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 j'ai tué mon père. (kenan & ciaran)

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Shannen Weaver
La crevette ingénue
☞ ÂGE : 17 ans. (22/04)
☞ STATUT : amoureuse de son pedobear. heureuse. rêveuse.
☞ PROFESSION : lycéenne emplie de rêves et d'espoirs ; baby-sitter d'un petit James.
☞ HABITATION : petit appartement à Thornhill avec sa mère.

☞ BAFOUILLES : 4126 ☞ PSEUDO : demon dance (emeline).
☞ AVATAR : elle fanning.
☞ CREDITS : nemesis & l'batman international (cha). ♥
☞ MULTI-COMPTES : aucun.

MessageSujet: j'ai tué mon père. (kenan & ciaran)   Ven 20 Jan - 14:08



❝j'ai tué mon père❞
Kenan, Ciaran & Shannen
Les incertitudes l’assaillent de plein fouet tandis que la nervosité se loge plus amplement aux creux de ses entrailles. Elle la sent couler dans ses veines, tracer un chemin jusqu’à sa poitrine, échauffant sa chair au passage, pour empourprer ses joues et rendre le rythme de son cœur endiablé. Elle contient toutes ses inquiétudes durant le trajet en voiture, manié à la perfection par un Ciaran silencieux. Leur mutisme commun n’est même pas pesant, alors qu’elle exècre l’insonorité, le mystère coincé, incrusté dans une pièce calme. Cette fois, c’est à son tour de le briser lorsqu’elle en éprouvera le besoin, et c’est seulement lorsqu’elle claque la portière derrière elle. « J'sais pas si c’est une bonne idée finalement… » Elle lâche péniblement en le scrutant de son regard empli de désespoir et d’angoisse profonde. Et s’il n’avait même pas le goût de résipiscence et qu’il lui renvoyait toutes ses responsabilités paternelles en pleine figure ? Ciaran a beau lui affirmer qu’il s’impatiente seulement de croiser son regard océan, sa chevelure dorée, Shannen se perd dans les méandres du doute. Elle est bouffée par ses appréhensions, ses tourments, qui rendent sa gorge nouée, ses mains moites et le corps tremblant. Les convulsions la traversant sont à peine perceptibles, et elle tente de ne pas les dévoiler en reprenant une respiration stable. Le souffle reste pourtant saccadé et coupé. Il suffit d’un commentaire véridique et d’une pression le long de sa taille, entreprise par le bras de son blond, pour qu’elle se laisse entraîner à l’intérieur de ce bâtiment lugubre. Les frissons qui recouvrent sa peau sont un mélange d’effroi et d’inquiétude, et s’intensifient lorsqu’elle découvre l’insalubrité et férocité qui y règnent. Elle avance dans ce lieu, accrochée à l’avant-bras de son petit-ami, juste au-dessus de son poignet. Ils rejoignent le hall des visites et Shannen se laisse envahir par la frayeur lorsqu’elle croise les traits déchirés de tous ces prisonniers. Une foule de gens s’empresse dans ce coin sordide, mais elle continue de marcher, vivement emportée par l’emprise de Ciaran. Elle observe chaque recoin, chaque homme présent, afin de dénicher celui qui pourrait être son géniteur. « C’est lequel ? » Elle l’interroge parce qu’à ses yeux, c’est encore un homme parmi tant d’autres. Un inconnu, un captif de cette grande cage. Elle pivote finalement la tête de l’autre côté de l’assistance, puis, dans un mouvement de tête pour déceler l’identité probable de son père, elle croise ce regard bleu pénétrant, semblable au sien. Hypnotisant et captivé par le sien. Et elle sait.

© Pando

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Ephémère devienne Eternité ☽ J'aurais aimé t'aimer comme on aime le soleil, te dire que le monde est beau et que c'est beau d'aimer. J'aurais aimé t'écrire le plus beau des poèmes et construire un empire juste pour ton sourire. Devenir le soleil pour sécher tes sanglots et faire battre le ciel pour un futur plus beau.
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Ciaran O'Malley
Le crevettlover
☞ ÂGE : 39
☞ STATUT : sous le charme d'une femme enfant aux formes juvéniles, mais pourtant exquises, qui se trouve être l'amie proche de sa propre fille et l'enfant de son meilleur ami. Une demoiselle qui devrait lui être interdit, mais qui l'attendri par ses airs solides et fragile à la fois. père célibataire de Summer, 13 ans.
☞ PROFESSION : musicien, interprète, compositeur. Il joue seul, parfois avec des musiciens rencontrés au hasard d'une salle de concert, mais ce n'est pas de la musique qu'il vit. Pour payer ses factures, il enchaine deux postes de serveur, un dans un restaurant assez chic et l'un dans un bar branché, six jours sur sept. Cela permet de vivre correctement sans extravagance.
☞ HABITATION : RAVENTHORPE

☞ BAFOUILLES : 1367 ☞ PSEUDO : mary
☞ AVATAR : boyd holbrook
☞ CREDITS : avengedinchains
☞ MULTI-COMPTES : Judson Sherpherdson, le lieutenant de police, coupable d'aimer son meilleur ami.

MessageSujet: Re: j'ai tué mon père. (kenan & ciaran)   Dim 22 Jan - 18:02



❝j'ai tué mon père❞
Kenan, Ciaran & Shannen
A la suite de la demande de sa jeune petite amie, Ciaran fait face à une situation délicate. Ce n’est pas anodin en accoutumé de rendre visite à son meilleur ami en prison, cela l’est encore moins lorsqu’on y conduit la fille dudit ami, qui se trouve être l’élue de son cœur. S’il le masque avec aisance, cette situation l’angoisse profondément. Seulement, par amour et bienveillance pour l’adolescente, qui a besoin de lui, il outrepasse son anxiété pour se positionner en tant que soutien. Il a mis au courant Kennan du fait que Shannen avait connaissance de leur lien, mais également de son désir de le rencontrer, en dépit du désir initial de sa femme. Il n’est pas rentré dans les détails sur la manière dont la révélation s’était produite, mais il lui a fait part de son intention de chaperonner cette rencontre. Ce qui semble être le désir des deux protagonistes. Alors, il lui a été impossible de faire machine arrière. Pourtant, le trouble qui les habite, Shannen et lui, est conséquent. Le trajet se passe dans le silence, car il lui semble nécessaire que l’adolescente se prépare psychologiquement à cette rencontre. Il ne s’exprimera à ce sujet que lorsqu’il sentira que c’est son désir de le faire. Seulement, il se fait connaitre alors qu’il vient de se garer au sein du parking autour de la prison. « Tout va bien se passer. » Il s’efforce de la rassurer dans un ton doux et affectueux. Il lui caresse doucement le dos en rompant la distance entre eux, sans rendre son action plus ambiguë. « Je suis là et je vous aiderai à nouer le contact. » Il lui sourit tendrement en se montrant confiant. Il sait le rôle qu’il va devoir tenir entre eux. Il compte faire de son mieux pour agir en tant que médiateur entre son ami et sa petite amie afin qu’ils brisent la glace et puissent nouer le contact, entreprendre de rattraper ces années où on les a privés de l’autre. En conséquence, il glisse sa menotte contre sa taille pour l’inviter à avancer. Ils passent les contrôles. Habitués des lieux, pour y avoir été pensionnaire, il est accueilli de façon assez cordiale par les surveillants et ils se montrent bienveillant avec Shannen, qui découvre l’horreur de ce lieu sordide. Il ne fait aucun commentaire, mais il compte bien s’assurer de la faire s’exprimer à ce sujet pour tenter d’amoindrir sa fébrilité qu’il perçoit dans la lueur de ses prunelles. « Je suis là, ne t’inquiète pas. » Il s’efforce de la rassurer dans un ton protecteur, presque paternaliste, car il a conscience que ce genre d’endroit n’est pas fait pour une adolescente, comme pour personne à vrai dire. Ils arrivent dans la salle des visites. Des dizaines de prisonniers attendent leurs visites. Il y ait habitué, mais cela doit être particulièrement angoissant pour l’adolescente qui lui demande qui est son père. Alors, il s’applique à répondre à sa demande, à le chercher dans l’assistance. Son regard croise des visages coutumiers, qui demeurent encore bloqués entre les quatre murs de cette prison. Puis son regard croise celui de son ami et un sourire orne naturellement ses lèvres. Il y sent l’émotion de son ami qui s’approche d’eux, les mains toujours liées par des menottes. Cela le trouble, car cette émotion il l’a ressenti avec la même force lorsque son regard a croisé celui de Summer pour la toute première fois.  Il imagine la fébrilité de l’adolescente et lui indique du bout des doigts l’identité de son géniteur. Ce regard océan est identique au sien. « C’est lui. » Il déclare dans une voix assez faible alors que son ami se rapproche d’eux. « Salut Kennan. » Sa voix est claire, bien que teintée par la fébrilité que provoque cette rencontre en lui. Il avance sa main pour serrer la sienne autant que possible dans une main ferme. « Je te l’amène e chair et en os. C’est fini les clichés. » Il tente d’user de son humeur et de sa nonchalance habituelle pour détendre l’atmosphère et permettre au deux de briser la glace en l’utilisant comme ils le désirent.

© Pando

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Extasy
The warm breath that is slipping away from you, Gets lost on my neck, all over my body from top to toe, As you are touching me, I'm giving up already, You will feel me.
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MessageSujet: Re: j'ai tué mon père. (kenan & ciaran)   Mar 24 Jan - 0:14



❝j'ai tué mon père❞
Kenan, Ciaran & Shannen
Il y a cette photo sur le mur, intacte, scotchée sur la pierre et la rouille de ma minuscule cellule. Il y a longtemps que je n’y pensais plus, qu’elle m’accompagnait non pas pour la voir mais pour ne pas oublier qu’elle était là, quelque part, à vivre sans père à cause de moi. Ces clichés de Ciaran me remplissaient de joie c’est certain, néanmoins, elles me renvoyaient à ma désertion comme à ce vide affectif: cette fille qui porte mon nom mais que je ne connais pas. Il n’y avait pas seulement de l’appréhension qui m’habitait, il y avait de la peur. J’avais peur, terrorisé à l’idée de la décevoir une seconde fois ou d'apercevoir dans son regard haine ou indifférence. Je lui accordais les mots durs pour ces quinze dernières années, je redoutais seulement son silence, qu’on n’ait rien à se dire elle et moi. On nous a aligné dans le couloir et les minutes sont devenus des heures, j’ai essayé de me rassurer sur le déroulement de cette rencontre mais l’anxiété à laquelle j’étais rendu rendait mes mains tremblantes. J’ignorais qui était à l’origine de la récente découverte de Shannen et si je devais remercier cette personne ou non. Ce que je savais, en revanche, c’est que la présence de Ciaran m’apportait à la fois courage et réconfort. Il connaissait ma fille mieux que je ne la connaissais, il aurait forcément les mots pour la rassurer. Ciaran a toujours les bons mots ; moi je fonce tête baissée sans réfléchir. Il est la tête, je suis les bras, c’est comme ça qu’on fonctionnait ici. Bien sûr l’enjeu était plus important aujourd’hui, ça, je ne le savais que trop bien, mon coeur palpitait à rompre ma poitrine. Elle se soulevait dans un effort discontinu alors que mes menottes glissaient le long de mes poignets jusqu’à corrompre ma pression artérielle. J’ai demandé à un des gardiens de desserrer mes liens mais il m’a répliqué que je me comportais en enfant gâté. « Eh Weaver, j’veux bien passer à ta table si ta fille est aussi bonne que ta salope de femme. » Je ne relève pas, me contentant bien malgré moi d’un rictus rageur désabusé. J’en peux plus de cet endroit, j’arrive plus à laisser glisser. Je l’insulte dans ma tête, comme un gamin, parce que ça m’emmerde de prendre mon mal en patience. Le gardien donne un léger coup dans la porte, il fait ça inconsciemment mais l’heure tourne alors que l’envie me prend de rebrousser chemin. D’un pas que j’aurais préféré assuré je m’avance, j’ai du mal à m’entendre penser tant j’ai l’impression de marcher sur l’eau. Je ne vois plus les autres détenus, mon regard balaye la pièce de droite à gauche avec empressement et angoisse. Je me demande si elle est comme sur les derniers clichés que je possède mais mes yeux intrigués croisent bientôt les siens et je sais que c’est elle. Je me demande qu’est-ce que je fous là et pourquoi j’ai la gorge nouée. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ? Je ne sais pas mais je crois que je m’en fous tellement la scène me semble irréaliste. Je suis submergé de bonheur tellement je suis heureux de la revoir, là, juste en face de moi, les yeux dans les yeux. Je ne peux empêcher ce sourire imbécile de se hisser au-dessus de mes doutes et autres interrogations, je me revois la tenir dans mes bras il y a seize ans, c’est fou. « Salut Ciaran. » Je serre d’une main ferme et emplit de joie celle de Ciaran à qui j’adresse un clin d’oeil complice, sa présence m’est précieuse et rassurante et je suis heureux de le savoir à mes côtés. « C’est ce que je vois et j’en crois pas mes yeux, t’avais plus de papier photo ou je rêve ? » Je pose une main sur son épaule avant de m’attarder sur ce bout de femme en face de moi, d’une certaine façon elle me terrifie mais elle n’en demeure pas moins magnifique. J’aurais aimé la prendre dans mes bras mais j’avais encore les poings liés, c’était pas très pratique et puis, pourquoi est-ce qu’elle prendrait un étranger et un criminel dans ses bras ? Je lui ai serré la main si on peut appeler ça comme ça, en vérité, j’ai juste pincé la paume de sa main et caressé le bout de ses doigts pendant deux secondes avant de trouver ça bizarre. Je l’ai regardé avec un sourire timide quasiment désavoué mais je ne pouvais mentir à personne et encore moins à moi-même: j’étais terriblement mal à l’aise. « Salut, Shannen. » Je ne pouvais pas sortir plus que ça, les mots me manquaient, j’étais troublé. Je me suis assis à la table, nerveux, en prenant un soin évident de dissimuler mes deux mains sous la table et le poids de ma culpabilité avec. J’avais honte de me présenter devant elle comme ça et en prison de surcroît. « Je suis désolé pour tout ça. » J’ai fait un bref geste de la tête qui désignait tout ou presque: les murs, les gardiens, les détenus avant de me tourner vers mon ancien compagnon de cellule et meilleur ami. « Merci mille fois d’être venu avec elle Ciaran, vraiment. »

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MessageSujet: Re: j'ai tué mon père. (kenan & ciaran)   Dim 29 Jan - 23:49



❝j'ai tué mon père❞
Kenan, Ciaran & Shannen
Son cœur balance contre sa poitrine, avec une vigueur incomparable - même Ciaran n'a jamais développé un rythme aussi endiablé au niveau de son cœur. Elle sent les pulsations s'accentuer au creux de son muscle cardiaque, tandis qu'elle contemple l'extérieur par la fenêtre de la voiture. Elle sent l'angoisse la traverser, la pression monter, plus les kilomètres s'amenuisent. Et elles ne font que se renforcer lorsqu'elle pénètre à l'intérieur du bâtiment lugubre, accrochée au bras de Ciaran. Il place quelques phrases qui se veulent apaisantes, et qui sont suffisantes pour la faire avancer, mais peu efficaces contre les appréhensions qui la rongent. « Mh. » C'est tout ce que Shannen parvient à décrocher de sa bouche sèche, usée par les craintes qui l'envahit. Elle se laisse tirer par son bras, entraîner dans ce hall macabre qui lui glace le sang. L'ambiance est déchaînée, peu chaleureuse comme elle apprécie être reçue ; au contraire, les hurlements, les larmes et la colère dominent la pièce. Ce n'est pas un endroit où l'on peut se sentir à sa place, et elle commence à comprendre pourquoi sa mère s'entêtait à l'en éloigner. Il y a seulement ce regard océan et enjoué qui sauve la scène désastreuse à laquelle elle se confronte ; ses yeux qui la sondent avec un mélange d'amour et d'angoisse. Elle ressent sa nervosité jusqu'au bout des ongles, et elle saisit. Elle se trouve dans le même état que lui. Elle ne dit rien quand il s'approche d'eux, elle s'applique seulement à le détailler d'un œil curieux et insistant : ses mouvements, sa voix, sa manière de parler, les regards qu'il lance. Elle laisse les deux hommes échanger, s'étreindre les mains, retrouver la complicité réelle qui les rattache à l'un et à l'autre. Leurs taquineries ne provoquent aucun sourire contre sa bouche, et aucune expression amusée n'imprègne les traits de son visage. Il n'y a que cette nervosité qui reste coincée au creux de ses entrailles, au fond de ses prunelles. Elle profite qu'il s'intéresse à Ciaran pour le jauger en toute discrétion - ou presque. Mais lorsqu'il revient sur elle, posant ses yeux clairs dans les siens, elle a la sensation de défaillir, de s'empourprer. Elle détourne le regard, le dirigeant plutôt sur leurs doigts liés, après une initiative de cet homme inconnu. Il serre sa paume, frôle le bout de sa main. Shannen trouve son geste touchant, c'est une première approche comme une autre. Elle est simplement gênée à cause de la moiteur de ses doigts, qu'il a forcément sentie. Elle se pince les lèvres à cette idée. « Salut, Kenan. » Elle répond sous le même ton que lui, avec un sourire identique au sien. Elle est le reflet de ses réactions, s'applique dans les mêmes gestes, à défaut de savoir comment agir. Il manque de mots, elle le ressent, ne lui en veut pas. C'est comme ça. Comme elle néglige sa paternité en employant son prénom plutôt qu'un surnom pour le moment injustifié. Ils finissent par s’asseoir, entourant une table. Shannen porte un regard furtif sur ses menottes, mais elle n'a pas le temps de les détailler car il les dissimule promptement sous le meuble. Elle se demande pourquoi il est attaché comme un animal, une bête féroce : les gardiens craignent qu'il puisse lui sauter dessus, glissant ses mains bestiales et criminelles contre son cou fragile ? Elle aimerait lui poser la question, mais elle est suffisamment saine d'esprit pour comprendre que ce ne serait pas une bonne approche. Alors elle se tait, s'adonne plutôt à un sourire à la fois gêné et de pardon lorsqu'il s'excuse de tous ces désagréments qu'il lui inflige. Répondre "Pas grave" aurait été presque ironique, et "C'pas ta faute", encore plus. Shannen se retient ainsi d'exprimer des mots empreints de banalité, elle les enfouit au plus profond d'elle. Elle voudrait faire bonne impression, lui apporter fierté et satisfaction, alors elle se contente de se taire, un peu bêtement, parce qu'elle ne sait pas quoi ajouter. Il n'y a rien qui se glisse de sa bouche, tout semble bloqué au creux de ses tripes ; alors elle se morfond dans un mutisme pesant.

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MessageSujet: Re: j'ai tué mon père. (kenan & ciaran)   Lun 6 Fév - 15:41



❝j'ai tué mon père❞
Kenan, Ciaran & Shannen
Il a conscience que ces retrouvailles sont source de malaise pour son ami et l’adolescente. C’est un moment délicat dans leurs deux existences et qui va avoir une lourde incidence dans leur psychologie. Ciaran le sait d’autant plus qu’il a vécu une période similaire à ce qui est en train de se produire pour ces deux êtres auxquels il tient profondément. De ce fait, il s’efforce d’adopter une posture détachée, de les rassurer par des paroles frivoles et taquines. Il sait que cela ne suffira pas, mais cela pourra peut-être rendre le malaise moins palpable. Il retrouve son ami avec sincérité, s’efforce de mettre de côté que sa nouvelle liaison avec l’adolescente peut mettre leur relation en péril. « Je me suis dit que le papier glacé faisait vieux jeu, qu’il fallait que je change de registre. » Il lui rend son clin d’œil dans un rire, qui se veut léger et sincère. « Le rendu est plus chouette, non ? » Il indique, un sourire amusé sur ses lèvres avant de laisser Shannen et Kenan se découvrir. Il sent leur fébrilité, le malaise qui les habite et cette maladresse si caractéristique des premières rencontres. Pourtant, en vue du lien qui les lie, cela semble contre nature, mais cela lui semble si naturel en vue des circonstances. Ciaren se tient légèrement en retrait durant ces quelques secondes, minutes où leurs regards se sondent avec attention avant de prendre place autour de la table. La position de Kenan est complexe à gérer. Il n’envie pas sa position, n’envisage même pas le malaise qui doit l’habiter. Cela ne doit pas être glorifiant d’être montré comme un lion en cage à sa petite fille chérie, celle dont il l’a privé pour le bien-être de cette dernière. Seulement à quel prix ? Il sait les ravages que cela a eus sur Shannen, mais sait parfaitement que les deux parents voulaient le meilleur pour leur gamine. Mais pourquoi lui mentir en lui narrant des réalités erronées ? Les paroles prononcées par son ami le touche, car il entrevoit parfaitement sa position désavantageuse, mais également sa pudeur naturelle. « De rien, mon vieux. C’est normal et elle y tenait. » Il lui sourit doucement en venant poser sa main sur l’épaule de Shannen dans un geste tendre. Sa voix est bienveillante à leur intention alors qu’il leur sourit de façon complice. « D’ailleurs, je pense que je vais devoir vous faire une carte d’adhésion pour mon fan club officiel, car autant l’un que l’autre, vous êtes mes plus grands fans. » Il déclare en leur souriant. « D’ailleurs, j’ai écrit une nouvelle chanson dernièrement. Il me faudra te la faire écouter, Ken’. Shannen l’a déjà entendu, mais l’a trouvé pourrie. Je lui ai dit que c’était parce qu’elle n’y connaissait rien, hein ? » Et il donne un petit coup de coude dans l’épaule de l’adolescente qui ne dit mot, lève juste les yeux au ciel d’un air dépité. « Je dois avoir un style trop Has-been, mais je suis sûr qu’elle a dit ça, juste pour m’embêter. Elle tient ça de toi, mon vieux. Elle aime bien me charrier comme toi. Je suis même une asperge selon elle. » Et il continue sur sa lancée pour tenter de l’utiliser comme intermède pour briser la glace. Du moins, il essaye.    

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