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 Quand les souvenirs s'en mêlent (Filipe #1)

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MessageSujet: Quand les souvenirs s'en mêlent (Filipe #1)   Sam 15 Avr - 19:11


   
           

             
Quand les souvenirs s'en mêlent.

J’aimerais tant que tu laisses une fois de plus à ma porte,
Une lueur, comme un air de douceur aux aurores.
J’aimerais tant que la roue emmène au loin nos remords,
Que le vent les balaye comme de vieilles feuilles mortes,
comme de vieilles feuilles mortes,
Comme de vieilles feuilles mortes.
    Filipe & Andrea
Depuis que j’étais arrivé à Dewsbury, j’avais commencé à avoir quelques repères qui me faisaient me sentir bien dans cette ville, dans cette nouvelle vie dont j’ai pris les choses pleinement en main. En apparence, je semblais être passé à autre chose, à avoir tourner la page quand à la disparition d’Aaron. Il est vrai que j’abordais un sourire de façade qui était plutôt convaincant, et en plus la plupart de mes connaissances ici ignoraient ma situation sentimentale, alors il était ainsi plus aisé d’avoir l’air de quelqu’un qui va plutôt bien. Mais la vérité était tout autre, à l’intérieur j’étais un homme dévasté, vide voire incapable de ressentir la moindre émotion. Comme si le départ de celui qui est, ou était ?, mon mari m’avait tout simplement tout retiré. Je survivais plus qu’autre chose et me plongeais corps et âmes dans le travail, m’acharnant encore plus. J’enchaînais les conférences, les cours magistraux à Liverpool, voir même à Leeds, tout pour ne pas penser à la solitude qui m’attend ensuite. Le soir il m’arrivait, de manière régulière de m’arrêter dans un bar pour boire un dernier verre avant de rentrer dans le silence de mon appartement.

J’arrive au Dixie Coffee afin de me détendre. C’était le lieu habituel où je m’arrêtais le plus souvent après mon retour de Liverpool. Je ne dirais pas quotidiennement, mais presque. En tout cas il est rare que je n’y passe pas à plusieurs reprises pendant une semaine. J’avais donc fais la connaissance de Filipe qui, à force de se côtoyer, était devenu en quelque sorte un confident. Il était assez extérieur à ma vie pour avoir un œil objectif sur ce qui me taraudait. Je n’en parlais pas souvent, mais tu connaissais assez mon histoire pour savoir que la boisson était un exutoire à ma solitude. Comme toujours tu es accoudé au bar, en pleine discussion avec un client, je te fais un signe de tête en m’accoudant au bar. Je n’ai pas besoin de commander ma boisson que tu la prépares déjà. Habitué, j’ai dit. « Salut. Pas trop débordé ? » Je hausse un sourcil avec un léger sourire alors que le bar n’était pas plein, mais pas loin non plus, donnant une ambiance agréable au lieu, que tu sais parfaitement créer également.
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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs s'en mêlent (Filipe #1)   Mar 18 Avr - 14:02

La journée fut calme. Un peu trop calme pour les affaires. Il fallait que je réfléchisse à de nouvelles stratégies pour attirer la clientèle. Le Dixie Coffee fonctionnait un peu trop sur ses acquis. Je suis toujours dans mes frais et j’arrive à payer mes charges. Mais il me faudrait un peu plus, pour me préparer une belle retraite, il est temps d’y penser. Depuis mon divorce, j’avais un peu trop délaissé mon café. Il était temps que cela change. Il fallait que je me renouvelle. Au moins je pourrais créer la surprise. Du coup, je passais beaucoup plus de temps que d’habitude au Dixie, pas réellement pour mettre la main à la patte, mais plutôt pour réfléchir à de nouvelles idées.

Aujourd’hui n’est pas coutume. Je rencontrais un énième fournisseur. Je n’avais pas réellement d’idée concrète. J’essayais juste de m’intéresser aux différents produits sur le marché. En regardant plusieurs choses en même temps, peut-être que j’aurais un éclair de génie. Mais dans ces moments là, je me rendais compte que j’étais un peu perdu. Cela faisait un petit moment que je m’étais détaché du Dixie, et je le sentais. Mes employés étaient surement plus familiarisés avec l’endroit que moi. Ils en étaient plus l’identité, et je devais les remercier et peut-être me tourner vers eux pour avancer.

En attendant, je devais remercier ce fournisseur. De plus, un de mes clients les plus fidèle venait de rentrer. Je ne faisais plus vraiment de service au Dixie, ce n’était pas vraiment mon rôle, et j’avais passé l’âge et l’envie de revêtir ce genre de rôle. Mais je partageais certaines affections avec des clients, et servir un verre était loin d’être fatiguant. Mais je m’inquiétais pour Andrea. Il n’était pas arrivé en ville depuis longtemps, mais je savais qu’il avait eu beaucoup de soucis sentimentaux. Au final, il était un peu comme moi, et noyer son chagrin dans le travail, qui se traduisait par un état de fatigue permanent sur son visage, mais aussi dans l’alcool.

Je m’inquiétais, je sais ce que c’est de toucher le fond, de ne plus avoir d’espoir, et surtout de plus croire en soi. Il était encore tôt au Dixie, le café était encore café, et l’ambiance bar ne venait pas encore d’apparaître. Déjà, de coutume, je n’aimais pas servir de l’alcool quand l’ambiance n’y était pas, vis-à-vis des autres clients. De plus, pour Andrea, cela le changera un peu. Avant même de répondre, je posais un simple café devant lui. « Non, tu vois bien, c’est relativement calme aujourd’hui ». Je pose les yeux sur le café. Je me doute que cela ne va pas vraiment lui plaire. Avant de le laisser répondre, je préfère me justifier. « Tu as l’air fatigué, ça va te requinquer pour le reste de la soirée. Il passera en Irish plus tard. » Je lui adresse un clin d’œil. Je ne voulais pas et ne pouvais pas l’empêcher de boire, mais au moins le ralentir. De toute façon, je savais bien comme cela se terminerait.
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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs s'en mêlent (Filipe #1)   Ven 21 Avr - 19:08


   
           

             
Quand les souvenirs s'en mêlent.

J’aimerais tant que tu laisses une fois de plus à ma porte,
Une lueur, comme un air de douceur aux aurores.
J’aimerais tant que la roue emmène au loin nos remords,
Que le vent les balaye comme de vieilles feuilles mortes,
comme de vieilles feuilles mortes,
Comme de vieilles feuilles mortes.
    Filipe & Andrea
Les journées passaient toujours trop rapidement. J’avais l’impression de n’avoir le temps de rien faire. Entre les cours que je devais donner et les conférences que je devais préparer, je levais rarement le nez de mes bouquins, d’énormes pavés rouges regorgeant de lois. Quelque chose que personne n’aime lire et qui pourtant m’aide à oublier tout ce qu’il y a autour de moi. Je m’assommais de travail, j’en avais besoin. Depuis un an je n’avais pas levé le nez de mon travail, pour ne pas souffrir de la solitude pesante que je n’avais pas choisie. Les seuls moments de détente que je m’accordais était de prendre un verre, ou parfois plus quand la tentation était trop grande d’en prendre plusieurs.

Après une journée épuisante, où je n’avais même pas pris le temps de manger le midi car je voulais avoir fini relativement tôt pour reprendre la route pour Dewsbury, j’estimais qu’un crochet par le bar de Filipe serait une bonne idée. Je ressentais le besoin de me détendre, de couper un peu du travail. Et surtout peut-être à parler à quelqu’un en dehors de mon boulot.

Rentrer dans le Dixie m’apaise dès la première seconde. Il y avait du monde mais on n’étouffait pas et c’est ce que je cherchais : me noyer dans une foule d’inconnus pour y noyer mon désespoir tout en tentant vainement d’entretenir ma vie sociale qui était proche du néant. L’alcool était presque mon plus proche ami, même si je n’étais pas du genre à abuser tous les jours, heureusement car je ne pouvais pas me permettre de ne pas être lucide pour les cours. Mais certains jours deux ou trois verres s’ajoutaient au premier. Je n’étais jamais complètement saoul au point de ne plus être maître de mon comportement, ou alors c’était quand j’étais seul chez moi et que la solitude était trop pesante.

Je m’installe au bar, presque à ma place habituelle. Je dois avoir une tête effrayante, la montagne de boulot avait eu raison de mon énergie, mais les insomnies avaient de nouveau fait leurs apparitions également, comme régulièrement dans ma vie. C’est une tasse de café qui apparaît devant moi, ce qui demeurait assez étonnant, tu sais que j’affectionnais plutôt un bon verre de whisky, voire même plus fort parfois. Je hausse un sourcil, attendant ton explication avant de râler. Tu connaissais l’exigence que je me fixais, mais aussi celle que je fixais aux autres. Et tu sais bien que je n’aimais pas vraiment qu’on me froisse. Mais tu te justifie en prenant pour témoin ma fatigue, m’interdisant ainsi de rétorquer que tu avais tort. « J’avoue, j’ai enchainé les grosses journées. Ça ne peut pas faire de mal. Bon tant que le deuxième est alcoolisé, je dis d’accord pour celui-là » Je souris avant de jeter un coup d’œil. Pas envie de m’appesantir encore sur ma vie misérable. « Toujours pas de problèmes ici ? » Sujet bateau mais au moins je n’ai pas de quoi me plaindre.

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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs s'en mêlent (Filipe #1)   Sam 22 Avr - 13:07

J’aurais pu lui glisser un somnifère dans son café. Je m’avoue aisément que l’idée me traverse l’esprit, et surtout qu’elle me séduit. Pour plusieurs raisons, je trouve que cela serait intéressant. Je pourrais le mettre dans ma voiture, le conduire directement chez lui, et le coucher directement. Ce n’est pas la bonne méthode, je le reconnais. Mais au moins, ce soir, il ne serait pas soûl, une énième fois, même s’il prétend tenir l’alcool. On a toujours cette impression, mais on ne se voit jamais comment les autres nous voit. Et enfin, en dormant, il ne se sentirai pas seul, et pourrait se relever pour attaquer une nouvelle. Mais problèmes : je ne sais pas où il habite, et cela resterai une solution temporaire. Je suis placé pour savoir que le temporaire n’est en fait pas une solution.

J’adresse beaucoup d’affection envers Andrea. Un ami ? Je ne sais pas. C’est un client, un bon client. Un client qui résume bien la réflexion que dans un bar, nous faisons de la psychologie de comptoir. Je connais bien sa vie, du moins ce qu’il veut m’en dire. Je connais sa version, sa façon de voir les choses, le monde. Il me manque pleins de facteurs, je m’en accommode. Pourtant, il ne connait rien de la mienne. Ou ce que je veux raconter, pour me mettre me suffisamment en valeur. Mon café, mes enfants, mon homosexualité. Suffisamment pour qu’Andrea me voit comme quelqu’un de bien, sans problème.

Sans problème, d’ailleurs, c’est ce qu’il relève de ma vie. Je lui cache au final beaucoup de choses. Nous ne sommes pas ami, alors. J’ai tout fait pour. Ça me chagrine, aujourd’hui. Je sens que nous atteignons les limites de la relation client-serveur. Je connais tous ses problèmes, mais lui pas les miens. Cela ne va pas plus loin, et je ne peux pas l’aider, car il ne peut pas m’aider. Il manque cet réciprocité dans nos contacts. Du coup, je ne suis pas la bonne personne pour l’aider à sortir la tête de l’eau. Je pourrais laisser cet tâche à quelqu’un d’autre, mais je suis assez proche de lui pour savoir qu’il n’y a personne autour de lui pour y parvenir.

Alors une idée folle me parcourt l’esprit. Encore plus dingue que le somnifère. Si je me mettais à le draguer ? Quoi de bien qu’une relation intime pour rentrer au plus profond de l’autre. Je ne sais que nous ne finirons pas en couple. Je ne suis pas prêt à me poser, j’aimerai mais je n’y arrive pas. Quant à lui, il a encore son mari en tête, je le sais. Mais je suis sûr que les courbes de mon corps et ma présence chaleureuse peut lui permettre de s’abandonner à autre chose que la boisson. Mon intérêt ? Tirer mon coup avec un homme bien gaulé, gagner un ami, un vrai, et aider mon prochain. Il faudra juste faire attention à ne pas lui faire de mal. Il faudra que j’arrête tout quand il oubliera son ex, et avant qu’il ait des sentiments pour moi. Bon, ça, c’est la version simplifiée du plan, je ne sais pas comment cela va se passer. Mais j’aime le risque, après tout, je me suis trop longtemps privé, et ça ne serait pas le premier à souffrir de mes erreurs.

« Oh, tu sais, ici tout roule. » Je le regarde boire son café. En effet, s’il l’on ne parle pas de lui, on ne se dit pas grand-chose. Je ne raconte pas ma vie, et sans au moins un verre dans le nez, il ne délie pas ta langue. On se regarde juste, attendant ce moment de confession, lui comme moi. Puis vu que je ne suis pas indispensable au service, je lui consacre absolument tout mon temps. Mais pour une fois, je vais casser ce silence. Je vais le surprendre. Step one. Je le regarde droit dans les yeux, et dans un air nonchalant mais intéressé je lui sors « Tu as prévu quoi ce soir ? Pour ma part, je risque de m’emmerder à la débauche. » C’est la première fois que je fais allusion à ce que je vais faire en dehors de mon job.
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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs s'en mêlent (Filipe #1)   Jeu 4 Mai - 19:25


   
           

             
Quand les souvenirs s'en mêlent.

J’aimerais tant que tu laisses une fois de plus à ma porte,
Une lueur, comme un air de douceur aux aurores.
J’aimerais tant que la roue emmène au loin nos remords,
Que le vent les balaye comme de vieilles feuilles mortes,
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    Filipe & Andrea
Moi qui d’ordinaire ne laisse rien passer, qui ne tolère aucun écart dans ma vie, je dois bien avouer que je pars à la dérive. Je me suis mis à boire, alors que j’exècre ceux qui abusent de la boisson, qui vont au-delà de leur capacité en oubliant d’avoir les idées claires. Au final je ne suis pas le mieux placé pour juger car je fais désormais exactement la même chose. Pourtant tu tentes de me contenir, de ne pas me pousser à l’excès alors que cela ne ferait que monter ton chiffre d’affaire. J’ai toujours pensé que l’alcool n’est pas un bon remède, pourtant l’oubli qu’il me procure me fait du bien. Même si je n’en abuse pas tous les jours quand je travaille, j’ai tendance à y retourner plus souvent que je ne le voudrais. Je me persuade encore que je pourrais arrêter quand je le déciderais.

Mais au-delà de boire des verres, si j’aime venir dans ton bar c’est surtout pour ta compagnie. Je passais parfois pas mal de temps à me plaindre de ma vie pourrie, de cette absence qui me creuse le cœur un peu plus chaque jour. Le pire dans cette absence c’est le manque d’explication. Rester dans le flou sans savoir à quoi se raccrocher. J’avais besoin d’extérioriser tout ce que je ressentais pour ne pas péter un cable et arriver à en faire n’importe quoi. Je ne cherchais ni la pitié ni le jugement, simplement que l’on accueille ma parole. Je détestais la pitié, que je trouve mesquine et surtout à double tranchant. Elle est toujours teintée de jugement péjoratif. Et je n’aimais pas que l’on s’apitoie sur mon sort, j’ai une fierté un peu mal placée.

Je ne cherchais pas vraiment à te connaître, certainement un peu par égoïsme. Et surtout parce que j’étais tellement tourné vers moi et mes problèmes en ce moment que j’étais incapable de faire preuve d’altruisme. Pourtant je te considérais comme un ami, ou presque. En tout cas tu n’étais plus un inconnu pour moi. Et ça ne me dérangeait pas vraiment de rien connaître de ta vie, au final je ne me rends même pas compte que c’est à sens unique notre relation. Et puis quand on regarde autour de moi on se rend rapidement compte que je n’ai pas beaucoup de monde pour m’épancher sur mes problèmes.

Cette soirée allait ressembler aux précédentes. Me perdre dans la boisson en ressassant toujours la même chose. Pourtant je n’aime pas me complaire dans ce genre de cercle qui m’emmène à chaque fois plus bas. Peut-être que je dois toucher le fond pour ensuite pouvoir remonter. Mais ma vie est un tel néant, que le fond demeure invisible pour le moment. Comme si je devais encore couler. J’avais envie de changer, mais je n’en avais pas la force, pour reprendre le cours de ma vie comme si de rien n’était. Je devais simplement accepter que je ne saurais jamais les raisons de cette séparation qui m’a brisé le cœur. Je dois aussi oublier la personne que j’étais avant, qu’elle ne reviendra jamais, ou alors avec beaucoup de différences. Et tu semblais avoir assez de caractère pour provoquer en moi un électrochoc, car c’est bien ce que j’ai besoin en ce moment, que quelqu’un me bouge les fesses pour que je me ressaisisse.

« Bien. » J’ai du mal à entamer et surtout tenir une conversation, je me renferme sur moi-même un peu plus à chaque fois. Il me faut un peu d’alcool pour me dérider. Pourtant je ne trouve pas ce moment désagréable. Ta compagnie, même silencieuse, est très appréciable. Ne pas parler me dérangeait pas, j’avais juste besoin d’éviter la solitude pesante de mon appartement. Pourtant je sens un changement dans ton comportement, quelque chose de subtil que je ne saurais décrire. Tu me surprends en me demandant ce que je fais plus tard, d’habitude on se cantonne au bar, et pas au-delà, mais tu sembles vouloir déroger aux habitudes. Ce n’est peut-être pas si mal que cela. « Moi ? Rien, j’ai terminé ma semaine et je m’octroie une soirée tranquille sans penser pour boulot. Du coup simplement retrouver la solitude de mon appartement pour la nuit, donc rien de bien intéressant comme tu peux le constater. » Je hausse les épaules et mon air un peu sceptique trahi ma curiosité.

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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs s'en mêlent (Filipe #1)   Mar 9 Mai - 14:17

Je dois reconnaître que depuis que j’ai divorcé, je n’ai plus peur de grand-chose. J’ai appris que la vie est trop courte pour avoir des regrets. Pour ma part, j’ai perdu vingt ans. La seule chose positive que j’ai de ce mariage, ce sont mes enfants. Mais ma vie a pris un tournant quand j’ai fait mon coming-out. Je suis enfin qui je suis aux yeux de tout le monde et surtout j’ai dit ce que je pensais à ma famille. J’aurais dû faire ça bien plus tôt. C’est pour quoi si une envie ou une pulsion se manifeste en moi, je l’écoute. Ce n’est pas toujours une bonne chose, mais je n’ai plus rien à prouver à personne. Je vis égoïstement, pour mon propre bonheur, peu importe les pots cassés sur mon chemin.

Aujourd’hui, j’avais Andrea face à moi, et une idée folle me passait par la tête. Je faisais ça pour lui, pour qu’il se sorte la tête du fond du trou. Mais j’y avais aussi mon intérêt. Draguer un garçon, goûter au plaisir de la chaire si l’entreprise est réussie… Que des choses qui me font du bien ! De toute façon, à l’heure actuelle, quoi que j’obtienne d’Andrea, je ne comptais pas continuer par la suite. Je m’arrêterai juste avant que ça soit trop tard. Bien sûr, je prenais un risque. Dans une telle stratégie, on ne contrôle pas toujours tous les facteurs, les sentiments en premier.

Mais je laissais mes doutes de côté. Ma priorité était de mettre Andrea dans ma poche. Après tout, je me suis juré de vivre de l’instant présent. Si Andrea en était un dommage collatéral, ça serait tant pis. Je m’en remettrai, moi. J’ai arrêté de vivre pour penser aux autres. Bien sûr, ma vocation n’était pas de lui faire du mal. Je voulais avant tout lui faire oublier son mari, qu’il reprenne goût à la vie, et qu’il arrête de picoler dans mon café. Quoiqu’on en pense, j’ai plus un café qu’un bar, et je n’apprécie pas tant que ça les ivrognes. De plus, si ma tentative venait à échouer, il ne pourrait pas être plus mal qu’aujourd’hui. En gros, il n’avait absolument rien à perdre.

Je sais parfaitement me convaincre pour mener à bien une mission. Maintenant, il reste à la mettre doucement en place. Je sais exactement par où commencer. La toile de l’araignée va doucement se refermer sur sa proie. « Rien de bien excitant. Rien de plus froid que la solitude… » Je commence à attaquer, à planter mon bâton. J’envoie des signaux mais rien de concret et de spécifique. Pourtant, je lui adresse un clin d’œil qui en dit beaucoup plus. Je me penche vers lui. « J’ai plus grand-chose à faire au café ce soir. On peut aller se balader en ville si tu veux. » Puis je fais glisser ma main dans la sienne, mais plutôt en signe de réconfort. Je me trouve une fausse excuse pour le faire, alors que le geste est très intéressé, essayant de lui transmettre de la chaleur humaine. « Je suis convaincu qu’on peut oublier sans passer par l’alcool… »
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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs s'en mêlent (Filipe #1)   Jeu 18 Mai - 15:51


   
           

             
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J’aimerais tant que tu laisses une fois de plus à ma porte,
Une lueur, comme un air de douceur aux aurores.
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comme de vieilles feuilles mortes,
Comme de vieilles feuilles mortes.
    Filipe & Andrea
Je n’ai pas le talent que tu as de pouvoir passer à autre chose. De me lâcher ainsi en envoyant tous les préjugés et les problèmes au loin. Je suis peut-être trop pointilleux et maniaque pour cela. Je me suis toujours assumé, je n’ai eu aucun souci pour ça, certainement grâce à une famille, essentiellement féminine et bienveillante. Mais je me mettais la pression pour la moindre petite chose de la vie que ce soit professionnel ou privé. Je suis du genre à faire attention au moindre petit détail. Rien n’est au hasard avec moi, en temps normal. Mais aujourd’hui, toutes mes bases sûres s’écroulaient et brisaient mes certitudes. Je n’aimais pas ne pas savoir ce que je fais, ne pas tout anticiper. Je devais simplement apprendre à me lâcher.

La boisson m’aidait à me décoincer. Je n’étais pas saoul au point de ne pas être capable de rentrer chez moi, mais assez pour me détendre et me rendre plus naturel. Et j’avais mes petites habitudes, je ne pouvais pas tout envoyer valser. Le seul endroit où je me permets de boire plus que de raison est dans ton bar. On ne me changerait pas si facilement. Depuis que mon mari avait disparu dans la nature je ne me laissais pas facilement toucher. Je n’abordais qu’en surface les sujets les plus intimes et donc les plus compliqué à assumer également. Mais, je m’étais construit une armure en acier pour ne plus me laisser briser le cœur de nouveau.

La présence de ce bar face à un café était assez déroutant, car généralement un brin d’alcool m’accompagnait. Mais tu avais décidé de me bousculer un peu, à mon plus grand étonnement. Mais c’est ce dont j’avais besoin, d’un bon électrochoc pour me ressaisir et reprendre ma vie en main. Je devais arrêter de me morfondre sur ma vie, qui n’est pas si pitoyable que cela, parce que professionnellement cela marche bien pour moi. De plus, je me suis éloigné de la personne que je suis réellement pour n’être pratiquement qu’une loque à l’intérieur, même si je ne laissais pas voir cet état déplorable, sauf en de rares occasions, surtout quand j’ai abusé d’un verre en trop, mais on ne m’y reprend plus.

Tu me perturbais plus que de raisons, car il y a bien quelque chose dans ce début de discussion que je ne parvenais pas à saisir. Tu laissais plâner un doute qui me mettait dans une situation où je ne me sentais pas vraiment à l’aise. Tu parles d’une solitude que je connais que trop bien. « Ce qui est le plus difficile à supporter, certains jours. » Je souris légèrement, pas un grand sourire, que je n’arrive plus à faire depuis un certain temps, mais je commence doucement à me décrisper. Tu me proposes de sortir ensuite. Une nouveauté entre nous car nous nous étions toujours contenté d’une entrevue dans ton établissement. « Hum.. oui pourquoi pas. » Mais tu me trouveras probablement d’une compagnie ennuyante. Comme tu as pu le remarquer je ne suis pas un grand bavard, bien au contraire. « Pour le moment c’est mon seul moyen de m’échapper un peu. » Je sais bien que ce n’est pas une raison, mais je n’ai pas réellement cherché.

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