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 ✎ PANIER N°4

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☞ ÂGE : quatre-vingt-deux ans et encore toutes mes dents!
☞ STATUT : veuve et en couple avec sa machine à écrire.
☞ PROFESSION : vendeuse de rêve et amie de tous.
☞ BAFOUILLES : 576 ☞ PSEUDO : .
☞ AVATAR : maggie smith.
☞ CREDITS : Shiya(avatar).

MessageSujet: ✎ PANIER N°4   Lun 30 Jan - 11:58



Bastian & Charlie
DESCRIPTION DU PANIER » Vieille petite cagette, qui a du vécu, mais qui peut encore supporter des aventures. L'intérieur est recouvert par un plaid, cachant ce qui s'y trouve.
CONTENU » Des clémentines, du pudding, du comté, des chips, de la tarte, un polaroid et deux gourdes contenant un liquide non identifié ...
THÈME » L'imprévu, la spontanéité, s'attendre à tout ...    

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MessageSujet: Re: ✎ PANIER N°4   Mar 31 Jan - 22:41


 
« qui dit mieux ? »

ballie


Pour la dixième fois en une minute, je jette un coup d’œil à ma montre. Ça n'avance pas et je commence vraiment à avoir l'impression d'attendre depuis des heures. Pourtant, je ne suis là que depuis dix minutes. Ce que j'attends ? Que la vente aux enchères commence. Depuis le bal de noël, j'ai l'impression que ma petite vie tranquille sans problème et sans histoire s'est transformée en un véritable cauchemar. Maggie a l'air de me faire la gueule. Elle est distante, froide et tous les prétextes semblent être bons pour démarrer une dispute. J'en suis à un point où j'ai plus envie de voir le barman du Dewspub que ma propre nana. Et puis, il y a Charlie. Charlie qui est soudainement réapparue dans ma vie. De la voir au bras de ce type, ça m'a pas plu, et même si j'ai eu du mal à l'admettre, c'est pourtant la vérité. Même après coup, maintenant que je sais qu'ils ne sont pas ensemble, ça m'agace d'y repenser. Et pourtant, j'y repense sans arrêt à cette soirée. Parce que la suite est floue. Parce que je sais qu'on a eu une conversation, elle et moi. Je sais que je lui ai dit quelque chose. Quelque chose qui ne lui a vraisemblablement pas plu puisque depuis elle m'évite. Je lui ai envoyé un message, je l'ai appelé plusieurs fois, mais rien. Rien. Elle revient dans ma vie comme ça, fout la zizanie dans ma tête et maintenant, silence radio ? Non, faut pas non plus me prendre pour un pigeon. Si je suis là, c'est pour acheter son panier. Je sais qu'elle participe et je pense la connaître assez bien pour ne pas me planter. Quand je repense à tout ce qu'on a vécu tous les deux, j'ai du mal à croire comment les choses se sont terminées. C'était ma meilleure amie et je l'ai laissée partir. Je l'ai fait pour elle, pour qu'elle puisse réaliser ses rêves, mais bon sang, c'est comme ça que je l'ai perdue. Je m'énerve d'y repenser, mais c'est plus fort que moi. Je soupire alors que la vente commence. A peine ont-ils posé les paniers devant moi que je reconnais immédiatement le style de Charlie : la cagette, ça ne peut être qu'elle. Quand le tour du panier numéro quatre vient, j'ai déjà mon espèce de petite pancarte en l'air. Plusieurs types tentent leur chance, mais abandonnent bien vite. Peut-être ai-je l'air vraiment déterminé ? Peut-être le suis-je aussi ? Je ne sais pas. Le fait est que je suis le dernier à enchérir. J'ai réussi mon coup.

Maintenant que j'ai ma cagette, je me sens bien con. Qu'est-ce que je fais ? Je prie pour qu'elle ne se tire pas en courant en me voyant ? Je sais qu'elle ne veut pas me voir, qu'elle ne veut pas me parler, je ne suis pas complètement stupide, ce que je veux savoir, c'est pourquoi. Comme j'aimerais savoir ce qui cloche avec Maggie en ce moment… Puis, ça fait tilte. Et si je me sentais con avant, là c'est encore pire. Je suis un bouffon. Pourquoi ma nana me fait la gueule ? Oh bah je sais pas… Peut-être parce que depuis que Charlie est à Dewsbury, je suis incapable de me la sortir de la tête ? Peut-être parce que je suis là, avec la cagette de mon ex, plutôt que de passer mon dimanche avec ma copine ?  Je suis un abruti. Un total imbécile. Des bruits de pas me sortent de mes pensées. Ou plus exactement, c'est le bruit de quelqu'un qui s'arrête net qui attire mon attention. Je relève la tête. Charlie. J'ai beau avoir fait le rapprochement entre la colère de Maggie et mes actes, ça ne change strictement rien, car au moment même où mes yeux se posent sur la petite brune, ma seule préoccupation, c'est elle. Je me maudis pour ça, vraiment. Seulement l'idée même qu'elle puisse m'éviter sans que je ne sache pourquoi me rend dingue. Elle me toise du regard. Je peux sentir l'envie qu'elle a de se sauver. Je pose la cagette sur le banc avant de m'avancer doucement dans sa direction, un peu comme on approcherait un cheval sauvage. Sans la quitter des yeux, je continue de m'approcher pas à pas. Dans son regard, je peux voir qu'elle pèse le pour et le contre. Le contre semble l'emporter, mais c'est déjà trop tard, quand elle tente de se sauver, j'attrape son poignet. « Charlie, s'il te plaît. » Mes yeux plongés dans les siens, je l'implore silencieusement de me laisser une chance. Une chance de quoi, je n'en sais trop rien. De m'expliquer peut-être ?
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MessageSujet: Re: ✎ PANIER N°4   Jeu 2 Fév - 10:38


 
« qui dit mieux ? »

ballie


« Bouges ! » Il me regarde droit dans les yeux, il me défit. Le saloupio ! On se regarde. Qui de nous deux, va l'emporter … Lui. Je cède la place et me décale sur le côté droit du lit. Ce chat m'aura tout fait. Je le laisse gagner, juste parce que je n'ai pas la force de me battre. La force de rien si on regarde bien. Mon téléphone vibre, pour la énième fois. Je relève un sourcil : mon chef. Ça pue. Je sais que j'ai pris du retard dans mon article. Sauf qu'à chaque fois que je me mets devant l'ordi, les mots ne viennent pas. La page reste blanche et je tourne en rond dans ma tête. Tel un poisson. Une vie de poisson ça doit être hyper dur dans le fond. Passant ma tête sous l'oreiller : qu'on me laisse mourir. Sauf que ma messagerie m'indique que le monde en a décidé autrement. Une alarme me prévenant de ma mission du jour. Pas celle qui consiste à me lever, non une autre. Une qui me dit rien, mais alors rien qui vienne. A contre cœur, je sors mon corps de mon lit. Cet événement je l'avais complètement oublié. Peut-être pour ça que mon chef m'a appelé, me rappelant que je participe et donc que je dois faire mon papier dessus. Ô joie ! L'envie : zéro. Moral : zéro. La journée va être longue. Je tire ce corps qui ne demande qu'une chose : qu'on le laisse en paix. Qu'il ne fasse rien. Sauf qu'aujourd'hui, c'est mission impossible. J'ai jamais Tom Cruise, mais là je compatis à sa cause. Rejoignant le salon, ils se sont tous extirpés de cet endroit. Parfait je vais pouvoir mettre la musique à fond et bougonner dans mon coin. Depuis le bal, je suis… un désastre. Je déteste être ainsi. Je déteste être ce genre de fille. J'ai jamais été comme ça, alors pourquoi tout m'échappe ? Parce que c'est lui. Rien que ça, me file la migraine. J'attrape les premiers trucs qui me viennent et les balance dedans. Ça fera l'affaire et puis s'il est pas content et bien ça sera comme ça. Flemme et surtout : oublie. Parce que la vente de panier, c'est vraiment la dernière chose à laquelle j'ai pensé.

Je balaye la salle, les gens ont l'air… heureux. Y a que moi qui doit avoir envie de retourner dans mon lit. Je me suis même pas donnée la peine de m'apprêter. Toute façon, j'ai pas envie de plaire et puis on est pas là pour moi, mais pour la cause. J'ai pas envie de parler, donc qu'il ne s'attende pas à une discussion digne de Shakespeare. Le temps me paraît long, interminable. Mon panier, qui n'est pas un panier, n'a pas fier allure. J'ai fait les fonds de frigo et de placard, c'est sûr qu'à côté de certains, il paraît… pitoyable. Ça tombe bien, c'est mon état du moment… me posant dans un coin, attendant que le temps passe. J'ai pas vraiment le choix. On finit par me donner un coup de coude, j'en déduis qu'il faut que je bouge. Qu'on m'a « acheté », employer ce terme me déplaît. Je n'ai jamais aimé être traité comme du bétail. Fin là, c'est plus mon panier qui a été acheté. J'avance doucement, la tête pas maquillé, laissant apparaître ma fatigue, mes cheveux en bataille, j'ai tout de même fait l'effort de les attacher en chignon. Un truc vite fait, bien fait. La personne qui s'apprête à me voir apparaître peut partir en courant, je le comprendrais parfaitement… quoique je crois que c'est moi qui vais partir en courant. C'est une blague. Non, mais ça ne peut pas être possible. Non. Non. Il est là. Face à moi. Mon numéro dans sa main. C'est … je fais quoi ? L'envie de partir se fait sentir et pas qu'un peu. J'ai envie de croisé personne du sexe masculin, ironie quand on sait où je suis, et plus spécialement : lui ! J'ai pas envie de le voir, de lui parler, de rien. C'est trop .. le bordel dans ma tête. Qu'on me laisse partir. Sa main sur mon poignet, je sens un frisson me parcourir, mon cœur qui bat à en sortir de sa cage. Il faut que ça cesse. Je finis par plonger mon regard dans le sien. « Charlie, s'il te plaît. » Je suis foutue … Il me plaît rien du tout, mais j'ai pas le choix. Il a pas l'intention de partir. Il n'a pas l'intention de baisser les bras … rien que de penser à ça, une boule se forme dans mon estomac. Je baisse les armes, le laissant prendre les devant. Il veut que je reste : ok. Il a pas précisé que je parle ! Je reste assez loin de lui, cette proximité dont j'ai tant rêvé, me met mal à l'aise. Qu'est-ce que j'aimerais être ailleurs. Partout sauf ici. Ironique quand on sait que la véritable raison de mon retour, se trouve là, à mes côtés. On finit par se poser dans un coin. Je n'ai toujours rien dit et ce silence est … inhabituel de ma part et presque gênant. Pourtant ce n'est pas gênant qui me vient à l'esprit. Ça n'a jamais été comme ça entre nous. Je sais qu'on avait pas forcément besoin de mots pour se comprendre, mais les silences … je sens que ça l'agace. Je reconnais ses traits. Sauf que… j'y arrive pas..
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MessageSujet: Re: ✎ PANIER N°4   Dim 5 Fév - 21:55


 
« qui dit mieux ? »

ballie


Pendant l'espace d'un instant, mon regard reste bloqué sur ma prise, sur ce contact entre ma peau et la sienne. Charlie ne résiste pas vraiment. Elle doit bien se douter que je ne laisserai pas tomber aussi facilement. Elle n'a sûrement pas la force de se battre contre moi. Je ne sais pas. Le fait est qu'à contre cœur, je lâche son poignet. Elle me suit jusqu'au banc où est déjà posé son panier et s'y assoie à mes côtés, seulement elle ne dit rien. Ce silence est d'autant plus pesant qu'il ne s'agit pas de n'importe qui mais bien de Charlie. Cependant, je ne suis pas mieux. Je ne sais pas par quoi commencer. Je ne sais pas comment me comporter avec elle, et ça … ça, c'est bien une première. Je suis incapable de la quitter des yeux, un peu comme si je craignais qu'elle disparaisse soudainement. Elle, elle ne me regarde pas. Plus ça va, plus j'angoisse. Qu'est-ce que j'ai bien pu lui dire pour qu'elle l'ait à ce point-là en travers de la gorge ? Il faut que je brise ce silence. J'attrape la cagette et commence à fouiner dedans. « Voyons voir c'qu'il y'a dedans. » Je ne suis pas bien certain de ce que je suis en train de faire. Je le sais, je le sens… si je me foire, elle va me filer entre les doigts. Je soulève le plaid et là, je bug pendant quelques secondes. « Hm… dis moi, tu pensais qu'ça serait qui qui achèterait ta cagette ? » demandé-je plutôt amusé par la situation. Pourquoi est-ce que je lui demande ça ? Parce que là, accroché au plaid vulgairement jeté sur le contenu de sa cagette se trouve un soutien-gorge. Je le décroche de la couverture et l'agite devant son visage, à la vue de tous. Pourquoi est-ce que je fais ça ? Je n'en ai pas la moindre idée. Je suis sûrement très con pour changer. Dans le fond, je pense que je sais que ça va la faire parler. En bien ou en mal. En vrai, je m'en fiche un peu. J'ai juste besoin de savoir ce qu'il se passe. De savoir ce que j'ai encore fait comme connerie. J'ai besoin de savoir ce qu'elle ressent. Pourquoi ? C'est la question qui vaut de l'or… J'en sais rien. Je ne comprends plus rien. C'est flou, c'est compliqué, c'est incertain. Bon sang, ça m'agace.
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MessageSujet: Re: ✎ PANIER N°4   Lun 6 Fév - 22:20


 
« qui dit mieux ? »

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Son regard me glace le sang. Je donnerais tout pour être ailleurs, partout sauf ici. Je me sens pathétique. J'étais pas prête à ça. Pas prête à ce qu'il achète mon panier. Pas prête à le voir. Pas prête  à tout ce bordel. Je m'attendais à quoi ? Rien. C'est sûrement ça le problème. Et puis voilà qu'il me balance ça … Grr ! Il me soûle, parce que dans le fond j'arrive pas à lui en vouloir. Et bon sang que j'en ai envie. Je l'entends s'agiter à mes côtés. Pourquoi il fait ça ? Pourquoi là ? Je pige plus rien. « Voyons voir c'qu'il y'a dedans. »  Au moins, il a trouvé de quoi s'occuper. J'ai toujours pas envie de le regarder. Enfin je m'en empêche, parce que dans le fond, je le veux. Je me sens tellement.. contradictoire. C'est pour ça que je voulais pas le voir et encore moins lui parler. C'est le bordel dans ma tête et il en est le responsable. « Hm… dis moi, tu pensais qu'ça serait qui qui achèterait ta cagette ? » « Pas toi... » murmurais-je entre mes dents. Je ne sais même pas s'il a pu m'entendre. Et pourquoi ma voix est froide. Et je m'en veux d'avoir ouvert ma stupide bouche. Un truc vole sous mes yeux. Je les écarquille en réalisant ce qu'il tient. Je souffle et l'attrape. Oui, bon j'ai préparé ce truc à la va vite et alors ? L'envie d'être ici n'est pas au rendez-vous, ça doit se voir. Ramenant mes jambes contre ma poitrine et passant ma tête dedans. Je respire un bon coup. J'ai envie qu'il parte, mais d'un côté je veux qu'il reste là. Cette situation me tue de l'intérieur. Je vais imploser et c'est jamais bon à voir. Je peux sentir son regard à travers mon bouclier. Toute façon ça ne sert à rien. Il me connaît… « Pourquoi... » finis-je par dire en relevant la tête.. « Pourquoi tu fais ça ? » Je ne sais même pas pourquoi je lui demande ça ? Je m'attends à quoi comme réponse ? Un truc qui m'emmène six pieds sous terre. « Tu cherches quoi Bastian ? » Hormis foutre le bordel encore plus dans ma tête. Je l'accuse, mais je suis tout autant responsable. C'est ça le pire. Passant une mèche derrière mon oreille. Pour la première fois je croise son regard. Je vois qu'il est perdu. Je me sens moins seule.
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MessageSujet: Re: ✎ PANIER N°4   Mer 8 Fév - 22:59


 
« qui dit mieux ? »

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Ma mâchoire se crispe légèrement. Sa réponse à ma question, même presque inaudible, me fait l'effet d'une claque. Depuis le début de cette vente aux enchères … non, depuis que je me suis décidé à y participer quelques jours plus tôt, j'ai conscience que ce n'est pas forcément l'idée du siècle, que si elle ne m'a pas rappelé, c'est qu'elle n'en avait pas envie. Je ne suis pas stupide. Pas complètement en tout cas. Cependant, c'est plus fort que moi. Il faut que je comprenne ce qui se passe. Parce que je n'en ai pas la moindre idée. Du jour au lendemain, elle a totalement changé de comportement vis à vis de ma personne. J'y suis sûrement pour quelque chose. Elle attrape son soutien-gorge que j'ai terminé d'agiter sous ses yeux. Elle le pose sur elle et ramasse ses genoux contre sa poitrine. Je la regarde un instant. On dirait une enfant. Une enfant triste, le regard perdu dans le vide. A la voir ainsi, je ne peux m'empêcher de me demander si je suis la raison de cet air abattu sur son visage. Si seulement je pouvais me rappeler de cette conversation qu'on a eu l'autre soir. Si seulement je n'avais pas bu ce verre de trop. « Pourquoi... » Elle relève la tête sans pour autant poser ses yeux sur moi. « Pourquoi tu fais ça ? » J'arque un sourcil, surpris par cette question. Pourquoi je fais quoi ? Je ne comprends pas sa question. Je ne sais pas ce qu'elle attend comme réponse de ma part. Je ne sais pas non plus à quoi elle pense quand elle me demande ça. « Tu cherches quoi Bastian ? » Ce que je cherche ? J'ai l'impression qu'elle se moque de moi, pourtant quand son regard croise enfin le mien, je vois à quel point elle est sérieuse. Je pousse la cagette pour pouvoir me lever. J'ai besoin d'être debout pour ça. Je me sens presque irrité par sa question, par son regard aussi … je n'ai même pas de mots pour le décrire. « Ce que je cherche ? Mais Charlie, qu'est-ce que toi tu cherches ? » Je passe mes deux mains dans mes cheveux, les yeux rivés sur le ciel gris au dessus de nous. Je reporte mon attention sur elle. Elle n'a pas bougé. « Tu débarques en ville, tu viens m'voir à la sortie de l'école comme si d'rien était, comme si on avait fait un putain d'bon dans le passé. Tu m'infliges de d'voir t'regarder te coller de tout ton long à type pour finalement m'dire que vous êtes pas ensemble. Tu fous l'bordel dans ma tête pour ensuite te mettre à m'éviter et c'est toi qui m'pose cette question ? Ce que je cherche Charlie ? Mais j'en sais rien ! Toi, à quoi tu joues ? » Je ne pensais vraiment pas que tout ça sortirait de cette façon et ça doit se voir sur mon visage. Mes yeux sont fixés sur elle. Je ne comprends rien. Je ne comprends plus rien. Qu'est-ce qu'elle veut de moi ? Qu'est-ce qu'elle attend de moi ? « Charlie, pourquoi t'es revenue ? » demandé-je dans un souffle. La réponse, dans le fond, je la connais. Mais je n'y crois pas. Ça ne peut pas être ça. Ça ne peut pas être pour moi. Ça ne doit pas être pour moi.
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MessageSujet: Re: ✎ PANIER N°4   Jeu 9 Fév - 19:33


 
« qui dit mieux ? »

ballie


Je ne sais pas pourquoi je suis dure, froide et distante. Fin si je suis blessée, mais d'un côté… D'un côté c'est le bordel complet dans ma tête. Je ne comprends plus rien. Je ne sais pas si j'attends quelque chose à présent… Je me sens juste perdue, vide. Des sensations qui me font horreur. La dernière fois que j'ai ressenti ça.. et bien c'était à cause de cette paire d'yeux. La même qui se trouve en face de moi. J'ose faire sortir les mots de ma bouche. Je ne sais pas du tout dans quoi je m'aventure. Je sais que je suis du genre maso, la preuve, je m’efforce à demander quelque chose. Quoi ? Je n'en sais rien. Je me sens juste perdue. J'aimerais comprendre ce qui se passe, savoir ce que je devrais ressentir. L'envie de lui en vouloir, mais en même temps… en même temps je comprends. Parce que je sais qu'au fond, j'aurais probablement fait la même chose. Sauf que j'arrête pas d'avoir des « si » dans ma tête. De m'en vouloir de tout ce qui aurait pu se passer. Parce qu'il y a aussi les regrets. Alors oui je suis perdue et je sais pas si j'aurais les réponses à mes questions… je le regarde se lever, il fait quoi là ? Il va pas se tirer ? Pas ça, non parce que s'il me supplie pour .. « Ce que je cherche ? Mais Charlie, qu'est-ce que toi tu cherches ? » Ok donc je ne sais pas si je m'attendais à ça. J'aime pas sa posture, ça sent pas bon pour moi. J'ai beau me dire que je le connais plus, c'est plus fort que moi. J'ai l'impression de revenir en arrière. Les gestes, les regards … bon sang, mais qu'il en finisse.. « Tu débarques en ville, tu viens m'voir à la sortie de l'école comme si d'rien était, comme si on avait fait un putain d'bon dans le passé. Tu m'infliges de d'voir t'regarder te coller de tout ton long à type pour finalement m'dire que vous êtes pas ensemble. Tu fous l'bordel dans ma tête pour ensuite te mettre à m'éviter et c'est toi qui m'pose cette question ? Ce que je cherche Charlie ? Mais j'en sais rien ! Toi, à quoi tu joues ? » Je déglutis. L'impression de me prendre une gifle. J'ai envie qu'il se stoppe.. c'est juste trop. J'ai envie de partir, mais à quoi bon ? Il va me dire que je fuis et il aura raison. J'arrive même pas à détourner mon regard, captivée par ses yeux. Priant pour qu'il ne continue pas… je ne suis pas prête pas. « Charlie, pourquoi t'es revenue ? » pas du tout… Je lâche ma prise. Je ne peux pas le regarder. Passant une main dans mes cheveux.. « Tu sais » murmurais-je. Parce que j'arrive pas à le dire. Parce que c'est pas aussi simple que ça en a l'air. Je finis par me relever, l'envie de partir se fait de plus en plus grande. Détendant mes bras, je plante à mon nouveau mon regard sur lui. « Et Londres ... » finis-je par lui dire. Comme-ci ce qu'il venait de me dire n'avait pas de sens. Parce qu'en vrai je retarde LE moment. « Tu comptais me l'annoncer un jour ou tu t'es juste dit que je méritais pas de savoir.. que ce qu'on avait vécu c'était déjà de l'histoire ancienne pour toi ? Que de toute façon ça servait à rien puisque je partais ? Parce que tu crois que je suis comment Bastian à présent que t'as lâché ta bombe ? » Je garde de la distance avec lui. Je ne suis pas claire dans ma tête, et encore moins dans mes propos. « J'avais le droit de le savoir, même si tu voulais plus entendre parler de moi, j'avais le droit.» Me raclant la gorge, parce que c'est trop dur. « Et au fond d'toi tu sais pourquoi je suis revenue.. » Je ne craquerais pas, et je ne détournerais pas le regard. « C'est toi.. ça a toujours été toi.. » finis-je par souffler … il la voulait sa réponse il l'a.. même si à présent c'est encore plus le bordel dans ma tête.. « mais t'en fais pas, j'ai compris... » putain de fierté à la con… je détourne mon regard, passant mes mains dans mes cheveux. Me calmant au passage. Il voulait que je parle ? J'ai fait. Je ne sais clairement plus ce qui me retient ici …
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MessageSujet: Re: ✎ PANIER N°4   Mar 14 Fév - 22:36


 
« qui dit mieux ? »

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Je ne sais vraiment pas à quoi je m'attendais. Plus les minutes passent plus je me demande ce que je fabrique, ce que je cherche. Parce que la question, elle est là. Qu'est-ce je suis en train de faire ? Charlie et moi, ça fait bien longtemps que c'est terminé, j'ai avancé, j'ai tourné la page, j'ai grandi… pourtant je suis là. Et bon sang, qu'est-ce que je fous là ? Je ne devrais pas être là. Je ne devrais pas avoir acheté sa fichue cagette. Et pourtant… Et pourtant… Je suis planté comme un con en face d'elle a attendre des réponses que je ne devrais pas attendre, à des questions que je ne devrais pas me poser. « Tu sais. » Je la regarde passer sa main dans ses cheveux. C'est tout ce qu'elle a dire ? Ces deux malheureux mots qui ne m'avancent pas le moins du monde ? Je la regarde presque incrédule, parce qu'il y a une différence entre savoir et croire, et que je suis en équilibre à la frontière des deux, prêt à tomber d'un côté ou de l'autre au moindre coup de vent. Elle se lève. Je m'attends à la voir fuir. Après tout ce que je viens de lui dire, ça ne me surprendrait pas qu'elle prenne ses jambes à son cou et, le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne pourrais pas lui en vouloir. Seulement, non, elle ne semble pas déserter. Pas encore. Elle plante à nouveau son regard dans le mien. « Et Londres ... » Londres ? Je suis pris d'un soudain mouvement de recul, un rictus au coin des lèvres. Puis ça me revient enfin tel un boomerang en pleine face. « Tu comptais me l'annoncer un jour ou tu t'es juste dit que je méritais pas de savoir.. que ce qu'on avait vécu c'était déjà de l'histoire ancienne pour toi ? Que de toute façon ça servait à rien puisque je partais ? Parce que tu crois que je suis comment Bastian à présent que t'as lâché ta bombe ? » Je la regarde presque bouche bée. Je ne comprends pas ce qu'elle raconte. Sa logique me laisse perplexe. J'en viens même à me demander si elle s'entend parler. « J'avais le droit de le savoir, même si tu voulais plus entendre parler de moi, j'avais le droit. » Plus ça va, plus j'ai envie de l'attraper par les épaules et de la secouer comme un prunier. Est-ce qu'elle se rend compte de ce qu'elle est en train d'insinuer ? Est-ce qu'elle pense vraiment qu'elle a arrêté de compter pour moi au moment même où elle a franchi le seuil de l'appartement avec ses affaires ? La suite, je ne l'écoute que partiellement. Je suis totalement sur le cul. Maintenant que je sais pourquoi elle m'évite depuis le bal, c'est plus simple. Mes souvenirs sont toujours très flous, mais j'ai la ligne directrice. Londres. Ce que je lui ai dit reste un mystère et vu ce dont elle m'accuse, ça ne devait pas être clair. « C'est toi... ça a toujours été toi... » Je ne sais pas comment le prendre. Tout s'embrouille dans ma tête.  « Mais t'en fais pas, j'ai compris... » Je laisse échapper un son étouffé de mes lèvres avant d'attraper Charlie par les épaules. « T'as compris ? Mais t'as compris quoi ?! Ça y est, maintenant qu'tu sais pour Londres, tu penses que tu sais tout ? Mais tu sais rien, Charlie ! Tu sais rien ! Tu sais pas que c'boulot, cette mutation, c'était une surprise. Tu sais pas qu'le jour où on a rompu, si j't'appellais, c'était pour t'annoncer la nouvelle ! Tu sais rien, okay... » Je la tiens à bout de bras, les yeux rivés sur le sol. Je n'arrive plus à la regarder. « J'étais censé faire quoi ? Si j't'avais dit qu'j'avais été muté à Londres, tu s'rais pas partie, et toute notre vie, on se s'rait demandé c'qui s'rait arrivé autrement. T'aurais fini par m'en vouloir. T'aurais pas été heureuse. J'voulais ton bonheur alors, j'me suis sacrifié. J'te reproche rien, c'était mon choix, pas l'tien, mais j'me d'vais d'le faire. » Je lâche ses épaules avant de reculer de quelques pas. « Mais r'dis jamais que toi et moi c'était d'jà de l'histoire ancienne… t'en as peut-être chié, mais t'es pas la seule... » soufflé-je finalement. Toujours incapable de lever le regard, je préfère lui tourner le dos. Je passe ma main sur mes yeux. Tout ça, ça fait mal. Beaucoup trop mal. Ça devrait pas faire aussi mal.


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MessageSujet: Re: ✎ PANIER N°4   Jeu 16 Fév - 22:20


 
« qui dit mieux ? »

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J'ai envie de prendre mes jambes à mon cou et partir d'ici. Être loin, très loin à des années lumières de tout ça. Je ne sais pas à quoi je m'attendais en revenant ici, dans sa vie en particulier. J'ai imaginé presque tout dans ma tête, mais jamais la souffrance que j'endurerais. Une fois de plus, il me rattrape de justesse… « T'as compris ? Mais t'as compris quoi ?! Ça y est, maintenant qu'tu sais pour Londres, tu penses que tu sais tout ? Mais tu sais rien, Charlie ! Tu sais rien ! Tu sais pas que c'boulot, cette mutation, c'était une surprise. Tu sais pas qu'le jour où on a rompu, si j't'appellais, c'était pour t'annoncer la nouvelle ! Tu sais rien, okay... » Je ne sais pas ce qui fait le plus mal, ses mots ou le fait qu'il n'ose même pas me regarder dans les yeux ? Je n'arrive même pas à m'échapper, il me tient et là j'ai horreur. J'ai horreur de ça, alors que.. j'en ai longuement rêvé… Je me soûle. « J'étais censé faire quoi ? Si j't'avais dit qu'j'avais été muté à Londres, tu s'rais pas partie, et toute notre vie, on se s'rait demandé c'qui s'rait arrivé autrement. T'aurais fini par m'en vouloir. T'aurais pas été heureuse. J'voulais ton bonheur alors, j'me suis sacrifié. J'te reproche rien, c'était mon choix, pas l'tien, mais j'me d'vais d'le faire. » Il finit par casser ce lien, ce rapprochement. Je me sens à nouveau, mais prise au piège. Je n'aime pas ça. « Mais r'dis jamais que toi et moi c'était d'jà de l'histoire ancienne… t'en as peut-être chié, mais t'es pas la seule... » La boule qui se nichait dans mon estomac est doucement remontée. Je n'étais pas prête. Pas prête pour tout ça, c'est le bordel dans ma tête. Passant une main dans mes cheveux, j'ai envie de partir, mais dans le fond à quoi bon ? Ça servirait à quoi ? A rien. Je pose mon regard sur son dos… l'impression que nous sommes deux étrangers et ça fait mal… Je ne sais plus ce que je dois dire, faire. Reposant mon regard sur ma droite, cette cagette qui m'apparaît. La regardant. « T'as raison j'ai rien compris. » je déglutis. Tentant de me calmer, sachant ces quelques larmes qui essayaient de s'échapper. Parce que ça me fait mal de penser que Bastian. Mon Bastian est peut-être devenu un total inconnu. J'en sais rien. « Comme je comprends pas pourquoi t'as acheté ma stupide cagette… ou pourquoi t'es là... » J'attrape cette dernière et lui balance à ses pieds. Bon sang, mais retournes-toi Bastian… « Tu sais ce qui me fait le plus mal dans le fond, c'est que j'arrive pas à t'en vouloir. Parce que ouais t'as raison et que je sais que j'aurais agis pareil… Et j'ai envie de t'en vouloir, me demandes pas pourquoi…mais j'en ai besoin.. J'ai besoin de savoir ce que je ressens. J'ai besoin de me dire que … » Que quoi ? J'en sais rien. Que j'arrête de me sentir coupable d'avoir rien fait alors que lui… « J'ai juste envie de faire taire ces scénarios dans ma tête… parce que tu t'en es peut-être remis, mais…  » passant une main sur mes yeux. « pas moi...  et qu'en apprenant ça… c'est juste .. pire ... » J'ai même plus envie de le regarder. Passant une main sur mon visage. Il faut que je garde mon calme… Je ne comprends plus rien et ça m'agace. Et j'ai mal. Parce que j'ai envie d'être loin de lui, le plus loin possible, mais qu'en même temps, je veux être là.
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MessageSujet: Re: ✎ PANIER N°4   Mer 5 Avr - 13:46


 
« qui dit mieux ? »

ballie


Je tiens mon visage dans ma main, tentant tant bien que mal de me calmer. Personne ne m’a dit que ça serait facile de lui faire face de la sorte, mais je ne m’attendais pas à ce que ça soit aussi douloureux.  Je pensais que tous ces sentiments étaient loin maintenant. Je ne voulais pas voir qu’ils étaient juste rangés dans une boîte au fond du fond de mon cœur. Je ne voulais pas y croire. Pourquoi ? C’est pourtant si simple. Elle n’était plus là et il fallait que je passe à autre chose pour réussir à me lever le matin. Alors j’ai pris sur moi, j’ai fait des efforts et c’est ce que j’ai fini par faire. Ce n’était peut-être pas la meilleure chose à faire, mais sur le moment, je ne voyais pas d’autre solution. Il fallait que je m’en sorte.  « T'as raison j'ai rien compris. » Je suis surpris d’entendre sa voix. Je m’attendais presque à ce qu’elle ait déjà pris ses jambes à son cou. « Comme je comprends pas pourquoi t'as acheté ma stupide cagette… ou pourquoi t'es là... » Je sens la cagette s’écraser contre l’arrière de mes chevilles. Je lâche finalement ma tête et me retourne pour la regarder en face. Pourquoi je suis là ? Parce que je ne supportais pas le fait qu’elle puisse m’éviter. C’est pourtant tout simple. Est-ce que je serais capable de le lui dire ? C’est moins sûr. « Tu sais ce qui me fait le plus mal dans le fond, c'est que j'arrive pas à t'en vouloir. Parce que ouais t'as raison et que je sais que j'aurais agis pareil… Et j'ai envie de t'en vouloir, me demandes pas pourquoi…mais j'en ai besoin.. J'ai besoin de savoir ce que je ressens. J'ai besoin de me dire que … J'ai juste envie de faire taire ces scénarios dans ma tête… parce que tu t'en es peut-être remis, mais…  pas moi...  et qu'en apprenant ça… c'est juste … pire ... » Je la regarde me dire tout ça. Je ne sais pas quoi lui répondre. Je ne sais pas quoi faire. Bien sûr que c’est pire pour elle maintenant qu’elle sait pour Londres, mais elle n’était pas censée l’apprendre. Je ne comptais pas le lui dire… jamais. Mais si je lui dis ça, ça fera quoi ? Ça la blessera juste un peu plus. À quoi bon ? Je ne veux pas la blesser. Je ne fais peut-être que ça, mais ce n’est vraiment pas mon intention. Je veux juste qu’elle soit heureuse… c’est pour ça que je l’ai laissée partir la première fois. Et non pas parce que j’en avais plus rien à faire d’elle… J’étais en vrac. Elle n’a pas idée de combien j’ai souffert suite à notre rupture. Je sais que ça n’a pas été facile pour elle, mais comment elle peut penser que c’était simple pour moi… C’est ça que je n’arrive pas à comprendre. C’est ça qui me blesse le plus. « Est-ce que tu crois que je serais là si je m’en étais vraiment remis ? » soufflai-je plus pour moi-même que pour elle. La réponse au ‘qu’est-ce que je fiche ici’ devient plus claire maintenant, pourtant je n’ai pas l’impression que ça m’aide beaucoup. Je suis perdu. Je ne sais pas ce que je dois faire. J’ai besoin de temps, j’ai besoin de réfléchir… de faire le vide. « P’t-être que c’était pas une bonne idée. P’t-être que j’aurais mieux fait de t’laisser m’éviter. J’en sais rien. J’sais pas c’que j’fais. Quand t’es dans les parages, j’fais jamais rien de rationnel… » Je déglutis. « P’t-être qu’on ferait mieux d’en rester là pour aujourd’hui… Je suis désolé d’m’être pointé. » Je baisse les yeux sur la cagette toujours à mes pieds. « J’suis désolé pour Londres et qu’tu l’aies appris comme ça. » Je repose mon regard sur elle, sur son visage… « Je suis désolé pour tout, Charlie. »
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✎ PANIER N°4

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