas de son ressort. « Tu devrais faire gaffe quand même. Prend en une petite dose, surtout dans ton cas. S’arrêter cinq mois et reprendre, c’est plus dangereux que d’en prendre tous les jours. » il ne savait pas pourquoi il continuait à parler, Ben ne l’écoutait plus depuis longtemps. Depuis qu’il avait sortit son paquet miracle, mais tant pis il continuait quand même. « Elle m’a coûté la blinde, donc tu devras m’rembourser. Tu m’payeras demain s’tu veux. » et puisque son client ne l’écoutait pas et n’en faisait qu’à sa tête, trop avide de pouvoir et de planer, Jules allait lui faire payer le prix fort. Après toute les remises qu’il lui a faite, Ben pourrait faire un minime effort, pas vrai ? D’un œil distrait, Jules le regarda sniffer son trésor. Continue, continue jusqu’à crever avant même d’avoir sentit les effets ; un nouveau rire plomba le silence douteux. Il se sortit une nouvelle cigarette, avant de fouiller dans une de ses poches intérieurs pour en sortir son bijoux à lui. Une petit boîte en fer qui contenait son miracle de la vie. Il l’ouvrit, espionna pendant un instant sa poudre blanche pour vérifier qu’elle n’était pas en vie, puis en pris une douce inspiration. Allez, ça suffit pour ce soir. Il rangea son bébé dans sa poche, se gratta le bout de son nez avant de venir s’adosser au mur. La lumière orangé lui pétait les yeux, puisqu’il venait de se placer juste en dessous. Pas sa plus belle idée, mais la flemme lui bouffait les os et l’empêchait de se redresser.

Il était donc arrivé à ce stade ? Ses yeux vitreux fixaient le vide méchamment, comme si le trottoir était la cause de tout ses malheurs, de tout les malheurs de la terre. Il était arrivé au stade de drogué pur et simple. Un dealeur sans envergures qui s’était trouvé un boulot, baisait la femme de son patron, se droguait tout les soirs avant de dormir, en prenait un peu le matin pour se donner du courage avant de répéter la même chose chaque jour. Le soir, il baladait son corps à la recherche d’une source de chaleur réconfortante. Quelques choses qui lui dirait que non, il n’était pas qu’un bon un rien, qu’un imbécile et que oui, il y avait encore de l’espoir dans sa vie de con. Que peut-être pouvait-il devenir quelqu’un de plus important aux yeux de quelqu’un. Un nouveau rire fendit ses lèvres, laissant tomber des cendres sur sa veste. Voilà qu’il parlait comme un narco-dépressif. Maintenant, c’est toi le pathétique. Il releva les yeux et tomba net sur Ben. « Tu planes déjà, connard. » il était déjà partie. C’était pas faute de l’avoir prévenue qu’avec cette poudre, tu parts en deux millièmes de secondes. Ça t’asperges le cerveau d’une vitesse beaucoup trop impressionnante pour être réel. Il fixait Ben d’un œil distant. Ce petit blond frêle qui lui donnait envie d’arracher son sachet des mains et lui interdire comme tout bon père que ce genre de chose était nocif pour la santé. Trop tard. T’es déjà condamné, mon con.
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MessageSujet: Re: Oh I'm going to mess this up {Buck + Jules }    Ven 11 Nov - 20:51


I am out of luck I am waiting to break. When I keep saying that I'm looking for a way to escape. Oh I m wishing I had what I'd taken for granted. I can't help you when I'm only gonna do you wrong. Oh I'm going to mess this up. Oh this is just my luck over and over and over again


Une journée comme les autres. Sans événement particulier. Chiante au possible. Tu as vu ton père. Tu as fui le bureau. Pour le nombre de fois où tu t’es excusé sans raison valable, tu te dis que si tu ne bossais pas pour lui, tu aurais déjà été viré depuis longtemps. D’un autre côté, s’il n’était pas là, tu n’aurais pas de raison de te tirer au beau milieu de la journée. Tu soupires en te massant le front. Tu ne comprends pas pourquoi il ressent le besoin d’avoir une vraie conversation avec toi. Et pourtant, il essaye. Il essaye vraiment. Et ça te rend dingue. Ça te rend dingue car tu ne sais pas où il veut en venir. Parce que c’est ton père et que, comme toi, il a toujours quelque chose derrière la tête. Alors ses efforts te foutent la trouille. Tu as peur qu’il te roule, qu’il t’humilie. Tu n’es pas là pour te sentir faible. Si tu as accepté ce job, c’est pour lui montrer que tu vaux mieux que lui. Que tu es meilleur que lui. Tu jettes un coup d’œil à ta montre. « Bon sang, qu’est-ce qu’il fout encore… » souffles-tu, parlant bien évidement de Ben. Ton meilleur ami que tu attends depuis plus d’une demi-heure maintenant. Bien que tu n’aies jamais aimé attendre, tu as toujours su te montrer patient. Mais pas avec Ben. Avec Ben, c’est différent. Surtout depuis qu’il est sorti de désintox. Parce que maintenant, tu as pris cette fâcheuse habitude de t’inquiéter pour lui. Tu ne sais pas d’où ça vient et, bien sûr, ça t’agace. Ce n’est pas comme si c’était la première fois qu’il sortait de désintox, ça ne change rien pour toi. Alors pourquoi est-ce que tu ressens le besoin de t’inquiéter pour lui. Comme là, alors que tu l’appelles et qu’il ne te répond pas ? « Merde. » C’en est trop. Tu t’écartes de la fenêtre, poses ton verre sur le comptoir de la cuisine et te diriges vers la porte d’entrée. En passant, tu attrapes ta veste et tes clés. Te voilà sorti, à faire le chemin inverse à celui que Ben aurait dû emprunter dans l’espoir de peut-être tomber sur lui. Clairement, cette nouvelle manie que tu as t’emmerde. Tu n’aimes pas te dire que tu es subitement devenu un mec responsable. Non, mais sérieusement, faut se réveiller ! Charles Dwight est tout sauf un mec mature ! C’est ce que tu te répètes sans cesse. Tu essayes de t’en persuader, mais ça ne marche pas vraiment du feu de dieu.

Une main dans la poche, l’autre portant une clope à tes lèvres. Tu tires dessus comme si quelqu’un allait subitement te l’enlever. Ton pas est rapide, ton regard à l’affut. Tu as vraiment l’impression d’avoir mieux à foutre que de te balader dans les rues de Dewsbury à la recherche de Ben. Ça ne serait pas Ben, tu lui en voudrais surement de t’amener à sortir de chez toi. Quoi qu’encore une fois, si ce n’était pas Ben, tu n’aurais pas pris la peine de mettre les pieds dehors. C’est finalement en t’approchant de Thornhill que tu aperçois deux silhouettes, dont une que tu reconnaitrais entre mille. Tu l’as trouvé. Tu te sens légèrement soulagé. Comme si on t’avait allégé d’un poids. Seulement, ce sentiment n’est que de courte durée, car en t’approchant, tu réalises que la deuxième silhouette, l’autre type, n’est autre que Jules Barnes. Ancien dealer - ou peut-être l’est-il toujours ? Honnêtement, tu n’en as strictement rien à foutre. Tu tires une dernière taffe sur ta clope avant de la jeter sur le béton et de la piétiner négligemment. Les mains dans les poches de ton manteau, tu t’approches des deux hommes. Un simple coup d’œil à Ben te suffit pour comprendre qu’il est totalement défoncé. « C’est ça qu’tu foutais ? Putain, t’abuses. » Tu gardes tes distances avec lui, réalisant rapidement que cette situation t’énerve. Et ce n’est pas simplement parce qu’il est en compagnie de Jules. Ce qui t’énerve, c’est qu’il soit défoncé. Depuis quand est-ce que ça t’énerve ça ? D’habitude, tu es le premier à le suivre dans ses conneries. Eh bien pas aujourd’hui visiblement. Comme quoi, tu as peut-être vraiment gagné en maturité. Et autant, ça t’emmerde, autant ce n’est pas ce qui t’emmerde le plus. Il a choisi la drogue plutôt que toi. C’est une façon assez simpliste de voir les choses, mais sur le moment, c’est comme ça que tu le prends. Tu soupires. « Jules. » salues-tu le jeune homme froidement. Tu ne sais pas depuis combien de temps tu n’as pas vu sa tête de con, mais une chose est sûre, c’est qu’elle ne t’avait pas manqué. Tu n’aurais jamais cru que tu pourrais détester autant ce type. Ou plutôt, tu ne pensais pas qu’il serait possible que tu le méprises davantage un jour. Et pourtant, ce jour est arrivé. « Tu lui as filé quoi ? » Parce que oui, tu n’es pas complètement stupide. Tu sais bien que Ben n’est pas tombé sur de la drogue comme par magie. La magie, c’est bien mignon, mais t’y crois pas. Toujours les mains dans les poches, tu reportes ton attention sur ton meilleur ami qui semble prendre le pied du siècle. Ça ne te donne même pas envie. En vérité, ça te dégoute. Mais ça, tu ne l’admettras pas.
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MessageSujet: Re: Oh I'm going to mess this up {Buck + Jules }    Sam 19 Nov - 1:23


I am out of luck I am waiting to break. When I keep saying that I'm looking for a way to escape. Oh I m wishing I had what I'd taken for granted. I can't help you when I'm only gonna do you wrong. Oh I'm going to mess this up. Oh this is just my luck over and over and over again


À ses côtés, le blondinet se tapait un fou rire tout seul. À cet instant là, Jules Barnes aurait bien voulu savoir ce qui ce tramait dans son crâne, ce qu'il pouvait se dire parce que lui, de son côté, ce n'était rien d'autre qu'un tourbillon de noir saisissant. Ça lui prenait aux tripes, on les foutaient dans tous les sens et jouaient avec avant de les laisser pendre sur le trottoir et lui donner une envie de se laisser tomber inerte à côté en attendant qu'un vieux le récupère pour le foutre à la casse. La drogue lui faisait toujours un doux effets au début, l'impression de s'envoler à des kilomètres plus loin et voir le monde différemment sans pour autant être dans un autre pays. Puis d'un coup, on venait l’assommer et le noyer dans un bain de mélancolie avec un affreux goût amer, mélangé à de la javel pure. Enfin, après cet instant délicatement sombre, ses esprits revenaient, emballé dans un voile flou qui le faisait juste planer à quelques mètres du sol et voguer sans rien comprendre à sa cervelle et tout ce qu'il pouvait se dire. Il planqua ses deux mains dans sa veste et les serras un peu plus contre lui pour se protéger du froid et fixer d'un œil soucieux son client. Jules pourrait parier une vie entière que dans quelques minutes, dix ou vingt, Ben allait vomir tout ce qu'il avait digéré dans la journée sur le trottoir -certainement à côté de ses tripes- à cause de la longue absence sans en avoir ingérer une seule goutte. Il allait morfler le gamin, pleurer son père, se bouffer les os jusqu'à sang, prier la bonne étoile pour cesser les effets et penser qu'en reprendre un peu pourrait atténuer ses douleurs. Alors il se retrouvera cette fois-ci à vingt mètres du sol pour s'écraser plus facilement au sol. La prochaine fois, à trente mètres, puis quarante, cinquante, soixante jusqu'à ce que son corps finissent en bouillie écrasé contre le parquet de sa chambre. Profite et rigole bien, petit con ; se disait Jules avant qu'une voix n'interrompt ce moment si délicat.

D'une façon inattendue cette voix fut comme une bénédiction des Dieux, une prière inassouvis depuis si longtemps que Jules avait finis par arrêter d'y penser. Finalement, cette soirée est p'être pas si nul qu'ça ; se dit-il en se décrochant du mur et plissant les yeux pour distinguer la silhouette, dans la pénombre du lampadaire. Pas besoin de voir le visage, il avait directement reconnu la parole du jeune homme. Le magnifique et séduisant Charles Dwight, mesdames. D'ici, il pouvait déjà sentir l'excitation tendu entre les deux gamins. Qu'ils sont cons les jeunes de nos jours ; cons parce que Jules semblait être le seul entre les deux gamins à voir qu'ils en penchaient l'un pour l'autre. Peut-être était-ce juste une histoire de cul, ou plus, il n'en savait rien. Mais ces deux là se regardait toujours d'une intensité si forte, qu'il pourrait en avoir des frissons et près à rédiger une fanfiction s'il n'était pas Jules. Charles laissa sortir son prénom d'une voix si froide qu'il en eu des frissons. Continue mon gamin, tu m'excites presque ; pensa t-il, laissant échapper de ses lèvres un léger rire. Il n'était pas aussi ridicule que Ben, il pouvait bien se permettre un petit rire, n'est-ce pas ? « Charles. » répondit Jules, dans le même ton froid et monotone avec une voix un peu plus grave pour dramatiser la situation -ou la rendre ridicule. Il ne le portait pas dans son cœur, mais ne le détestait pas pour autant juste parce que ce gamin lui faisait pitié, tout comme Ben à vrai dire. Il aimerait bien prendre ces deux petits cons sous son bras, leurs apprendre la vie et ouvrir leurs pupilles quant au monde qui les entourent. Mais visiblement, ils doivent avoir des caches sur leurs yeux, ou un filet de merde pour ne pas voir qu'ils en pincent l'un pour l'autre. Deux petits enfants de primaire qui faut pousser pour qu'ils acceptent de faire un petit bisous sur les lèvres ou la joue de l'autre. Charles l'arrêta dans ses pensées en lui posant une question tout à fait stupide. Ce qui lui avait refilé ? « Un bonbon à la menthe. » Jules s'avança un peu, le pas lent et léger qui, il le savait, énerverait Charles. Il s'arrêta juste à côté de Ben, visiblement à moitié parmi eux, à moitié dans l'espace. D'ordinaire, c'était à Ben de jouer l'amoureux fou devant Charles, mais cette fois-ci, c'était à lui de montrer ses talents de comédiens. Jouer le rôle de grincheux dans Blanche Neige et les sept nains lors du spectacle de fin d'année, où Caleb avait le rôle du nain timide, devait lui prouver ce soir que ça ne lui avait pas servit qu'à faire rire Izzy. « J'lui ai refilé ce qu'il m'a d'mandé, c'est tout. » il passa délicatement un bras autour des épaules de Ben, se collant confortablement contre le petit blond. Un sourire sadique s'approcha de ses lèvres alors qu'il posait les yeux sur Charles qui devait bouillir de l'intérieur. « Il voulait un truc qui l'fasse décoller. J'lui ai donné c'qu'il avait b'soin. » une de ses mains glissa lentement, très lentement, à l'intérieur de son t-shirt au niveau du col, et ne fit qu'effleurer la joue du blond. Qu'est-ce que j'pourrais pas faire pour vous, sérieux ; se dit-il en pensant que demain matin, le prix de ce petit sachet de crack coûtera trois fois plus cher. « Mais j'pense qu'il lui faudrait aut'e chose pour toucher l'plafond. » tu comprends le sous-entendu là? se cria Jules avant de se décoller du blondinet pour foutre ses deux mains dans ses poches et se rapprocher de Charles. « J'serai toi, j'f'rais gaffe. Il risque de dégueuler sur tes chaussures dans moins de cinq minutes. » un grand sourire explosa son visage tandis qu'il passe à côté de Charles, bousculant explicitement son épaule au passage. « A la prochaine, Charles. » et deux pas plus tard, Jules disparaissait dans les méandres de la nuit, guettant silencieusement les deux amoureux stupides qu'ils faisaient. Si Jules n'était pas là, parfois, il se demandait sérieusement ceux à quoi le monde ressemblerait.
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MessageSujet: Re: Oh I'm going to mess this up {Buck + Jules }    Lun 21 Nov - 0:26


I am out of luck I am waiting to break. When I keep saying that I'm looking for a way to escape. Oh I m wishing I had what I'd taken for granted. I can't help you when I'm only gonna do you wrong. Oh I'm going to mess this up. Oh this is just my luck over and over and over again


Le froid du bitume, te permet de rester un brin dans la réalité. Sauf que ce n'est qu'une illusion. Le froid, glacé, givré te parcourt l'épine dorsal. T'es effrayé. T'as froid. T'as envie de te blottir dans ses bras. T'as envie de revenir à ce petit cocon, ce lit, cette chaleur. Lui. Sauf que non, tu sens ton corps couler, un peu plus vers le fond. Ce fond noir, mais brillant en même temps. Tu ne comprends rien. Cette sensation, ça fait un baille que tu ne l'as pas ressenti. T'as cru un instant que tu la ressentirais plus. Pourtant elle est là. Elle s'agite en toi. La tête hors de l'eau. Le corps trempé. Tu fixes ces points lumineux. Tous tes sens sont aux aguets. T'attends, comme un con, un signe, un mouvement. Tu tentes d'attraper quelque chose, cette chose, ce truc. Cette silhouette qui s'avance vers toi, cette pair d'yeux. Puis d'un coup, t'es balancé contre un melting-pot de couleur. Tout t'apparaît si fluorescent. L'espace d'après tu te sens dans un de ces flasmob, tout bouge et toi t'es au centre de l'action. Les yeux éclatés, le sourire nié, tu dois sans doute rigoler. T'as conscience de rien. Parce que la réalité, ça fait bien longtemps que tu l'as quitté. T'as tout largué en plantant ton nez contre ta main. Sentant cette poudre s'infiltrer dans chaque partie de ton corps. T'as choisi cette envie, tu l'as choisi elle, sans penser aux conséquences. T'es sûrement qu'un pauvre con dépendant. Sauf qu'à ce moment précis, t'en as besoin, t'es bien trop idiot pour comprendre les enjeux que ça va te coûter. T'as juste besoin de revenir vers ce que tu connais, ce qui t'animes. T'as besoin de te sentir vivant, existant. Alors si pour ça, il faut que tu plaques tes narines encore sur ta main, que tu t'enfiles un autre raille. Tu le feras, encore et encore. Jusqu'à que ce petit truc en toi s'illumine. Il va briller, le temps de quelques minutes, qui te donneront l'impression que c'est des heures. Sauf qu'en réalité ces minutes ne seront que des secondes. Ta vie, t'es en train de la perdre. T'en sais encore rien. Tu rigoles, tel un abrutit, parce que c'est ce que t'es. C'est ce que tu as toujours été. Les centres ne peuvent rien pour toi. Y a qu'une personne qui pourrait quelque chose, mais t'es bien trop con pour te rendre compte de ça. Percuter que ton envie est là depuis bien des années. Que tu as juste enfoui ça en toi, comme son absence, comme ce manque. Parce que c'est plus facile ainsi et puis qu'tu ne connais que ça. La souffrance et le manque. Alors ouais tu te complais dans ces quelques grains. Tu exaltes d'être loin. En ce moment, t'as l'impression d'être dans un clip ultra psychédélique. T'as l'impression d'être ce doctor, celui des comics, le fameux Strange. Celui qui découvre d'autre univers. Ouais parce que gamin ça te plaisait de lui piquer ses bds. Parce que c'était comme ça, ce qui est à lui est à toi et inversement. Tu ressens des sensations que tu avais oublié. Tu te diriges vers des lieux inconnu. L'impression de ne plus être dans ton corps. D'être ailleurs et d'être bien. Oh oui bon sang que t'es bien. Tu réalises pas tout ce qui se passe autour de toi, dont sa présence à quelques pas de toi. Il t'apparaît comme loin, très loin. T'es bien trop heureux dans ce fantasme. Cette utopie. Ce rêve en couleur, cette sensation de bonheur. S'en est pitoyable quand on regarde bien ta vie. Tes moments de bonheur, tu les dois pour la plupart à cette poudre. A ce truc qui te tue à petit feu. Pitoyable et lamentable. Deux mots que ton paternel a souvent employé à ton égard. Et s'il avait raison dans l'fond ? Si tu n'étais juste que ça. Peut-être bien, t'en sais rien, tu t'es jamais posé la question, du moins vraiment. Parce qu'elle est déjà survenue dans ton esprit. Elle a frôlé ton système, mais n'est jamais resté. Parce que c'est ce qu'il aurait voulu et que lui donner ce plaisir : trop peu pour toi. Alors tu continues de rire à cette vision. A ce bonheur éphémère. Parce que t'es bien. T'as envie de rien d'autre, ou presque. Une chaleur parcourt ton corps. Ce n'est pas toi. Baissant un peu les visions. Tentant de retrouver un peu de lucidité et de revenir dans ce réel. Ce réel qui te dérange, qui t'effraie par moment … ce réel qui te donne des frissons. Cette envie qui te parcourt. Une main. Pas la tienne, ou alors tu es doué. Une odeur guère déplaisante, mais pas la sienne. Tout te ramène à lui. Encore et toujours lui. Limite une obsession et cette obsession te dérange. T'as pas l'impression que c'était ainsi avant. Encore ce mot. Cet avant que tu ne reconnais plus. Tout est différent. Tout est étrange et t'aimes pas ça. T'as peur. Ouais, t'as peur, mais tu le diras pas. Parce que ça serait honteux de dire que t'as peur. Ça ne serait pas toi. Ça irait à l'encontre de la carapace que tu t'es forgé. Ça irait à l'opposé de ce que tu es au quotidien… Raclant ta gorge. Renvoyant cette idée dans les trépas de ton système cérébrale. Qu'elle y reste. Qu'elle chute dans une course contre l'angoisse et l'adrénaline. Qu'elle s'y perde. Tu ne veux pas la ressentir. Pas ce soir. Pas là. T'essaie de fixer ton regard, vers cette main. Ce qui est presque peine perdu. Tu planes trop pour rester conscient dix secondes. Une éternité pour toi.Pourtant t'essaies. A vrai dire, tu luttes et tu abandonnes à nouveau. Ton sourire éclate, t'as l'impression que ta voix se brise. Un peu comme ce verre que tu as brisé quelques jours plus tôt. Elle se brise dans un murmure de joie. T'es bien. Trop bien.

A ce moment précis, on pourrait faire ce qu'on veut de toi. Ton corps est mou, tu ne ressens rien ou presque. Cette main tu l'as ressenti. Cette odeur aussi. Et puis ne parlons pas de cette envie. Tu pourrais bander, rien qu'en pensant à lui. Tu pourrais, si t'avais les capacités. Ce qui n'est pas le cas. T'es pas en état de faire quoique ce soit de potable avec ton corps. T'es bien trop lent. Bien trop ancré dans ton rêve. Il te prend de partout. Ton intérieur va bientôt exploser sur le sol, mais tu t'en fous. T'es bien. Trop longtemps que tu n'avais pas ressenti ça. Et puis ça. Ce ça, qui te fait voler, te remonte. Tu ne comprends pas ce qui se passe. Tu ne captes pas, qu'il est en train de te relever. Qu'il est là. Encore et toujours à t'aider. A te relever. Ses mains sur ton corps, ce tissu qui sépare sa peau contre la sienne. Cette envie qui revient, te brûlant de l'intérieur. Te tuant à petit à feu. Parce que t'es bien trop con pour comprendre qu'il a toujours été là. La preuve encore maintenant. Quand certains t'auraient laisser crever dans cette rue, tel Jules. Lui vient à ta rescousse. Parce qu'il n'a pas l'air de vouloir planer avec toi, mais ça tu captes pas. Oh que non. Là tu es loin de te douter des représailles de ce geste. Tes jambes s'actionnent, tu te demandes comment. Retrouvant petit à petit, un repère dans cette réalité, dont tu n'as jamais vraiment trouvé ta place. Tes yeux s'agitent. Ton cœur s'accélère. T'as même l'impression qu'il est en train de sortir de ta cage thoracique. Posant ta main dessus. Te stoppant un instant. Réalisant que tout bouge autour de toi. Tu peux sentir des gouttes perlés sur ton front. T'es en train de crevé ? Et puis l'instant d'après tu t’esclaffes. Tendant ton visage vers ton sauveur. « Chuckyyyyy » tu tentes d'attraper son visage. T'as envie de serrer ses joues dans tes mains. Tu souris, bêtement, sûrement. Tu t'en fous de l'air que tu peux avoir et du reste. T'es encore mieux que tout à l'heure. Il est là. A côté de toi. Son odeur embaume tes narines. Un doux parfum. T'es loin de te douter de ce qu'il ressent, de ce qu'il laisse pas paraître. De ses poings qui sont fermés, de ses veines qui ressortent et probablement de sa colère. T'en sais rien. Tu souris juste en voyant son visage. Alors que ça fait déjà moment qu'il est là. Qu'il te tient. Toi, tu réalises sa présence que maintenant. Pauvre con. Tu tentes de t'approcher de lui. « tu sais de quoi j'ai envie... » dis-tu d'une façon.. étrange. Ta voix est semblable à ce surnom que tu as sorti quelques minutes plus tôt. Ton regard se perd sur son visage, flou un instant, intact l'instant d'après. T'aimerais bien qu'il arrête de bouger. Ou alors c'est toi. L'espace d'un instant, t'as l'impression d'être sur un bateau. Ce qui n'est pas le cas. T'essaies d'avancer pour te blottir contre lui. L'envie de sentir sa chaleur. T'essaie parce que tu nages un peu dans le vide. T'es loin de te douter, qu'il te repousse doucement. Qu'il s'échappe de toi. Tu piges quedal. T'es bien trop défoncé pour comprendre que tu perds complètement les pédales et que ce moment tu vas le payer. Que tu vas le regretter demain, ou pas. T'as juste envie de le sentir près de toi et puis ..  
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MessageSujet: Re: Oh I'm going to mess this up {Buck + Jules }    Dim 15 Jan - 1:33


I am out of luck I am waiting to break. When I keep saying that I'm looking for a way to escape. Oh I m wishing I had what I'd taken for granted. I can't help you when I'm only gonna do you wrong. Oh I'm going to mess this up. Oh this is just my luck over and over and over again


Des salutations forcées. Du mépris d’un côté, du foutage de gueule de l’autre. Tu ne peux t’empêcher de garder un œil sur Ben alors que Jules entreprends sa mission de toujours, celle de t’énerver le plus possible. Ça l’amuse, c’est comme ça, mais surtout, ça fonctionne. Toujours. Parce qu’avec ce type, tu as juste besoin de voir sa tronche pour avoir l’envie de la lui éclater. Ca a toujours été comme ça, ça ne changera pas. Tu écoutes à peine ce qu’il te répond. Dans le fond, ça n’a pas d’importance ce que Ben a pris. Le fait est qu’il l’a pris. Néanmoins, Jules sait comment attirer ton attention et cette soudaine proximité entre lui et Ben ne te plait pas. Tu le regardes passer son bras sous son tee-shirt alors que ta mâchoire se contracte et que ton poing se serre. Il n’y a pas de doute, tu lui exploserais bien la gueule. Tu n’as d’ailleurs aucune idée de ce qui t’en empêche. Le fait est que tu ne fais rien. Tu te contentes de le regarder te provoquer en silence. Dans le fond, tu sais qu’il n’en a rien à faire de Ben, qu’il se comporte de la sorte uniquement pour te faire chier et qu’il aura vite fait de disparaitre. Il relâche Ben qui s’écroule sur le trottoir en rigolant comme un imbécile, puis il s’approche de toi pour te prévenir que tes chaussures risquent de ne pas rester propres bien longtemps. Tu le regardes droit dans les yeux, mais ne réponds pas. Tu attends qu’il s’en aille. Il te dépasse, te rentrant dans l’épaule au passage. Tu prends une grande inspiration. Il te faut beaucoup d’effort pour ne pas réagir, mais tu tiens le bon bout. « A la prochaine, Charles. » Tu attends quelques secondes avant de relâcher progressivement tes muscles. « Pauv’ type. » lâches-tu avant de te tourner vers Ben, toujours hilare sur le sol.

Tu soupires en t’approchant de ton meilleur ami. Tu te penches pour attraper son bras et le passer par-dessus tes épaules. Tu le tires sur ses pieds, mais c’est à peine s’il tient debout. Il est tout mou. Encore moins maniable qu’une poupée gonflable. Tu considères rapidement tes options. L’embarquer chez toi ou le ramener chez lui. « Hey Woodroof ! » Il glousse, mais ne réagit pas plus que ça. Tu soupires. Il ne sera pas lucide avant demain midi - au moins - et demain, toi, tu bosses. Tu mets donc le cap sur sa baraque. Tu le traines pendant une centaine de mètres avant qu’il ne reprenne enfin possession de ses jambes. Tu lâches son bras tirant juste légèrement sur sa manche pour être sûr de ne pas le perdre en route. Au bout de dix bonnes minutes, il te saute presque dessus en criant : « Chuckyyyyy ». Tu lèves les yeux au ciel. Ca fait bien des années qu’il ne t’a pas appelé comme ça. « Tu t’réveilles enfin… » Tu ne trouves pas grand-chose à dire. A vrai dire, tu n’as pas envie de parler. Tu veux simplement le déposer chez lui sain et sauf. Ses mains s’agitent devant ton visage comme s’il essayait de l’attraper sans vraiment y arriver. Vous vous êtes arrêtés et tu le regardes un moment avant d’attraper ses poignets dans tes mains et de les plaquer contre son corps. « Tu sais de quoi j'ai envie... » te demande-t-il en tentant de s’approcher de toi. Instinctivement, tu tends légèrement ton bras pour le tenir à distance. Il ne se rend même pas compte qu’il s’heurte encore et encore contre le dos de tes doigts. « De te défoncer encore un peu ? J’crois qu’t’en as pas sniffé assez. » Le ton de ta voix est mauvais, mais à tous les coups, il ne s’en rendra même pas compte. Rah bon sang, cette situation t’énerve ! Tu voulais simplement passer ta soirée avec lui. T’espérais juste qu’il n’y ait pas de drames en cours de route. Parce qu’on ne va pas se mentir, depuis qu’il est sorti de sa cure de désintox, vous les enchainez les drames tous les deux. Tu ne comprends pas pourquoi le fait de le voir dans cet état te rend dingue. Ce n’est pas comme si c’était la première fois. Quelque chose a changé. Quelque chose de gros, tu peux le sentir. Tu sais que ça vient de toi, mais tu n’es pas sûr d’en savoir plus. Certes, ta vie n’est plus tout à fait la même qu’avant, mais tes sentiments à son égard non plus. Et ça… Ça, c’est beaucoup trop difficile à gérer pour toi. Surtout dans des moments comme celui-ci. « Hey, dis-moi… t’en avais quelque chose à foutre d’notre soirée ? » tentes-tu sans réellement savoir si tu auras une réponse ou non. Tu abuses un peu du fait qu’il soit défoncé, tu n’aurais pas peur de l’avouer, cependant tu aurais vraiment la trouille de lui poser la vraie question qui te turlupine. Est-ce qu’il en a vraiment quelque chose à foutre de toi ? En temps normal, cette question, tu ne te la poses pas, parce que c’est totalement idiot. Seulement ce soir, il avait le choix entre toi et la drogue et il a choisi la drogue. Demain, il te dira surement qu’il avait prévu de venir te voir après, qu’il n’allait pas te planter, seulement tu sais mieux que personne qu’il ne t’aurait pas rejoint. Il serait resté sur son bout de trottoir jusqu’à ce que quelqu’un le vire de là le lendemain… Cette idée, elle te fait mal. Très mal. Tu soupires une nouvelle fois, cependant tu arrêtes d’essayer de le repousser. Tu l’attrapes sous ton bras et le tires vers toi. Ainsi, vous reprenez la marche en direction de chez lui.
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Oh I'm going to mess this up {Buck + Jules }

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