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 (RP FUTUR) deux coeurs tourmentés (ciaren #19)

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Ciaran O'Malley
Le crevettlover
☞ ÂGE : 39
☞ STATUT : sous le charme d'une femme enfant aux formes juvéniles, mais pourtant exquises, qui se trouve être l'amie proche de sa propre fille et l'enfant de son meilleur ami. Une demoiselle qui devrait lui être interdit, mais qui l'attendri par ses airs solides et fragile à la fois. père célibataire de Summer, 13 ans.
☞ PROFESSION : musicien, interprète, compositeur. Il joue seul, parfois avec des musiciens rencontrés au hasard d'une salle de concert, mais ce n'est pas de la musique qu'il vit. Pour payer ses factures, il enchaine deux postes de serveur, un dans un restaurant assez chic et l'un dans un bar branché, six jours sur sept. Cela permet de vivre correctement sans extravagance.
☞ HABITATION : RAVENTHORPE

☞ BAFOUILLES : 1382 ☞ PSEUDO : mary
☞ AVATAR : boyd holbrook
☞ CREDITS : avengedinchains
☞ MULTI-COMPTES : Judson Sherpherdson, le lieutenant de police, coupable d'aimer son meilleur ami.

MessageSujet: (RP FUTUR) deux coeurs tourmentés (ciaren #19)   Ven 5 Jan - 13:50

Les journées défilent et se ressemblent. L’amertume guide son quotidien entre boulot, alcool et musique. Il se laisse porter par sa mélancolie, accentuée par sa relation tendue avec Summer. C’est devenu une routine dans laquelle il se plonge sans réfléchir. Elle est devenue une part de lui-même et les sourires et rires qui fusaient si facilement de ses lèvres, se font rares, parfois brefs. Il essaye de surpasser ce sentiment âpre en bouche et trouve ce réconfort que dans la musique. Une musique qu’il fait découvrir en enchainant les sessions piano-bar dans des bars, week-ends après week-ends. C’est le seul point positif de son existence. Parfois ses besoins primitifs le conduisent à profiter de caresses féminines, jamais bien longtemps, car le désir se fait plutôt rares, difficiles. Les femmes qui le désirent n’ont pas la même saveur que celle qui hante ses morceaux, ses pensées ou son cœur. Il vit de manière reculée de tout, survit en enchainant les journées. Il vit avec le poids d’une décision qu’il a dû prendre contre son gré, afin de préserver un avenir pour Summer et lui-même. C’est ce qui le maintien dans cette posture : Summer. Malgré qu’elle ait des propos véhéments à son égard, qu’elle s’est fermée totalement à lui, il veut s’assurer qu’elle aura le futur qu’elle mérite. Il travaille de façon sérieuse pour économiser le plus possible et lui assurer une vie convenable. Elle peut continuer ses cours de danse, peut même envisager des études à l’université pour plus tard. Il travaille dur pour lui permettre d’avoir cette chance, même s’il ne reçoit aucune récompense de sa part. Il se demande si elle connait les raisons de leur départ précipité de sa ville natale. Il n’a jamais osé lui demandé de peur d’entrevoir une vision néfaste qu’elle pourrait avoir sur lui. Le crime d’être tombé amoureux d’une jeune fille, qui pourrait être sa fille. Comme si on pouvait choisir cela. Alors, encore une fois devant une foule de personnes amassées dans ce bar, il laisse sa voix rauque, un peu ravagée par la consommation excessive de cigarette, s’exprimer. Il réalise et chante ces morceaux, qui sont ses bouées de sauvetages. Il réalise sa prestation avec sérieux, émotion, se concentre sur sa technique, lui-même et chante avec ses tripes. Lorsque la prestation est terminée, il quitte la scène, exprime juste un sourire et une révérence pour remercier son public. C’est les seuls moments où on peut le voir plus détendu, plus souriant, mais cela demeure bref. Une fois la scène quittée, ses traits se referment. Il range sa guitare dans son étui et se dirige vers le bar. Une fois de plus, il est arrêté par des jeunes femmes sensibles à ses morceaux. Il les accueille gentiment, accepte de prendre une photo avec celle qu’il le désire. Il répond de manière évasive à leur question avant de retrouver le bar. Il commande un whisky sec, cet alcool qu’il consomme de manière quotidienne. Son regard s’égare dans la foule avant qu’il ne sente son cœur rater un battement. Il a du mal à le croire sur l’instant, détourne le regard avant de déplacer de nouveau son regard vers cette demoiselle sagement assise au bar. C’est elle. Il n’a aucun doute sur la question et se sent d’un seul coup défaillant. Il se trouve chamboulé, boit son verre cul sec avant d’en demander un second. Il a besoin de ça pour se donner du courage pour fuir ou aller la rejoindre. Il ne peut pas s’empêcher d’avoir envie de la revoir, d’entendre le son de sa voix, mais il sait que cette conversation ne sera pas une partie de plaisir. Il se demande même ce qu’elle fait là. Peut-être est-elle là pour tourner la page, lui cracher sa hargne avant d’aller de l’avant. Un moyen de mettre un terme à son amour de jeunesse. Ce qu’il pense être. Il ne peut pas envisager plus, s’est longtemps questionné sur la vie qu’il pourrait lui offrir là-bas ou même à Londres. On les prendrait toujours pour un père et une fille. La vision de leur couple amuserait la galerie et elle se retrouverait bien vite avec un vieillard à ses côtés, alors qu’elle sera à la fleur de son âge. Quel espoir pourrait-il avoir dans de telles circonstances. Alors, il boit son second verre avant de prendre son courage à deux mains et se rapprocher d’elle. Il rompt la distance entre eux, lâche simplement dans une voix terne et peu avenante. « Qu’est-ce que tu fais ici, Shannen ? » Il la provoque directement, car c’est une torture pour lui de l’avoir sous son regard sans pouvoir la toucher ou l’embrasser. Son regard est ferme, mais brillant de cette fébrilité qu’il ne peut contenir. Elle est toujours aussi belle, désirable, à la fois forte et fragile. L’envie de sombrer de nouveau dans tout ça et tentante, mais la menace de Kenan, revient sans cesse en tête, l’empêche de flancher. Il ne peut pas prendre le risque qu’on lui enlève Summer. Il ne pourrait pas survivre à ça. Alors, il doit se montrer fort, juste tenir et ne pas flancher, et ce, malgré le cri de son cœur.

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Extasy
The warm breath that is slipping away from you, Gets lost on my neck, all over my body from top to toe, As you are touching me, I'm giving up already, You will feel me.
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Shannen Weaver
La crevette ingénue
☞ ÂGE : 17 ans. (22/04)
☞ STATUT : amoureuse de son pedobear. heureuse. rêveuse.
☞ PROFESSION : lycéenne emplie de rêves et d'espoirs ; baby-sitter d'un petit James.
☞ HABITATION : petit appartement à Thornhill avec sa mère.

☞ BAFOUILLES : 4147 ☞ PSEUDO : demon dance (emeline).
☞ AVATAR : elle fanning.
☞ CREDITS : Lolitaes.
☞ MULTI-COMPTES : aucun.

MessageSujet: Re: (RP FUTUR) deux coeurs tourmentés (ciaren #19)   Ven 5 Jan - 19:23

Son cœur s'est serré quand elle a découvert le compte instagram de Ciaran, sur lequel il postait activement quelques photos de ses concerts. Et il se serre davantage au moment où elle écoute ses mélodies et sa voix grave, qui remplissent facilement la pièce. Elle n'a pas pu faire autrement que prendre le premier train pour se diriger jusqu'à la capitale, et partir à la recherche de ce bar dans lequel il a l'habitude de jouer. Elle a tenté un coup de chance, et s'est retrouvée piégée dans cet amour encore beaucoup trop puissant pour s'éteindre. Une année s'est passée, pourtant les sentiments qui l'assaillent sont encore d'une intensité incontrôlable et sincère. Elle est incapable de contrer cet amour, et peut-être qu'elle n'aurait jamais dû croiser cet océan bleu si elle voulait vraiment l'effacer. Jamais l'envie ne l'a frôlé. Et encore moins maintenant qu'il déborde de sensualité, de tendresse et de cette mélancolie qui a toujours qualifié ses chansons. Elle n'arrive pas à détourner ses yeux de ce blond qui a tant hanté ses nuits - et même ses journées. Elle le laisse terminer son spectacle, en silence, même si elle est remplie de fierté et de désespoir en apercevant son talent. Sa réussite. Sans elle. Elle boit une limonade et continue de l'aimer, en cachette, sans relâche. Sans que cette affection ne s'épuise ou soit moins forte. Elle garde son regard ancré sur lui, même lorsqu'il se déplace à travers la salle pour saluer ses fans et finir au bar, comme elle se l'est imaginé. Jamais il n'avait quitté l'établissement sans son verre de whisky pour clôturer sa soirée. Elle aime le regarder bouger, se fondre dans la foule, sans avoir cette prétention d'artiste. Il se déplace avec cette humilité, et ce charisme évident qu'il ignore encore. Ses mèches blondes et rebelles s'agitent quelque peu à chacun de ses pas, avant qu'il ne se pose sur une chaise haute. Il n'est plus qu'à quelques mètres d'elle, il ne la repère pas tout de suite. Mais son cœur bat à un rythme précipité, son souffle se coupe, à cette simple proximité. Prêt à exploser, ou à se nourrir de cet amour trop fort. Elle n'ose plus le toiser tellement elle se noie dans ces émotions pures et dévorantes. Elle voit, cependant, qu'il la remarque enfin, et que sa présence l'étonne et déroute au plus haut point. Au fond d'elle-même, elle sourit de bonheur, parce que le trouble s'attache encore à son cœur. Il ne l'a pas oubliée. Pas totalement. Elle ne pivote pas la tête, le voit suffisamment dans son champ de vision. Il avance, après hésitation. Sa respiration se freine alors, l'étouffe déjà. Quand elle ne peut pas le toucher, l'embrasser, le retrouver, son souffle manque, et la frustration augmente. Puis sa voix tranchante retentit dans ses oreilles, et un pincement se fait sentir. Cela semble vraiment pénible pour lui de la croiser, et elle n'a pas l'intention de lui donner l'impression de ne pas avoir vécu pendant son absence. Pourtant, la réalité est telle. « Je traînais dans Londres. » Elle prononce pour l'enfoncer dans ce mensonge protecteur. Elle ne veut pas l'éclairer sur la raison de sa visite - sur ce manque indéniable de cette tête blonde. Cette tête de con, qu'elle détaille de ses yeux verts. Elle fait mine de le défier du regard, fait preuve de force et de courage pour scruter son regard dans le sien ; mais ce n'est qu'une bonne occasion pour mieux le regarder. Le savourer des yeux. Il lui manque tellement. Elle a envie de glisser sa main contre sa barbe, et la sentir la picoter lors d'un baiser. « Et toi Ciaran, qu'est-ce que tu fais ici ? » Elle cherche des réponses, pour savoir pourquoi il est parti. Elle feint l'innocence, ne perd pas contenance. Pourtant, son cœur, lui, tambourine à toute allure. Elle n'en montre rien, porte son verre à ses lèvres pour boire une gorgée, sans jamais le lâcher du regard. Elle ne se démonte jamais, quand elle a décidé d'être une battante.

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MessageSujet: Re: (RP FUTUR) deux coeurs tourmentés (ciaren #19)   Lun 8 Jan - 20:29

Cilian prend son courage à pleine main pour retrouver la jeune demoiselle. Il ne peut lutter contre cette envie qui lui taraude le cœur. Elle habite trop son cœur et son esprit, bien que sa raison se veuille intransigeante. Elle l’a beaucoup torturée au fil de cette année écoulée, en lui posant mil et une questions sur un potentiel avenir avec cette demoiselle. Quel avenir pourrait-il espérer pour elle et pour lui, que ce soit à Dewsbury, à Londres où tout autre ville ? Serait-il heureux dans un monde où l’image de pédophile collerait à sa peau et à celle de Summer ? Même s’il ne se voit pas de cette manière, il connait suffisamment la cruauté humaine pour anticiper les regards, les moqueries, les remarques outrageantes. Toutes ces images l’ont amenés à maintenir la distance entre eux, même si cela le fait souffrir au quotidien, car il pense que c’est la meilleure chose à faire. L’avenir qu'il peut lui proposer n’est pas digne de ce qu’elle mérite réellement, elle qui est si jeune et a tant d’aventures à découvrir. Seulement sa présence chamboule tout, le trouble au plus haut point. Face à elle, il fait le fier, l’homme mature et détaché, mais au plus profond de ses tripes, sans elle, il n’est plus vraiment l’homme qu’il a été. Il se sent pitoyable sur de nombreux points, mais il s’accroche désespérément pour faire les choses bien, mais à sa façon, de ne pas être juste un ex-taulard parmi tant d’autres. Alors, il la provoque pour juste savourer la beauté de la demoiselle durant quelques minutes. Il sait qu’il va faire que renforcer la douleur indélébile qu’il s’est infligé en quittant sa ville natale. Sa beauté commence à le faire flancher, face à la lueur de son regard clair et à la fois si profond. Elle se montre détachée, le défi du regard comme à l’époque où elle jouait à la sale gamine pour avoir son attention. Une petite femme, à la fois forte, courage et si fragile en réalité. Cela le chamboule, rend les battements de son cœur plus vifs dans sa poitrine. Sa seule présence en ces lieux dénués de son image le tourmente. Il est fort à parier qu’il pensera à elle à chaque fois qu’il frôlera le pas de cette porte. Une torture éternelle à laquelle il ne pourra pas se déroger, car la musique est son seul moyen d’expression. Alors, il reste silencieux à ses remarques durant quelques secondes, histoire de reprendre contenance et de ne pas montrer une facette dénaturée de l’image qu’à l’adolescente de lui. Ce con arrogant, mais qui l’a faite craquée, mais qui l’a abandonné sans un mot, comme un gros connard. Cela a dû lui promettre de tourner la page, de se résigner. Il ne sait pas si elle lui ment ou si c’est la triste vérité. Connaitre la vérité serait aussi destructeur qu’importe la réalité. Il se contente juste d’affirmer avec froideur. « Je vois. Un voyage scolaire ? Entre filles ? Avec ton amoureux ? » Il continue de provoquer pour découvrir des éléments de sa vie. Il s’intéresse sans donner l’illusion de le faire, meurt d’envie de griller une clope, mais se restreint difficilement. « Je donnais un concert comme tu as peut être pu le voir. » Il lâche avec naturel en omettant la vraie question posée. Il joue l’homme détaché, qui n’a aucune excuse à présenter, comme si c’était sa vraie nature. C’est le meilleur moyen pour qu’elle oublie, même si son cœur est tiraillé à cette pensée et crie sa rage au fond de lui, mais il n’en laisse rien paraitre, fidèle à lui, solide comme un roc.

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MessageSujet: Re: (RP FUTUR) deux coeurs tourmentés (ciaren #19)   Mer 10 Jan - 9:57

La violence des émotions s'abat sur elle, lorsqu'elle a l'occasion de contempler son visage. Il est mélancolique et morne, comme les mélodies qu'il a chantées plus tôt. Il y a toujours ces mèches blondes qui se renversent sur son front et cachent une partie de sa tête. Elle aimait les remettre en arrière pour le voir au complet. Elle aimerait toujours le faire, d'ailleurs, et secrètement, elle nourrit cet espoir que leurs êtres finiront par s'assembler de nouveau pour continuer un bout de chemin ensemble. Quand il s'approche d'elle au niveau du bar, elle sent que cela pourrait être possible. Cette pensée s'évanouit très vite, au fil de leur conversation déchirante et pleine de hargne évidente. Aucune joie s'imprègne de leurs paroles, même si son propre cœur semble revivre en sa présence. « Non, en solitaire. » Elle répond la vérité, avant d'être secouée par sa demande sur ce possible petit-ami. L'envie de le gifler est forte, et si un public curieux ne leur servait pas de décor, elle l'aurait probablement fait. Elle trouve cette question tellement impolie et irrespectueuse, car c'est sous-estimer les doutes et la souffrance qui l'ont habitée ces derniers mois. Elle s'arme toutefois d'un sourire arrogant pour lui répondre avec autant d'injustice. « Mon amoureux, lui, m'a lâchée sans prévenir. » Elle joue à son petit jeu vicieux sans accéder à ses demandes silencieuses pour se conforter dans son égo de mâle. Elle ne lui donne pas la satisfaction qu'il réclamait, et le rend même coupable d'avoir formulé cette phrase. Elle lui renvoie toute la rancune qu'elle éprouve à son égard, pour l'avoir laissée à Dewsbury, seule et sans nouvelles, complètement perdue face aux sentiments qui la tiraillaient. Il ne semble pas avoir compris le degré de son amour, ni même l'intensité de son affection. Elle a failli chuter à tout jamais, à cause de lui, et de tout ce flot de souffrance qu'il a engendré. Parfois, elle se disait même qu'elle aurait préféré ne jamais croiser sa route, ne jamais le connaître, tant le bonheur qui l'avait consumée n'était pas aussi puissant que cette douleur violente et lancinante, qui se lance sans cesse au creux de son cœur. Elle ne l'a pas oublié, cet homme, elle n'a pas non plus arrêté de l'aimer. Alors elle a envie de lui rire à la figure lorsqu'il parle d'amoureux. Au moins, sa réaction désolante lui permettra d'en retrouver un, à son retour en ville. Elle avait peut-être besoin qu'il torture son cœur une dernière fois. « Je vois surtout à quel point tu es toujours aussi con. » Elle rétorque avec cet air hautain et fort qui tire ses traits. Elle veut être une femme battante devant sa connerie, et non cette fille fragile qui s'écrase en observant ses yeux trop clairs. Elle le méprise de son regard, le dévisage en lui montrant combien il est pitoyable. Elle ne se laisse pas faire en apparence, même si sa poitrine est saccagée à cet instant. Il a crée un vrai bordel au fond d'elle-même, qu'elle ne parvient pas à faire taire. Elle déteste cette indifférence qu'il feint ; elle déteste ce ton détaché qu'il emploie pour lui répondre. Elle a envie d'être méchante à son tour, et le briser avec autant de facilité qu'il a fragilisé son cœur. Son estime. « En plus, ton style musical est devenu médiocre. Tu devrais faire attention à ta consommation, je crois que ça influence le timbre de ta voix. Tu chantes faux. » La bombe est lâchée. S'il tient encore à elle, s'il l'aime toujours, elle sait qu'il va se montrer agacé et la retenir. Il n'a jamais pu tolérer les reproches ou les critiques de la part des gens qu'il aime. Alors elle se relève et quitte le bar, après un : « Bonne soirée, Ciaran. » Elle ferme son manteau long et noir, mais sent quand même le froid s'imprégner sous ses vêtements. Si seulement il pouvait la serrer contre lui et la réchauffer avec tendresse...

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MessageSujet: Re: (RP FUTUR) deux coeurs tourmentés (ciaren #19)   Jeu 25 Jan - 23:12

Le détachement dont il fait preuve est cruel. Cela lui retourne les tripes avec une violence incomparable. Il n’aurait pas dû aller à sa rencontre. Sa raison le somme de mettre fin à cette conversation sans aucun sens, si ce n’est de le torturer d’autant plus. Pourtant, son cœur se nourrit de sa présence. Il l’observe avec émotion, sous ses traits fermés et indifférents. L’envie de la prendre dans ses bras est profond et dévastateur. Ils s’entredéchirent sans en prendre conscience, adoptent un comportement qui ne pourra que meurtrir plus férocement leurs êtres. Leurs cœurs saignent. L’évidence est éclatante malgré ses airs revêches que tout deux adoptent. Les provocations sont leurs seules armes pour tenter d’attirer l’attention de l’autre. C’est un moyen également pour lui, de se sentir vivant de nouveau. Son cœur bat si vigoureusement dans sa poitrine qu’il en avait presque oublié ces sensations délicieuses. Il ne peut pas s’empêcher de ressentir un picotement en son sein, qui le rend si démuni face à ce qu’il ressent. Il quémande des informations par des paroles désintéressées. Son désir le plus cher est de refaire partie de l’existence de cette demoiselle, mais il sait que pour l’équilibre de son existence, mais surtout celle de Summer, il doit se faire violence, adopter un comportement raisonné alors que tout son être désire le contraire. Alors, les mots se font plus assassins les uns que les autres. Ils deviennent tranchants, autant que des lames de couteaux qu’on enfonce douloureusement au fond de sa poitrine. Elle l’éclaire sur sa situation en lui faisant miroiter sa douleur, sa colère à son égard. Ciaran n’a pas la force de répliquer, se sent à la fois soulagé de savoir qu’il demeure important pour elle, car elle le considère toujours comme son amoureux, bien que cette réalité le tourmente. Il ne sait pas ce qui est le mieux. Sans doute aurait-il préféré de la savoir en couple avec un autre, afin de se donner une raison définitive de lâcher prise face à cet amour, qui les lie. Alors son regard se fait moins austère, une faiblesse s’y glisse, une émotion qu’elle devra sans doute percevoir, car elle le connait mieux que personne. Mais la colère semble dominer cet échange. Elle continue ses répliques sanglantes où il reste en simple spectateur. Il l’observe, détaille avec une pointe d’émotion ses traits que par le passé, il pouvait choyer et dévorer avec bonheur. Il détourne le regard lorsqu’elle dénigre son style musical, sa voix que par le passé, elle valorisait avec tant de passion. Il n’est pas en mesure de répliquer, se sent juste plus misérable qu’avant son intrusion de nouveau dans son existence. C’est ce qu’il était venu chercher en rompant la distance entre eux. L’ignorer aurait été la plus sage des décisions, mais il en est incapable. Il n’est même pas foutu de la laisser s’envoler vers une vie sans lui, de lui donner des raisons de faire le deuil et d’avancer. Son corps réagit malgré lui, s’élance à sa poursuite sans qu’il ne le perçoive réellement. Il ne veut pas qu’elle parte, qu’elle disparaisse de nouveau de son existence et hante ses pensées et ses nuits comme un fantôme d’un passé qu’il ne revivra jamais. Au moins avec Hailey, il avait su à quoi s’en tenir lorsqu’elle l’avait abandonné sur le siège de ce parloir. Elle avait mit un terme à son amour pour elle, avait déchiré son cœur avec une violence incomparable. Pourtant même cette violence lui semble moindre face à la déchirure qu’il ressent à cet instant. Alors, sa main empoigne naturellement le poignet de l’adolescente. Un geste incontrôlé pour l’arrêter dans son élan, mais qu’il arrête aussi promptement. Son regard clair se plonge dans le sien. « Tu as raison. » Il murmure dans une voix à peine audible. Il lui donne raison sur tout ce qu’elle a dit. Inconsciemment, il lui avoue avoir perdu la force de s’améliorer, de vivre réellement. Cet aveu évoque une survie, qu’il entame juste pour sa fille, sans réellement nourrir l’espoir d’aller mieux, de redevenir un homme aussi accompli qu’à ses côtés.  De manière consciente, il cherche juste à lui faire comprendre qu’elle a raison de le trouver con et misérable, de s’en consoler pour aller de l’avant. « Laisse-moi te raccompagner jusqu’à ton hôtel. Les rues ne sont pas sures. » Il se donne quand même une excuse pour rester avec elle, juste quelques minutes, histoire de se nourrir de la perfection de cette fleur qu’il aime profondément, mais dont il se doit de se passer. Parce que la vie est chienne et que personne en ce bas monde ne pourrait comprendre qu’un homme tel que lui, soit profondément amoureux d’une gamine comme elle.

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MessageSujet: Re: (RP FUTUR) deux coeurs tourmentés (ciaren #19)   Ven 26 Jan - 12:24

Elle ne pensait pas que ce serait aussi douloureux d'être en sa présence. Elle avait surtout imaginé qu'ils auraient pu se retrouver et s'aimer, peut-être en silence, encore une fois à l'abri des regards, mais se laisser quand même submerger par cette affection puissante. Elle n'a le droit qu'à son regard pénétrant qui la fusille, à ses remarques froides teintées d'une pointe d'humour qui la rend barge. Plusieurs fois, au lieu d'avoir envie de coller expressément sa bouche contre la sienne, elle voulait plutôt lui foutre une baffe. Il se comporte en parfait salaud, lui donnant l'impression de n'avoir jamais vraiment excité à ses yeux. Peut-être qu'il ne l'aime plus. Comment peut-on oublier quelqu'un en un an ? Elle n'a pas réussi, elle, à chasser la chaleur de ses grandes mains qui mettaient feu à son corps, ni la douceur de ses lèvres contre les siennes. Elle n'a pas eu le pouvoir de se détacher ne serait-ce qu'un peu de cet homme, contre qui elle a encore envie de se blottir. Avec qui elle aimerait plonger dans un torrent d'amour et désir. Il demeure pourtant froid et sarcastique, au point qu'il l'envahit d'émotions néfastes. Il y a comme un tourbillon de sensations bien contradictoires qui vient valser au creux de son ventre, lui donnant à la fois le souhait de lui cracher de dégoût au pied, et de s'imposer à ses bras forts. Elle est terrassée par les sentiments qu'elle contient, par toute la souffrance qu'elle aurait aimé lui hurler à la figure. Elle est bien trop fière pour laisser exploser son chagrin, son manque de lui. Il doit bien le savoir, non ? Il n'est quand même pas ignorant concernant la douleur qu'il lui a causée. Il a bien dû imaginer les conséquences, les dégâts qu'il allait engendrer à son propre cœur. A celui même qui l'avait aimé avec fougue, puissance et sincérité. L'a t-il déjà oublié ? Ou fait-il semblant ? Elle ne voit vraiment pas clair dans son jeu, dans ses mots pleins d'ironie et d'indifférence. Il ne fait que bousiller son estime un peu plus, en ne la respectant aucunement. Il est vraiment con au point de ne pas comprendre qu'elle est venue pour lui ? Et loin d'elle l'idée de lui avouer. Plutôt crever que de succomber face à ses yeux trop bleus. Ça non plus, ça n'a pas changé. Elle fait mine de ne pas être troublée face à ses prunelles lumineuses, à ses mèches blondes et son corps d'Apollon, mais son corps vibre pour elle et son cœur en fait des siennes. Heureusement qu'il ne la touche pas, il aurait forcément senti qu'elle est encore perturbée face à lui. Mais puisqu'il ne réagit pas et se lance dans des commentaires désagréables, elle se décide à le provoquer. Elle exprime sa hargne et son avis sur lui, sans être vraiment honnête. Elle sait qu'il passerait au-dessus si ça venait de quelqu'un qui n'avait aucune importance pour lui ; elle sait que ça le démangerait de la rattraper, pour ne pas clôturer la conversation dans ce froid oppressant. Alors elle lâche ses impressions erronées et suffisamment vicieuses pour poignarder son cœur. Et elle disparaît, à l'extérieur de ce bar, pour retrouver le vent de Londres. Elle se précipite sur la chaussée, avant d'être freinée par une pression contre son poignet. Elle se retourne, s'apprête à lui demander de la lâcher, mais il le fait bien trop vite. Sa main douce contre sa peau était un délice qu'il lui manque cruellement. Elle le contemple, sans se laisser surmonter par son trouble, et le défie du regard. Même si ses traits sont tirés par la colère et la rage, au fond d'elle, un souffle délicat vient caresser et réchauffer son cœur. Il l'aime encore, elle le sent, le sait. Il l'a retenue. Son cœur explose de joie. Jamais elle ne le montrera et elle continue de se montrer hargneuse pour lui répondre, sans jamais se laisser influencer par la fébrilité qu'elle détecte dans le regard de son blond. « Avoir raison, ça ne m'avance pas pour comprendre pourquoi ! » Elle aurait voulu qu'il lui explique, qu'il lui laisse quelques mots pour qu'elle soit éclairée. Elle était déboussolée quand il ne lui répondait plus à ses messages, quand elle ne sentait pas ses mains la serrer fermement contre lui. C'est lorsqu'elle s'est déplacée jusqu'à chez lui, qu'un voisin lui a précisé qu'ils avaient déménagé, lui et Summer. Elle s'est effondrée dans les escaliers, a pleuré l'équivalent d'un sceau d'eau et n'a pas cessé depuis, la nuit dans son lit, le jour dans les toilettes de son lycée. Elle a essayé de le contacter, mais le numéro n'était plus répertorié. C'était fini. C'est à lui de s'approcher, de la serrer contre lui, de se faire pardonner. Ce n'est pas à elle de se déplacer jusqu'à ses bras, même si l'envie de sentir ses bras se refermer sur elle est presque irrésistible. C'est seulement sa fierté qui bloque son exécution. « Et donc ? Premièrement, je suis assez grande pour me débrouiller, et deuxièmement, il y a plein de rues qui ne sont pas sûres non plus à Dewsbury. » Il ne s'en est pas inquiété pour autant de sa protection, alors pourquoi il le ferait ce soir ? Elle voudrait juste une preuve d'amour qui efface toutes ses fautes.

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Ephémère devienne Eternité ☽ J'aurais aimé t'aimer comme on aime le soleil, te dire que le monde est beau et que c'est beau d'aimer. J'aurais aimé t'écrire le plus beau des poèmes et construire un empire juste pour ton sourire. Devenir le soleil pour sécher tes sanglots et faire battre le ciel pour un futur plus beau.
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Ciaran O'Malley
Le crevettlover
☞ ÂGE : 39
☞ STATUT : sous le charme d'une femme enfant aux formes juvéniles, mais pourtant exquises, qui se trouve être l'amie proche de sa propre fille et l'enfant de son meilleur ami. Une demoiselle qui devrait lui être interdit, mais qui l'attendri par ses airs solides et fragile à la fois. père célibataire de Summer, 13 ans.
☞ PROFESSION : musicien, interprète, compositeur. Il joue seul, parfois avec des musiciens rencontrés au hasard d'une salle de concert, mais ce n'est pas de la musique qu'il vit. Pour payer ses factures, il enchaine deux postes de serveur, un dans un restaurant assez chic et l'un dans un bar branché, six jours sur sept. Cela permet de vivre correctement sans extravagance.
☞ HABITATION : RAVENTHORPE

☞ BAFOUILLES : 1382 ☞ PSEUDO : mary
☞ AVATAR : boyd holbrook
☞ CREDITS : avengedinchains
☞ MULTI-COMPTES : Judson Sherpherdson, le lieutenant de police, coupable d'aimer son meilleur ami.

MessageSujet: Re: (RP FUTUR) deux coeurs tourmentés (ciaren #19)   Sam 27 Jan - 15:55

Cette rencontre est une pure torture pour son cœur et son âme amoindri. Il sait qu’il joue avec le feu, qu’il risque à tout instant de se brûler les ailes, au point de ne plus pouvoir les utiliser. Ciaran a perdu l’espoir d’un avenir plus clément envers lui-même. Il n’a pas l’impression de vivre depuis qu’il a quitté les rues de Dewsbury pour la capitale anglaise. Il survit, enchaine les journées en se consolant dans la cigarette, l’alcool et la musique. La musique, sa muse, sa compagne depuis tant d’années. La seule qu’il ne l’a jamais abandonné, celle qui lui permet de ne pas virer fou dans cette douleur perpétuelle. Il prend sur lui, met toutes ses forces dans cette comédie qu’il joue à l’instant face à l’adolescente. Cette arrogance feintée n’est plus réelle. Il n’a même plus la confiance en lui nécessaire pour l’afficher devant son public, les personnes qu’il fréquente. Il feint une sagesse qu’il ne possède pas, fait juste en sorte de permettre à sa fille de vivre dans de bonnes conditions en espérant qu’elle finira par lui pardonner, que de nouveau une complicité naitra entre eux et qu’il pourra expier cette douleur latente à son contact. En attendant il souffre de cette solitude, de ce silence quotidien et de ce regard sombre et austère à son égard. Il a l’impression d’être coupable d’avoir aimé quelqu’un, d’avoir laissé son cœur s’ouvrir à une jeune demoiselle et d’en être tombé fou amoureux. Les règles sociales formatent tellement les gens, qu’ils en oublient l’essentiel, l’essence même de ce que doit être une relation sincère avec une autre personne. L’amour, ce sentiment dévastateur, mais tant recherché. Il l’a trouvé avec cette fleur, qui se retrouve là, face à lui, emplie de hargne et indifférente à cette faiblesse qu’il affiche clairement, mais avec réserve. Elle est là en quête d’explications. Elle transpire ce besoin d’obtenir ces éléments indispensables pour se faire une raison, d’aller de l’avant. C’est une chose terrible qu’elle lui demande. Aucune explication raisonnée ne pourra effectivement changer la réalité. Leur histoire est impossible à cet instant. Il ne sait même pas si elle le sera un jour, s’ils auront un jour ce courage d’assumer leur relation en faisant fi des remarques des gens. Elle a un avenir brillant qui s’offre à elle, il le sait. Il traine trop de casseroles, d’erreurs pour lui assurer un aussi bel avenir qu’elle pourrait avoir aux côtés d’un autre. Rien que l’idée le rend malade, mais a-t-il vraiment le choix dans de telles circonstances ? Alors, il désire au moins la raccompagner à son hôtel, être à ses côtés quelques minutes de plus avant qu’elle ne retrouve sa destinée, sans lui. Mais elle refuse sa proposition, lui renvoie son abandon en pleine face. « S’il te plait, Sha’… » Il déclare dans une voix faible et presque suppliante. Ses iris clairs plongent dans les siens. « Je n’avais pas le choix. Je devais partir, tout quitter. » Il avoue, mais conscient de n’avouer qu’une partie de la vérité. « Summer l’a découvert. Elle l’a très mal pris, vécu. Elle s’est sentie trahi, par toi, par moi, par nous. » Les mots ont des difficultés à s’exprimer hors de ses lèvres. La vérité n’est pas éloignée de ce qu’il énonce. Summer lui a rendu la situation encore plus pénible qu’elle ne l’était déjà à cause de Kenan. Seulement, il ne parlera jamais du rôle qu’a joué le père de la demoiselle dans sa décision. Il n’évoquera pas non plus la menace qu’il a fait planer sur lui et qu’il redoute émanant de sa fille. « C’était soit je partais et te quittais, soit elle disparaissait de ma vie en demandant à être placée… » La vérité n’est pas éloignée de ce qu’il énonce. Si la réelle personne qui a découvert leur relation n’est pas sa fille, sa colère et son dégout ont fortement participé à la décision qu’il a prise. L’idée de perdre sa fille, qu’elle quitte son quotidien lui était insupportable. Rien que cette pensée le fait frémir. Même s’il n’a pas veillé sur elle durant près de dix ans, aujourd’hui, elle fait partie intégrale de son identité. Sans sa présence, il ne se sent pas en mesure de continuer. Elle est la chair de son sang. Il ne sait pas si cette pensée saura consoler la demoiselle, mais en lui disant cela, il lui fait part d’un choix qu’il a fait. Il a préféré sa fille à elle, pour lui assurer un meilleur avenir que celui qui se profilait pour elle. Même si elle est douloureuse, il pense que c’était la plus judicieuse à prendre. « Alors, laisse-moi au moins te ramener dans un lieu sûr. S’il te plait. » Son regard pénétrant et troublé se loge dans le sien. Il espère pouvoir bénéficier d’un peu plus de temps avec elle, avant de la laisser partir de nouveau, comme le destin semble lui demander.

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Shannen Weaver
La crevette ingénue
☞ ÂGE : 17 ans. (22/04)
☞ STATUT : amoureuse de son pedobear. heureuse. rêveuse.
☞ PROFESSION : lycéenne emplie de rêves et d'espoirs ; baby-sitter d'un petit James.
☞ HABITATION : petit appartement à Thornhill avec sa mère.

☞ BAFOUILLES : 4147 ☞ PSEUDO : demon dance (emeline).
☞ AVATAR : elle fanning.
☞ CREDITS : Lolitaes.
☞ MULTI-COMPTES : aucun.

MessageSujet: Re: (RP FUTUR) deux coeurs tourmentés (ciaren #19)   Mar 30 Jan - 13:49

La souffrance est cuisante et lui terrasse le cœur. Elle n'a pas d'autres choix que de la laisser l'envahir, de la sentir lui dévorer les entrailles. C'est vraiment douloureux d'être face à lui, de croiser ses yeux d'un bleu pénétrant, et encore plus d'entendre ses remarques pleines d'indifférence. Elle est partagée entre le chagrin et la colère ; tiraillée par toutes ces émotions qu'il lui fait subir. A moins que la faute lui revienne, d'être venue ici, là où il réside depuis un an. C'est quand même lui qui est parti, sans adieux, sans un mot. Sans un regard en arrière pour penser à sa situation. Alors elle laisse forcément cette hargne exploser, pour obtenir quelques raisons valables qui pourraient expliquer cette absence prolongée. Elle voudrait comprendre ce qui lui est passé par la tête pour ne pas l'avoir ne serait-ce qu'avertie. Pour l'avoir abandonnée lâchement, sans s'intéresser à son avenir. A ce qu'elle allait devenir sans lui. Elle n'est même pas sûre qu'il l'ait vraiment imaginé, préférant ne pas s'envahir d'angoisses supplémentaires. Alors lorsqu'ils quittent le bar et retrouvent la fraîcheur nocturne, elle ne tarde pas à éclater. Ce sont surtout son inquiétude et ses phrases tendres qui activent sa rage et la brusquent. Comment peut-il être dédaigneux et angoissé ensuite ? C'est toutefois un signe de son affection encore existante, et elle prend tout ce qu'elle peut pour garder cet infime espoir au fond de son cœur. Elle écoute ensuite attentivement toutes les raisons qui ont motivé sa fuite, sans le couper dans son explication. « Oui je m'en suis douté, puisqu'elle ne répond plus à mes messages. Vous vous êtes donnés le mot. » Elle lance avec cette amertume dans la voix. Cette rancune aussi, parce qu'elle lui en veut profondément. « Je ne sais pas encore exactement ce que ça fait d'avoir un père, mais peut-être qu'un jour je comprendrais mieux le dilemme qu'elle t'a imposé. » Elle admet avec calme, sans cette animosité qui traversait chacun de ses mots il y a quelques minutes. Elle essaye d'être mature, de le comprendre sans jugement. « Je comprends ta décision. C'est juste que ça ne t'aurait rien coûté de me prévenir. » Ce seul détail a suffit à taillader son âme. Elle s'est sentie comme une vieille chaussette qu'on délaisse dans un coin de sa chambre. Alors elle ne peut pas s'empêcher de lui reprocher son manque d'informations, et d'avoir nourri autant de rêves au creux de sa tête. Oui, elle s'était imaginé contre lui jusqu'à la fin des temps. Peut-être qu'elle est trop naïve et romantique, pas suffisamment indépendante dans son envie de construire quelque chose avec lui, mais elle s'en fichait, quand il était encore près d'elle. Maintenant elle s'en veut de l'avoir aimé avec autant de profondeur. Elle dévoile ce truc pour lequel elle lui en veut, mais ne lui précise pas à quel point elle a eu mal. Elle n'a même plus la force de lui hurler sa peine, de lui montrer à quel point ça a été douloureux. Ce fut ce silence, sa plus grande souffrance. Son indifférence permanente fut le poignard qui n'a pas cessé de s'enfoncer un peu plus dans son cœur. Elle tente seulement de ne pas lui donner autant d'importance ; il ne mérite même plus qu'elle explose toute sa hargne. Pourtant, quand il lui propose une nouvelle fois de la raccompagner à son hôtel, comme si c'était d'une importance capitale, elle ne parvient plus à refuser. C'est sans doute son regard bleu plein de fébrilité qui l'incite à craquer. Elle succombe à ces quelques minutes en sa compagnie, avant qu'ils ne doivent se quitter, pour toujours. Elle avait pourtant rêvé que jamais, leur amour ne se briserait. Peut-être qu'il n'est pas vraiment éteint, seulement rangé dans une boîte. « OK, mais mon hôtel est à quelques arrêts de métro. » Elle prévient pour ne pas qu'il s'engage s'il a d'autres préoccupations derrière. Elle n'a pas pu se payer une chambre à côté de son bar. Il accepte à son tour et ils se glissent dans la bouche de métro. Ils se suivent, sans un mot, sans un regard, et s'engouffrent dans le transport. Shannen se colle à la porte vitrée, met ses mains dans les poches de son manteau noir, et demeure sur sa réserve. La tension est palpable, le silence pesant, et le malaise oppressant. Elle jette un regard sur lui parfois, avant de le détourner dans le vide ou à l'extérieur. Ils s'engouffrent dans l'obscurité totale, avant de retrouver la luminosité des lampadaires exposés à l'extérieur. Ils entreprennent quelques pas, avant de se retrouver devant le logement. Il semble miteux en apparence, et l'est même à l'intérieur. Cette auberge de jeunesse, c'est ce qu'elle a trouvé de moins cher. Elle se place devant lui en s'arrêtant, garde ses mains dans ses poches et le regarde avec intensité, et cette pointe de gêne. « Bon. » Bon quoi ? Bon je dois y aller ? Bon adieu ? Bon, tu me fous la paix maintenant ? Elle ignore si elle aura l'occasion de le revoir un jour, si leurs routes se croiseront de nouveau. Alors elle plante son regard dans le sien pour détecter un élément de réponse. Elle a envie qu'il agisse, réagisse, intervienne dans ce flot de douleur. Elle aimerait qu'il élimine tout. Elle attend un geste ou quelques mots qui clôturent sa phrase et leur moment, avant qu'elle ne doive s'introduire dans l'hôtel. Elle n'a pas envie de partir, de le quitter. Elle veut rester près de lui, alors elle espère une action qui se dirige dans ce sens. Elle sent que ce sera la fin, s'ils se séparent ainsi. Elle n'en a pas la moindre envie.

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